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25 août 2010

J.-L. Chiss, James Archibald : Langue et Immigration

Jean-Louis Chiss (Paris III / Polart), James Archibald (Université McGill) dir., LA LANGUE ET L’INTEGRATION DES IMMIGRANTS. Sociolinguistique, politiques
linguistiques, didactiques, Paris, L'Harmattan, 2009.

Les relations entre les immigrations et la question des langues (et des cultures) sont des objets de débats - souvent de polémiques - au sein de la société civile, de l'univers politique et de la recherche en sciences humaines. D'un contexte à l'autre, au sein même de la « francophonie », existent des différences appréciables dans les politiques linguistiques, les conceptions philosophiques de l'identité linguistique et culturelle, les orientations éducatives et didactiques.
L'enseignement/apprentissage du français destiné aux adultes et aux jeunes, nouveaux arrivants ou « issus de l'immigration », suppose un examen de leur situation sociolinguistique et des aspects sociaux, politiques et éducatifs du contexte d'insertion. La complexité des pratiques langagières, en particulier les aspects liés au bilinguisme ou plurilinguisme et aux variations internes à la langue française, le poids des représentations des langues en présence (langues maternelles et langue d'accueil), les conflits à l'oeuvre dans les situations de « contact » de langues et de cultures, le rôle de la scolarisation en français sont autant de questions abordées ici frontalement. Cet ouvrage a été conçu à partir du colloque international « La langue et l'intégration des immigrants » qui s'est tenu à l'université Paris 3 Sorbonne Nouvelle et à l'Université Mc Gill de Montréal en novembre et décembre 2005.

James ARCHIBALD est directeur de l'Unité de formation en traduction à l'Université McGill et chercheur associé au Centre de recherche des Écoles de Coëtquidan St-Cyr.

Jean-Louis CHISS est professeur en sciences du langage et didactique du français à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle. Il dirige l'équipe de recherches DILTEC (Didactique des langues, des textes et des cultures).

SOMMAIRE
J. Archibald et J.L. Chiss : Introduction. Langue(s) et immigration(s)
J- Archibald: Mise en situation. La langue citoyenne. Droits et obligations linguistiques des migrants en France et au Canada

Première partie. Sociolinguistique
M. J. Berchoud : « Migrant », « immigrant » : questionnement sur nos mots
A. S. Calinon : Les cours de francisation : accès, résultats, réinvestissement
H. Adami : Le niveau de scolarisation des migrants : un facteur déterminant dans le processus d'intégration
J.P. Jeantheau : Situation linguistique en France et maîtrise du français
F.Mourlhon-Dallies et M. de Ferrari : La maîtrise du français: un facteur d'intégration en entreprise pour les migrants ?
M. Moldoveanu : De la dynamique entre l'offre de formation et les attentes des immigrants adultes en cours de francisation au Québec
A. Maravelaki et G.Painchaud : Compétences langagières, perceptions du marché du travail et
aspirations professionnelles des jeunes issus de l'immigration
A. Ousset-Krief : Entre rejet et intégration : le cas de l'immigration juive d'Europe orientale aux Etats-Unis, 1880-1910
K. Sefta : De la discrimination à l'intégration. Les Villon de banlieue

Deuxième partie. Politiques linguistiques
C. Candide: L'apprentissage du français : un enjeu pour l'accès aux droits
E. Lemaire : L'intégration des mineurs étrangers isolés en France : un défi
M. Kara : Les jeunes Franco Maghrébins et les risques d'une conception agonistique des contacts de langues
L. Le Ferrec : Le dispositif national d'apprentissage de la langue par les migrants : quelle place pour l'écrit ?
J.F. Thuot : La langue française et l'exercice d'une profession au Québec : un enjeu de protection du public
N. Dankova : De la peur de l'étranger - à l'intégration des immigrants diplômés au Canada

Troisième partie. Didactique
A. Vicher : Le français langue seconde dans l'enseignement apprentissage de la langue et de la culture du pays d'accueil aux migrants
S. Galligani : Apprendre le français comme condition d'intégration de l'étranger en France
M. Jacquet-Galiacy : Les situations d'enseignement/apprentissage du français langue seconde
et les freins aux manifestations des compétences civique et culturelle chez les adultes immigrants
N. Auger : « Va te faire intégrer ». Des freins à l'intégration : pratiques interactionnelles et
représentations dans le milieu scolaire
C. Peigné : Le parcours d'adolescents nouvellement arrivés dans la scolarisation française : l'accueil de l'Autre à l'école
A. Alba Papakonstantinou : Les pratiques pédagogiques des enseignants grecs et la gestion de l’intégration des élèves étrangers
R.Naqvi : Créer des liens en littératies multiples : nu moyen d’accélérer l’intégration des enfants immigrés
J.L. Chiss : Conclusion. La problématique de l’immigration dans le contexte linguistique, éducatif et culturel français.

11 septembre 2009

L'Ecole : pétition de la rentrée

je transmets :

PÉTITION ÉCOLE EN DANGER - http://www.ecoleendanger.org/

Tous concernés, Tous mobilisés
pour un service public d'éducation de qualité pour Tous.

Nous, parents d'élèves, salariés de l'éducation, étudiants ou individus soucieux d'un service public d'éducation de qualité pour tous, sommes conscients de la gravité des attaques portées contre l'école, de la maternelle à l'université, et contre ceux qui osent la défendre.

C'est pourquoi nous affirmons, par la présente, que nous soutenons les revendications portées par les collectifs Ecole en Danger mobilisés depuis de nombreux mois contre les réformes Darcos et Pécresse.

Nous demandons notamment :

La création des postes de titulaires et de remplaçants nécessaires à un fonctionnement de qualité du service public d'éducation et par conséquent l'arrêt des suppressions de postes (actuellement compensées par l'utilisation massive des heures supplémentaires et le recours aux personnels précaires non formés)
Une véritable formation initiale et continue des enseignants (cf IUFM) et la titularisation des personnels précaires après formation
Le maintien d'une école maternelle gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le désirent dès deux ans (cf Jardins d'éveil)
L'ouverture d'une concertation sur les nouveaux programmes
La prise en charge des enfants en difficulté par des personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires, avec des mesures pédagogiques adaptées et sur le temps scolaire (cf RASED)
Une véritable protection des données personnelles des élèves recueillies dans le cadre de la scolarité et par là, l'abandon des fichiers centralisés permettant des interconnexions avec d'autres bases administratives (cf BASE ELEVES)
Le maintien d'écoles en rapport de proximité avec les parents et de directeurs en lien avec la pédagogie et sans rapport hiérarchique avec les enseignants (cf EPEP)
La garantie de la liberté pédagogique des enseignants, le respect des droits syndicaux et du droit de grève (cf SMA)
La levée des diverses sanctions touchant les enseignants désobéisseurs ou les lycéens et étudiants mobilisés et, plus généralement, l'arrêt de la politique de surveillance et de répression contre tous ceux qui, portant ouvertement l'exigence d'une école de la réussite pour tous, refusent d'obéir à des demandes institutionnelles dégradant les conditions d'enseignement et d'apprentissage.

04 avril 2009

Appel de Strasbourg (II) : La démocratie est en danger

Nous, enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, personnels administratifs et techniques de l’Université de Strasbourg, étudiants et jeunes chercheurs, nous nous adressons à l’opinion publique, à notre représentation nationale, aux partis politiques, aux organisations syndicales, aux instances européennes et à l’ensemble des médias pour qu’ils entendent, soutiennent et relayent notre appel.


Trois mois après la publication de l’Appel de Strasbourg (http://appeldestrasbourg.unistra.fr), après huit semaines de grève et de multiples manifestations, nous observons que la mobilisation la plus importante, la plus unanime et la plus longue de ces quarante dernières années continue d’être ignorée par le gouvernement et demeure encore mal connue par l’opinion publique. Aussi nous tenons à afficher notre soutien aux médias et aux journalistes qui ont le courage de dénoncer les nombreuses violences policières dont notre mouvement est la victime ainsi que les mensonges du gouvernement qui conduisent aujourd’hui à une grave désinformation. Celle-ci tend à travestir la force de notre mobilisation, la clarté de nos revendications et la teneur réelle des réformes imposées. Malgré les affirmations péremptoires de Valérie Pécresse et Xavier Darcos, toute la population de notre pays doit savoir qu’à ce jour aucun dossier n’est réglé, malgré quelques concessions à la marge :

- la logique du décret réécrit sur le statut des enseignants-chercheurs reste celle du texte initial ( ce qui a été admis par Claude Guéant lui-même)
- M. Darcos essaye d’échanger un moratoire sur le contenu des concours contre une application immédiate de la réforme de la formation des enseignants
- aucune avancée n’a été obtenue dans le dossier du démantèlement des organismes publics de recherche, ni dans les autres dossiers portés par notre mouvement (contrat doctoral unique, individualisation de carrières des personnels administratifs et techniques, externalisation des tâches…)
- les gels de suppressions de postes pour 2010 et 2011 ne sont que des promesses qui n’impliquent ni retour sur les suppressions de 2009, ni réponse à notre demande d’un plan de création d’emplois statutaires scientifiques.

Le combat que les médias ont à mener et que certains d’entre eux ont entrepris est le même que le nôtre : la défense de liberté d’expression et de la libre circulation des idées contre un gouvernement qui pratique l’artifice, la manipulation et l’intimidation. Nous l’affirmons avec gravité : la démocratie est en danger. Usant de tous les moyens de pression et de répression à sa disposition, notre gouvernement se sert du dossier universitaire comme d’un laboratoire préparant l’extension d’une politique régressive dans tout le service public d’éducation, et au-delà, dans l’ensemble de la fonction publique et dans les associations qui assurent des missions d’intérêt public.

Aussi nous prenons à témoin toute la population de notre pays de ce que notre gouvernement ne sait répondre que par un grave déni de démocratie, par une irresponsable obstination à faire passer de mauvaises réformes quel qu’en soit le prix, et par un refus incompréhensible d’entendre notre colère légitime et notre force de proposition.



Avec tous ceux qui nous soutiennent depuis des mois dans notre combat, avec les parents d’élèves, les élèves et les étudiants, avec toute la communauté d’enseignement et de recherche, de la maternelle à l’Université, qui s’est mobilisée massivement le 19 mars et encore le 2 avril, nous demandons solennellement à notre représentation nationale et à tous nos élus de relayer enfin, dans toutes les instances et assemblées, notre double demande d’un retrait sans délais de toutes les réformes contestées et de l’ouverture du grand débat national que le monde de l’Enseignement et de la Recherche est en droit d’attendre. Nous formulons également une demande pressante aux organisations syndicales, et en particulier à leurs directions respectives, afin qu’elles s’abstiennent de brader nos revendications dans une mascarade de négociations qui aggravent l’illisibilité et l’inapplicabilité de réformes mal conçues dans la plus grande précipitation. Nous les appelons à soutenir explicitement les motions de la Coordination Nationale des Universités qui exigent depuis deux mois le retrait pur et simple des réformes incriminées.

Nous interpellons enfin la Commission Européenne ainsi que les parlementaires européens afin qu’ils se mettent à l’écoute des aspirations et des demandes de tous ces enseignants, chercheurs et étudiants européens qui n’acceptent plus aujourd’hui, ni le sacrifice des Humanités et des Sciences Humaines et Sociales sur l’autel de l’ « Economie de la connaissance », ni la dépendance accrue de la recherche scientifique aux seules lois de la rentabilité, du marché et de l’industrie. Nous nous adressons à tous les partis politiques et tous les candidats aux élections européennes pour qu’ils se saisissent des questions de l’enseignement et de la recherche et prennent clairement position sur les réformes en cours, sur la nocivité de la loi LRU et de ses conséquences en chaîne, et sur l’entreprise de destruction massive du service public engagée par le gouvernement français.

Le collectif des Appels de Strasbourg

Cet appel est proposé aux signatures collectives (coordinations, associations, collectifs, sociétés savantes, etc…). Un troisième Appel de Strasbourg est en cours de rédaction et paraîtra la semaine du 6 avril.
Contact pour envoi des signatures collectives : appel@alinda.u-strasbg.fr

07 décembre 2008

Appel des maîtres d'école primaire

contre la démolition de l'école publique.
La pétition demandant la démission de X. Darcos, lancée le 23 novembre, a recueilli à ce jour plus de 10.000 signatures.
Ici, un lien vers le texte de la pétition, la liste des signataires, et un document d'information (8 p.) sur le contexte et les ramifications.