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22 octobre 2013

Ce qui a fait signe & ce qui fait sens (Acta Fabula)

Je signale l'important dossier critique, "Ce qui a fait signe & ce qui fait sens", organisé par Acta Fabula autour des parutions récentes concernant Benveniste, Saussure, VolochinovJakubinskij :
http://www.fabula.org/revue/sommaire8133.php

Voici le contenu de ce dossier :

16 février 2011

France Culture : entretien sur "La Manière folle" de G. Dessons

Dans l'émission "Tire ta langue!" du 6 février, Antoine Perraud s'entretient avec Gérard Dessons à propos de son dernier livre, La Manière folle, essai sur la manie littéraire et artistique.

Il est possible d'écouter l'émission sur le site de France Culture :
http://www.franceculture.com/emission-tire-ta-langue-gerard-dessons-2011-02-06.html

03 août 2008

" Littérature-monde " - une recension

Blaise Wilfred-Portal publie, dans La Vie des idées, un compte rendu du volume Pour une littérature-monde (Michel Le Bris et Jean Rouaud, sous la direction de, NRF, 2007, 237 p.), intitulé "La littérature française dans la mondialisation". Argument :

La « littérature-monde » glorifiée par plusieurs dizaines d’auteurs de langue française récuse les émois minuscules que ressent et met en scène le microcosme parisien. Selon elle, au contraire, le roman doit être un « atlas du monde ». Mais, à certains égards, sa vision est aussi idéologique et nationale que celle qu’elle dénonce. Le manifeste pour la « littérature-monde » est-il un plaidoyer pour une littérature ouverte au vent du large ou une défense d’une néo-francophonie dirigée contre l’anglais ?

10 juin 2008

rencontres franco-américaines "linguistique et littérature"

RENCONTRES FRAN CO-AMÉRICAINES
« LINGUISTIQUE ET LITTÉRATURE »
18 ET 19 JUIN 2008 (14h00-18h30)
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE — SALLE DES RÉSISTANTS
Dans le cadre du programme « Linguistics and the Arts of Language », soutenu par la fondation
France-Berkeley, deux après-midi de débats sont proposées les 18 et 19 juin à l’École normale
supérieure (45 rue d’Ulm, Paris 5e, salle des Résistants). Il s’agira, autour d’interventions très
brèves, de mesurer la convergence ou l’écart des approches françaises et américaines dans
l’analyse linguistique des textes littéraires.
L’après-midi du 18 juin sera consacrée à des réflexions théoriques avec trois problématiques
principales : la comparaison entre les approches continentales et anglo-saxonnes dans l’analyse
linguistique de la littérature ; la place de la notion d’« énonciation » dans l’analyse des textes
littéraires (la notion, omniprésente en France, étant fort peu utilisée aux États-Unis) ; les champs
à ouvrir ou rouvrir (nous nous intéresserons, par exemple, au retour des problématiques
philologiques en stylistique, à la place des acquis cognitivistes, à l’état de la stylistique
comparée…).
L’après-midi du 19 juin sera plus précisément centrée sur les textes en vers, autour de trois axes
de réflexion : la situation des théories du vers en Europe et aux États-Unis ; les approches non
métriques des textes versifiés et leur articulation aux analyses métriques ; les objets à étudier ou à
reprendre (et, parmi eux, la question du transfert des modèles métriques ou celle de la métrique
comparée).
Chaque participant interviendra dans sa propre langue, y compris lors des débats, qui ont
vocation à rester libres et informels.
Ces rencontres sont ouvertes à tous. Les doctorants et futurs doctorants intéressés par l’analyse
linguistique des textes littéraires y sont particulièrement bienvenus.
Organisateurs :
A nn BANFIELD (UC, Berkeley) et Gilles PHILIPPE (Grenoble III / IUF / ITEM)
Comité scientifique :
Kristin HANSON (UC, Berkeley) Sylvie PATRON (Paris VII), Julien PIAT (Grenoble III), Thelma
S OWLEY (Paris VIII).
Contact :
gilles.philippe@ens.fr

RENCONTRES FRAN CO-AMÉRICAINES
« LINGUISTIQUE ET LITTÉRATURE »
18 ET 19 JUIN 2008 (14h00-18h30)
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE — SALLE DES RÉSISTANTS
18 juin — 14h00-18h30
Présidents : Jean-Michel Adam (Lausanne [sous réserve]) et Ann Banfield (UC,
Berkeley)
Ann BANFIELD (UC, Berkeley) : Paramètres et paradigmes. Quelques réflexions sur l’analyse linguistique de
la littérature en France et aux Etats-Unis
Robert KAWASHIMA (U. Florida, Gainesville) : Theory vs. Taxonomy in Linguistic Approaches to
Narrative
Claire BADIOU-MONFERRAN (Paris IV) : L’hypothèse non-communicationnelle du récit de fiction à l’épreuve
des textes d’Ancien régime
Zachary GORDON (UC, Berkeley), The Syntax of Integrated Direct Style
Dominique MAINGUENEAU (Paris XII / IUF) : Situer l’analyse du discours littéraire
Delphine DENIS (Paris IV) : Que faire de la philologie ?
Anne HERSCHBERG-PIERROT (Paris VIII, ITEM) : Stylistique, génétique et polyphonie
Sabine PÉTILLON (ITEM) : Processus scripturaires : questions de profils
Georges MOLINIÉ (Paris IV) : Quid de la beauté de la langue ?
19 juin — 14h00-18h30
Présidents : Kristin Hanson (UC, Berkeley) et Michel Murat (Paris IV / ENS)
Jean-Michel GOUVARD (Bordeaux III) : Questions de métrique générale
Kristin HANSON (UC, Berkeley) : Prosodic Universals in Metrical Borrowing
Jeremy ECKE (UC, Berkeley) : Miscellany and Macaronic Meters : Alliterative Appropriation of French
Poetic Form
Jacqueline GUÉRON (Paris III) : Grammaire et métrique
Sandrine BÉDOURET (Pau) : Du concept de nombre oratoire à celui de rythme
Olivier HALÉVY (Grenoble III) : Le vers comme forme symbolique ? L’exemple de la Renaissance française
Michel MURAT (Paris IV / ENS) : Y a-t-il une métrique du vers libre ?
Jean-Pierre BOBILLOT (Grenoble III) : De la poétique des vers à la médiopoétique. Pour une perspective
historique et matérialiste

21 octobre 2007

Parutions : la littérature dans le capitalisme tardif

Outre les traductions d'oeuvres théoriques anglaises et américaines majeures qui commencent à arriver en rangs serrés, mais aussi avec un retard d'appropriation frappant (Fredric Jameson, Homi Bhabha, Stanley Fish...), trois titres récents à noter :

  • Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, de Christian Salmon (auteur d'un article du Monde diplomatique dont j'avais parlé au premier séminaire Actualité critique). Paris, La Découverte, octobre 2007, 235p. Une enquête en effet "ébouriffante" (je cite), sur les noces néocapitalistes troubles du management des subjectivités avec la littérature, et ses Humanités. A rappocher des analyses de Jameson dans le tout récemment traduit, donc, Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif (trad. Florence Nevoltry, Paris, ENSBA, sept. 2007). A rapprocher aussi, si on en a le coeur, à l'usage disciplinaire de la référence à la littérature dans la "Lettre aux éducateurs", adressée par N. Sarkozy aux enseignants à la rentrée 2007 (téléchargeable).
  • Le Capitalisme cognitif. La nouvelle grande transformation, de Yann Moulier-Boutang (Editions Amsterdam, mai 2007). Pour suivre ce fil que Jameson nous mettait déjà dans les mains en 1984 (c'est la "logique culturelle" qu'il analyse dans le capitalisme post-industriel), et qui gagne ces temps-ci une visibilité, et une prégnance pour l'intelligence du présent et ses repères idéologiques, très élargies : par exemple avec le Rapport Lévy-Jouyet (Rapport de la Commission sur l'économie de l'immatériel, intitulé "L'économie de l'immatériel. La croissance de demain" - 2006) pour le côté droitier, mais aussi le traitement de la question de "l'immatériel" et son rapport au travail depuis des zones marxistes de la pensée, avec Multitude. Guerre et démocratie à l'âge de l'empire, Michael Hardt et Toni Negri, La découverte, 2004.
  • Lire, interpréter, actualiser. Pour quoi les études littéraires?, d'Yves Citton, à paraître le 26 octobre aux Editions Amsterdam. On imagine qu'il fera un pendant assez révélateur à la leçon inaugurale d'Antoine Compagnon au Collège de France : La Littérature, pour quoi faire? (Collège de France / Fayard, mai 2007. Dénomination de la chaire : "de Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie"). De quoi instruire la question par laquelle l'université et les disciplines sont tenues par les techniques bien rôdées de la mobilisation, la réforme, et l'urgence, à cette rentrée scientifique : la valeur sociale des études littéraires, et des sciences humaines plus largement (on ira même bientôt jusqu'à : les sciences, tout court, il semble).

18 février 2007

Sur le rapport de l'IG concernant les études littéraires et la pétition de Maulpoix

Le 15 janvier 2007, je reçois comme beaucoup le message suivant signé Jean-Michel Maulpoix :
"Vous pouvez également contribuer à le faire connaître en le relayant auprès de vos connaissances. Puisque nous sommes en période électorale, nous voudrions que des engagements soient pris en faveur des études littéraires. Bien à vous, JMM
Etudes littéraires : une mort annoncée ?
Dans un contexte alarmant pour la littérature, de crise de la librairie indépendante, de l’édition de création, à un moment où les oeuvres d’exigence peinent à trouver leurs lecteurs, un rapport de l’Inspection Générale constate que la filière Littéraire de l’enseignement secondaire est en voie d’extinction. Même si, de manière dominante, la Littérature y a été instrumentalisée pour privilégier l’enseignement du discours, c¹est néanmoins la seule filière de notre système scolaire où se transmet encore une culture littéraire ; où la philosophie est vraiment présente ; où sont dispensés les seuls enseignements spécifiques d’art : musique, arts plastiques, cinéma, théâtre, danse et histoire des arts. Aucun ministre de l’Education nationale ne s’est jusqu’ici avisé de requalifier cette filière. Fatalité, ou volonté délibérée de la laisser disparaître ? Dans l’état présent : quasi plus de littérature et civilisation en langues étrangères. Pas de traduction, réputée impure, ou alors en échantillon, en un temps où l’on se réclame de l’Europe à tous coins de rues ! Comment affronter le renouvellement générationnel et les exigences de l’intégration, initier aux circulations métissées du monde en restant étanche aux oeuvres de l’imagination et des idées venues d’ailleurs. En fossilisant programmes et pédagogie de la littérature face aux mutations des outils modernes. En laissant se dévaluer une formation intellectuelle et artistique, indispensable dans tous les champs de l’activité sociale. Est-il encore temps de crier au scandale devant l’impéritie ? D’affirmer que l’enfant, héritier légitime du patrimoine artistique et acteur vivant de sa propre culture se nourrit autant aux œuvres de l’art et de l’esprit qu¹aux sciences réputées exactes et aux savoir-faire techniques. Que la Littérature n¹est pas une « discipline » parmi d’autres. L’art littéraire est irréductible aux autres. Il est par essence l’espace critique où la langue travaille, en pensée et en imaginaire, où fermentent les réalités et les utopies, sans lesquelles aucune société n¹est viable. Face aux fanatismes, croyances irrationnelles et dérives idéologiques qui feront le lit des horreurs de demain, la transmission du capital intellectuel et artistique de la littérature est une affaire de vie ou de mort. La Maison des Ecrivains appelle la communauté des écrivains, les critiques littéraires, avec eux tout ce que notre société compte d’artistes, d’intellectuels, d’éducateurs et d’agents de la culture, de professionnels du Livre, éditeurs, libraires et bibliothécaires, et les responsables politiques à dénoncer le danger majeur de voir disparaître la littérature de notre enseignement. Si vous êtes sensible aux termes de cet appel, vous pouvez le signer en envoyant un mail à l'adresse suivante : COURRIER@MAISON-DES-ECRIVAINS.ASSO.fr "
À certains amis qui m’ont transmis l’appel, j’ai répondu en m’amusant un peu comme ceci :
"Je ne signerai pas cet appel que je reçois pour la dixième fois... car: Que fait "l'enfant" (sic) en terminale littéraire? A qui appartient la "Littérature" (resic)? Quel rapport entre le "renouvellement générationnel" et "l'intégration"? Qu'est-ce qu'une "société viable" (reresic)? Qu'est-ce que la "communauté des écrivains" (sic ad nauseam)? etc. Passons et ne diffusons pas ces cris d'orfraies des défenseurs de "la langue" qui "travaille"... et eux que font-ils? Ils adorent la "Littérature" et son "capital": ils en vivent! Les autres?... ne s'en laissent pas compter et vont chanter ou bien danser maintenant. Serge"
Et je découvre mais cela demandait seulement de lire que ce texte vient d’une réduction de celui d’Anne-Marie Garat (écrivain, vice-présidente de la Maison des écrivains) et alors on en décrypte un peu plus les tenants en ayant lu également le rapport de l’Inspection Générale (http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf). Ce texte pétitionnaire est maintenant signé par bon nombre d’écrivains, d’universitaires et d’enseignants. On voudrait d’abord dissocier, comme on dit, le fond de la forme, l’analyse et les propositions sérieuses concernant l’enseignement de la littérature dans nos institutions d’enseignement et le maintien/la suppression de la filière L dans le secondaire. Mais ce serait ne pas comprendre de quoi il s’agit… c’est ce que certains amis demandent : signe la pétition même si tu n’es pas d’accord avec tel ou tel argument… Bref, rejoins ta corporation (écrivain, enseignant…) et ne réfléchis pas ! Non, le fond et la forme participent ici d’un même problème : endémique dans nos institutions d’enseignement, dans nos politiques culturelles, dans nos habitudes corporatistes, dans notre « république des Lettres »… Le problème de la coupure du langage (dit parfois ordinaire) et de la littérature, du savant et du populaire, du pédagogique et du didactique (en entendant par là la dichotomie du comment et du quoi enseigner), de la production et de la réception, de la création et de l’animation, de l’artistique et du culturel… bref, autant de dichotomies toujours reproduites et savamment reconduites pour couvrir des positions, des pouvoirs et des prébendes qui se disputent pouvoirs et prébendes mais jamais contestent la schizophrénie qui règne pour le plus grand bénéfice des tenants du signe. Ainsi soit-il, parce que les uns comme les autres commencent par jurer leurs grands dieux : « la langue », « la littérature », « la culture », « la civilisation », « la tradition », etc. avec majuscules et autres essences d’un réalisme langagier qui ne cesse de détruire au cœur tout effort de tenir à hauteur d’historicité forte l’humanisme.
Car voilà, les uns comme les autres, se renvoient la balle pour mieux botter en touche et ignorer le poème, c’est-à-dire tout ce qui vient casser leur bel édifice côté cour ou côté jardin, briser le théologico-politique de leur politique du langage. A savoir l’ignorance absolue qu’ils veulent maintenir du nécessaire travail d’historicité des lectures quand ils proposent les uns, d’« enseigner le discours » (registres et genres), de « maîtriser la langue » (grammaire et vocabulaire, orthographe et conjugaison ou « étudier la langue outil »), pour les autres, de ne plus congédier « l’histoire littéraire, et avec elle l’esthétique, et l’histoire des idées » – je cite A.-M. Garat. Mais rhétorique et esthétique dans leurs versions forcément adaptées à l’époque, aux jeux du culturel et des pouvoirs, dans les postures traditionnelles ou modernes qui font les deux faces de la médaille signiste, s’accordent pour rendre sourds, empêcher les lectures et la lecture – la pluralité d’une part et, d’autre part, le fait que l’activité se connaisse comme telle – autrement que sous le sceau d’une herméneutique qui arrête les œuvres et les lectures au sens qu’il soit « commun » ou « savant », mis au régime du plaisir ou du travail. Garat reproduit d’ailleurs cette dernière dichotomie en demandant de (re)sanctuariser « la Littérature » comme on l’a demandé pour l’école – retirant du même coup paradoxalement tout enjeu démocratique à ces « concepts » :
"C’est que la Littérature ne rapporte pas, elle n’est pas « visible » ; elle n’est pas rentable. Pas rentable non plus à l’école utilitariste, qui signe sa désaffection, quand elle devrait être le premier sanctuaire de la valeur. Un lieu consacré, n’ayons pas peur des gros mots : un lieu où ce qu’il y a de sacré dans les valeurs de la civilisation s’engendre et se partage."
Cet extrait montre l'emprise du sentimentalisme (plus bas, le « couplet du pauvre », comme disait Baudelaire, est donné comme dans les discours ministériels avec l’invocation des « plus démunis ») qui s’accorde avec le signisme dans sa pire version théologico-politique : le sanctuaire des Belles-Lettres serait le lieu de « l’élaboration de la pensée critique » alors même qu’il est le moyen depuis longtemps de sa perversion, de sa destruction même (voyez l'itinéraire du Professeur au Collège de France chargé de la théorie littéraire, Antoine Compagnon pour ne pas le nommer) puisqu’il est le lieu par excellence des académismes, des instrumentalismes de tous poils et en premier lieu de celui qui ne cesse de rappeler le super-sujet de l’impossibilité de toute pensée critique : « la langue » qui « travaille » dans cet « espace critique » que serait « l’art littéraire, irréductible aux autres »… Mais il n’y a pas de « sanctuaire » de la critique pas plus que d’art irréductible ; il y a seulement ce que font les œuvres quand il y a lecture/écriture, quand il y a un dire qui dépasse un dit, un faire qui emporte un « bien fait » voire un « mal fait » ou un « fait » tout court même littéraire, c’est-à-dire une activité qui répond d’une activité, une lecture d’une œuvre, une relation beaucoup plus qu’une transmission. Il y a à relire « la relation critique » de Starobinski qui engageait toute lecture dans une historicisation, dans un parcours même si la réécriture de ce dernier en a fait dorénavant une transmission noyée dans l’historicisme - je renvoie à "L'Amour en fragments, Poétique de la relation critique". Aussi faut-il adjoindre à cette relation critique qui engage aussi bien une pédagogie qu’un corpus, une extension de l’activité du lire qu’une extension du corpus… faut-il adjoindre à cette relation critique dans une interaction forte une pensée du langage ou, pour reprendre les termes d’Henri Meschonnic, une théorie du langage au principe d’une historicisation des humanités, des textes littéraires, de leurs lectures…
"Que faire ? Déjà au moins transformer l’enseignement des humanités pour travailler à transformer l’humanité. C’est-à-dire enseigner la théorie du langage avec ses effets sur l’éthique, sur le politique, sur la politique. Vaste programme, sans illusions. Mais c’est comme le monde : il n’y en a pas d’autre."
C’est la clausule d’une conférence prononcée par Henri Meschonnic à Toulouse le 8 mars 2004 (disponible auprès de la médiathèque de la même ville). Je la reprends à mon compte et renvoie au travail qui apparaît un peu dans la revue "Le Français aujoud'hui" (voir par exemple les numéros sur "l'attention au texte" et sur "la voix: oralité de l'écriture", dans un prochain numéro à paraître en début 2008 sur la critique)... et ailleurs.

PS: je sais que ces réflexions sont totalement insuffisantes (mon analyse du rapport de l'IG est en l'état de notes qui montrent qu'au fond pétitionnaires et IG sont sur les mêmes conceptions fondamentales même si l'IG est de gauche au sein d'un ministère de droite quand les autres souvent de gauche sont franchement conservateurs de droite). Donc insuffisant mais... je préfère cela à un message anonyme (voir le commentaire qui m'est adressé après la pétition et ma rapide prise de position dans ce blog) et j'espère que la discussion est ouverte.