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13 octobre 2010

Hémisphère gauche - les nouvelles pensées critiques

Comme pendant à "La Pensée anti-68" de Serge Audier, l'ouvrage de Razmig Keucheyan, Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques, Editions Zones, avril 2010, 324 p.

Présentation de l'éditeur :
On assiste depuis la seconde moitié des années 1990 au retour de la critique sociale et politique. La bataille des idées fait rage, développée dans des directions multiples et foisonnantes par des auteurs aussi divers que Toni Negri, Slavoj Zizek, Alain Badiou, Edward Said, Jacques Rancière, Homi Bhabha, Judith Butler, Giorgio Agamben, Frederic Jameson, Gayatri Spivak, Axel Honneth, Étienne Balibar, Miguel Benasayag, Daniel Bensaïd ou Paolo Virno, la pensée radicale est de retour.
Quelles sont ces théories qui accompagnent l’émergence des nouvelles luttes sociales ? En quoi se distinguent-elles de celles qui caractérisaient l’ancien mouvement ouvrier : le marxisme, l’anarchisme, le keynésianisme, le tiers-mondisme et le libéralisme de gauche, par exemple ? Quels sont leurs courants, leurs tendances, leurs innovations ? Hémisphère gauche rend compte avec pédagogie de la grande diversité de ces nouvelles théories critiques : marxisme et post-marxisme, théorie post-coloniale, cultural studies, théorie de la reconnaissance, théorie queer, post-structuralisme, théorie de l’anti-pouvoir, néo-spinozisme, etc. Il montre également l’unité qui sous-tend ces différents courants de pensée, qui résulte de ce qu’ils sont tous le produit des défaites subies par les mouvements de contestation des années 1960 et 1970. Cet ouvrage fournit une introduction synthétique et pédagogique aux nouvelles théories critiques contemporaines, dans une perspective internationale. Il se veut un « mode d’emploi » facilitant l’accès à ces théories aussi une invitation à la découverte et à la lecture.

27 septembre 2010

Actualité politique

Un compte rendu circonstancié de la visite récente de V. Précresse à l'Université de Strasbourg, un texte de Pascal Maillard sur Mediapart : http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/160910/madame-pecresse-nous-sommes-en-colere.

Un autre texte de Pascal Maillard : "Invention sécuritaire et violence pure..."? :
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/260810/invention-securitaire-et-violence-pure-appel-un

10 novembre 2009

DE LA CRITIQUE - SOCIOLOGIE ET CRITIQUE

A noter, la parution de Luc Boltanski , De la critique. Précis de sociologie de l'émancipation,
Paris, Gallimard, "NRF/Essais", 2009, 312 pages.

14 octobre 2009

Séminaire "La pensée critique d'Henri Meschonnic"

Le séminaire de Gérard Dessons sur "La pensée critique d'Henri Meschonnic" a lieu chaque mercredi du premier semestre, de 15h à 18 h à l'université Paris 8 (bât. B, 3e étage). Première séance: mercredi 14 octobre 2009.

Ce séminaire, qui s'inscrit dans le cadre d'un séminaire annuel "Poétique et politique", est conçu en continuité avec le séminaire "Situation de la théorie littéraire - 2010" proposé par Claire Joubert au second semestre (Paris 8, mercredi 15h-18h)

Henri Meschonnic laisse une oeuvre considérable, tant par son volume que par sa portée théorique. Cette oeuvre, élaborée au cours d'une quarantaine d'années, s'est construite sur le principe d'une réflexion conjointe sur le langage, le sujet et la société; la littérature (le "poème" dans la terminologie d'Henri Meschonnic) constituant la pierre de touche de cette théorie d'ensemble.
L'objet de ce séminaire consiste à dégager les enjeux actuels de ce travail, dont l'objectif est une anthropologie historique du langage appuyée sur un renouvellement épistémologique de la notion de rhythme (Critique du rythme, Verdier-poche, 1982) et une théorie de l'historicité. Cette recherche est, en outre, indissociable d'une réflexion sur la traduction, qui n'est pas une prothèse palliant la multiplicité des langues, mais une activité impliquée par la pluralité linguistique (Ethique et politique du traduire, Verdier, 2007).
Le travail du séminaire, qui implique une mise en situation et une clarificationn du système théorique de cette oeuvre, propose une relecture critique d'extraits de textes majeurs.

07 mars 2009

Appel à mobilisation du Lavoir Moderne Parisien

Je transmets l'appel du LAVOIR MODERNE PARISIEN, lieu qui a permis à des poètes encore peu lus et entendus de trouver un public, comme Valère Novarina dans les années quatre-vingt.
.
Mobilisation permanente / Signez l'appel / adhérez participez à l' Assemblée générale le 31 mars /
LIQUIDATION : LAVOIR MODERNE PARISIEN JETTE L’EPONGE Face à l’augmentation des charges, la baisse des subventions et la concurrence des nouveaux équipements culturels de la Ville de Paris, le lavoir moderne parisien est en passe de liquidation. Chers amis, Chers créateurs, Chers Collègues, Chers adhérents, Chers partenaires, Chers spectateurs, Si je m’adresse à vous en urgence c’est que ici doit se produire un acte fort de solidarité, pour sauver le lavoir moderne parisien. Avec une dette de 48 000 euro, l’association qui gère le Lavoir Moderne Parisien depuis 1985, risque la mise en liquidation par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Toutes les propositions de règlements amiables ont été refusées, malgré les promesses de subventions de la Mairie de Paris, de l’Etat et de la Région Ile de France pour un montant global de 120 000 euro. Depuis maintenant 24 ans, notre association ne cesse de soutenir les jeunes auteurs et de développer des espaces de diffusion à la Goutte d'Or, et des partenariats internationaux autour d'un projet culturel à long terme. Ainsi le lavoir a forgé un savoir-faire unique en assumant ses responsabilités sociales, culturelles et esthétiques, avec force de conviction et indépendance. Ce dont on a sans doute le plus besoin aujourd’hui , dans un contexte politique où la culture doit interroger nos valeurs et où la création doit proposer des réponses à chacun de nous; le lavoir c’est de l’utopie en mouvement, c’est du sens en actes. Le lavoir moderne parisien a restauré l’image d’un secteur sensible par la culture et de développer une expérience de référence pour toutes les nouvelles structures désirant s’implanter dans les quartiers populaires et multi-culturels. Vous êtes actuellement plus de 1000 adhérents à l’association, 7000 abonnés à notre programme et prés de 1500 artistes à jouer pour plus de 100000 visiteurs chaque année. Le concept de crise mis en valeur aujourd’hui rend l’administration tendue et intolérante ; malgré la fidélité de nos partenaires institutionnels que sont la Mairie de Paris, la Région Ile de France et le Ministère de la Culture qui ont réitéré leur soutien, et notre plan de remboursement équilibré, nous avons été mis en sommation de régler immédiatement nos dettes, dans un délai incompatible avec notre fonctionnement économique. En 10 ans, le montant des subventions de fonctionnement est resté le même, alors que nos charges ont augmenté de 45%, et que nos tarifs de billetterie ont baissé face à la concurrence institutionnelle. Le procureur du tribunal de grande instance de Paris à demandé la liquidation de l’association et mis en délibéré jusqu’au 5 mars. Au nom de toute l'équipe du lavoir moderne parisien, j’appelle à la solidarité populaire afin de défendre un lieu de culture symbole de notre démocratie culturelle.
Hervé Breuil, Directeur.
Pour toute information complémentaire, contactez nous au 01 42 52 42 63
lmp@rueleon.net

29 octobre 2008

...et encore Compagnon

Pour suivre le paradigme de l'autorité dans l'oeuvre de Compagnon, cette direction de colloque, le premier organisé par le Collégien de France dans son institution : "De l'autorité, Colloque annuel du Collège de France, sous la direction d'Antoine Compagnon", Odile Jacob, octobre 2008.
En voici la quatrième, assurément rédigée par le Maître, "partout et nulle part" étant l'un de ses tics et toute une part de sa pensée :
"De l'Antiquité au monde contemporain, dans toutes les cultures,
l'autorité, c'est-à-dire la souveraineté, le sacré, le livre, le dogme, a
fondé l'ordre social. Elle est donc partout et nulle part.
Le droit, la philosophie, la religion, la science politique, l'économie,
la sociologie, sans omettre les sciences exactes: tous nos savoirs
sont ici interrogés par les meilleurs spécialistes.
Sont ainsi traitées des questions aussi diverses que l'autorité de la
Constitution, ce qu'est une « haute autorité indépendante »,
ce qu'était l'autorité du roi en Mésopotamie, le rôle de la tradition
et l'origine du canon biblique, le statut de l'autorité dans les
sciences, en médecine ou dans le domaine des climats par exemple,
mais aussi la notion d'autorité morale, le « poids de l'autorité » dans
la croyance, etc.
Historien de la littérature, héritier et critique du structuraIisme,
Antoine Compagnon est professeur au Collège de France.
Il a notamment publié La Seconde Main, Nous, Michel de Montaigne,
La Troisième République des lettres, Le Démon de la théorie,
Les Antimodernes.
Contributions de C. Audard, J. Bouveresse, É. Brezin,
J. Bricmont, G. Canivet, J.-M. Durand, R. Guesnerie, D. Jérôme,
H. Laurens, X. Le Pichon, P Mazeaud, J. Ménard, T. Rômer,
L. Schweitzer, B. Saint-Sernin, C. Severi, M. Zink."

Intéressant qu'il se définisse maintenant comme "Historien de la littérature"...
A méditer aussi "héritier et critique du structuralisme".

15 septembre 2008

Colloque P8 : La parole politique des artistes

Le colloque "La parole politique des artistes", organisé par Violaine Roussel et Christine Cadot (sciences politiques, Paris 8) se tiendra le jeudi 25 septembre prochain à la MSH Paris Nord. Pour plus d'information : http://www.univ-paris8.fr/scpo/labtop/art/.

Programme :

Matinée : 9h00 – 12h30 : La parole et le geste artistiques, enjeux de politiques
Accueil et ouverture : Christine CADOT et Violaine ROUSSEL, Université Paris VIII

Session 1 : 9h30 – 11h : La parole artistique aux prises avec ses usages politiques

• Laure BLEVIS, Université Paris X et Claire ZALC, CNRS
« Ce que l'art fait au discours scientifique. Retour sur une expérience de commissariat d'exposition au sein de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration »
• Sarah GENSBURGER, Institut des sciences sociales du politique
« Les artistes dans les ‘politiques de la mémoire’ : un engagement contesté »
• Vikki BELL, Goldsmiths College, University of London
« Aesthetics, Law and the Nomos: Artworks in Transitional Argentina »

Session 2 : 11h15-12h30 : Paroles d’artistes en contexte d’instabilité politique

• Anemona CONSTANTIN, Université Paris X
« Le ‘fascisme’ dépolitisé ou la radicalisation à l’extrême droite des jeunes écrivains roumains des années 30 »
Discussion : Laure DE VERDALLE, CNRS

Après-midi : 14h00-19h : Mobilisations d’artistes en politique

Session 3 : 14h00 – 16h10 : Parler pour les « sans-voix »

• Jean-Gabriel CONTAMIN, Université Lille II
« La parole politique des artistes : entre légitimité et illégitimation : L’exemple de la pétition des cinéastes contre le projet de loi Debré –février 1997 »
• Sandra TRIGANO, Université de Saint Etienne
« La mise en scène du corps ouvrier comme geste politique »
• Sophie BARREAU, Université Paris III
« Les usages politiques de l’art cinématographique documentaire : le film comme outil de changement social »
Discussion : Bleuwenn LECHAUX, Université de Rennes I

Session 4 :16h20 – 18h30 : La politique dans les formes artistiques : éclairages américains

• Michael KAMMEN, Cornell University
« The Changing Political Agendas and Perspectives of American Artists, 1812-1972 »
• Jean-Pierre ESQUENAZI, Université de Lyon III
« Enjeux politiques et sociaux dans la série américaine Law and Order : entre logiques commerciales et engagement désintéressé »
• François BRUNET, Université Paris VII
« Photographie et écologie aux Etats-Unis: le discours au secours des images ? »

Discussion : Bruno PEQUIGNOT, Université Paris III
Conclusion : Philippe BOUQUILLION, Université Paris VIII

Accès au colloque :
MSH Paris Nord, 4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint Denis
Salle des colloques, 2e étage
S’y rendre : RER ligne B, Station : La Plaine - Stade de France ; Bus 153.
Depuis le RER : sortie avenue du Président Wilson. Traversez le square des Droits de l'enfant, tournez à gauche, et tout de suite à droite, passage Boisé. Continuez toujours tout droit. Après le passage sous un immeuble, prenez la rue sur votre droite, rue des Blés, puis au bout à gauche, rue de la Croix Faron.
Au n°4 : sonnez à l’interphone « MSH Paris Nord » et suivez l'accès fléché (via le patio du premier étage) pour accéder à nos locaux.
http://www.mshparisnord.org/acces.htm

21 février 2008

Débat "Refaire la gauche" - Sorbonne, 19 mars

Débat «Refaire la gauche»: Didier Eribon, Judith Butler et Achille Mbembe à la Sorbonne
Le 19/03/2008 à 20h00
Lieu : Université Panthéon-Sorbonne - 17 rue de la Sorbonne - 75005 Paris

Quarante ans après Mai 68, trois figures majeures de la gauche intellectuelle contemporaine, Didier Eribon, Judith Butler et Achille Mbembe, s’interrogeront sur l’actualité d’une nouvelle pensée de gauche. Comment «refaire la gauche», à l’heure où celle-ci affronte à une révolution conservatrice, déclinante aux États-Unis mais désormais installée en France, et s’ouvre à des questions inédites, aptes à la renouveler : question des minorités, du post-colonialisme, des nouvelles identités sociales et politiques?
Les interventions de Didier Eribon (auteur de «Réflexions sur la question gay» et «D’une révolution conservatrice»), Judith Butler (professeure à Berkeley, auteur de «Trouble dans le genre»), et Achille Mbembe (professeur à Johannesburg, auteur de «De la postcolonie»), seront suivies d’un débat avec le public. Soirée présidée et animée par Frédérique Matonti, directrice du département de Science politique de l'université de Paris I.
Amphithéâtre Descartes. Entrée: 17, rue de la Sorbonne, Cour d’honneur.

14 février 2008

Théâtre, actualité, politique

Dans Le Monde, daté du 14 février 2008 :

La pièce La Mort de Margaret Thatcher provoque une polémique à Londres
Le jeune auteur Tom Green imagine l'impact créé parla disparition de la Dame de fer.

Où étiez-vous le jour de la mort de Kennedy ou de la princesse Diana ? Tout le monde est capable à répondre à cette question. Le jeune dramaturge britannique Tom Green est persuadé que le décès deMargaret Thatcher, légendaire premier ministre de 1979 à 1990, provoquera des émotions de cette nature. C'est le thème de sa dernière pièce, La Mort de Margaret Thatcher (The Death of Margaret Thatcher) à l'affiche du Courtyard Theatre, une salle off nichée dans le quartier branché de Hoxton, dans le nord de Londres.

UN CERCUEIL DE BOIS CLAIR
" J'ai 37 ans. Je suis définitivement un enfant de la génération Thatcher. Si vous n'étiez pas l'un de ses admirateurs, elle était un monstre, même si ce n'est plus le cas de nos jours. La force des convictions à son égard est partie intégrante de son statut d'icône" : Tom Green ne comprend pas la formidable polémique déclenchée par son spectacle. Les milieux conservateurs ne décolèrent pas contre cette satire de leur idole. " Une oeuvre dégueulasse crachant sur la tombe de Mme Thatcher ", s'est écrié le Daily Mail, croisé du thatchérisme pur et dur. Sur le ton ironique, l'ancien ministre de Mme Thatcher, Lord Tebbit, estime que " la pièce aurait dû s'appeler Mme Thatcher est bien vivante en imaginant son retour au 10 Downing Street ".

Quant à la presse de gauche, elle dénonce la légèreté du script, jugé trop respectueux envers son sujet par rapport aux récentes pièces au vitriol deDavid Hare et de Nicolas Hytner sur la politique de Tony Blair en Irak. Toute l'action s'articule autour d'un cercueil de bois clair, recouvert de la robe bleu foncé de l'ordre de la Jarretière, dans lequel repose la Damede fer.
L'impact de son décès sur le pays est analysé via les réactions contrastées des quatre principaux personnages : une présentatrice télé qui voit dans cette disparition la chance de sa vie, un cadre en thérapie, un croque-mort d'extrême droite, et un ex-mineur qui marche depuis Sheffield sur Londres pour venir protester devant sa sépulture. Confronté aux divisions de l'opinion, le gouvernement est contraint de lui refuser des obsèques nationales.

Aujourd'hui âgée de 82 ans, malade, " Mrs T. " s'est totalement retirée de la vie politique. Dix-huit ans après avoir été chassée du pouvoir par ses propres ministres, elle connaît une deuxième vie, comme l'atteste le récent hommage du travailliste Gordon Brown à son action volontariste.

CRUEL CERBÈRE
Les artistes britanniques, en revanche, n'ont jamais débordé d'affection pour " Maggie ". En 1980, la pièce A Short, Sharp, Shock, de Howard Brentonet Tony Howard, avait déjà défrayé la chronique en présentant tour à tour la première femme à la tête d'un gouvernement britannique comme une mégère, une femme de ménage, un sergent-chef et un cruel cerbère. En 1988, le chanteur Morrissey, dans Margaret on the Guillotine, hurlait sa haine : " Quand allez-vous enfin mourir ? "
Ces provocations avaient laissé Mme Thatcher de marbre. Le théâtre, comme tous les arts d'ailleurs, l'ennuyait profondément.

Marc Roche

Revue à connaître : Mots. Les langages du politique

Je copie ici quelques repères concernant la revue électronique Mots. Les langages du politique : l'identité de la revue telle qu'elle apparaît dans la page de présentation du site, ainsi que la liste des derniers numéros parus.

Présentation
La revue Mots. Les langages du politique s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire, à la croisée des Sciences du langage, des Sciences du politique et des Sciences de l’information et de la communication.
Mots. Les langages du politique publie des dossiers thématiques, des articles en rubriques « Varia », « Méthodologie » ou « Mots en politique », des notes de recherche, des comptes-rendus de lecture, une bibliographie des publications sur les langages du politique.
Les articles sont publiés en français et sont accompagnés de résumés avec mots clés en français, anglais et espagnol.
La revue est publiée avec le concours du CNRS, du CNL et de la Région Rhône-Alpes, et avec l’appui scientifique des UMR ICAR et Triangle, de l’EA CEDITEC et de la Société d’étude des langages du politique (SELP).
La revue Mots. Les langages du politique encourage l’usage des rectification de l’orthographe proposées par le Conseil supérieur de la langue française et approuvées par l’Académie (Journal officiel, n° 100, 6 décembre 1990).

Numéros récents
n° 85 – novembre 2007 Violence et démocratie en Amérique latine. Texte intégral en ligne en novembre 2009
n° 84 – juillet 2007 Politiquement sportif. Texte intégral en ligne en juillet 2009
n° 83 – mars 2007 Dire la démocratie aujourd’hui. Texte intégral en ligne en mars 2009
n° 82 – novembre 2006 L’emprunt et sa glose. Texte intégral en ligne en novembre 2008
n° 81 – juillet 2006 Suisse, laboratoire politique européen ? Texte intégral en ligne en juillet 2008
n° 80 – mars 2006 La politique mise au net. Texte intégral en ligne en mars 2008
n° 79 – novembre 2005 Discours de violence au nom de la foi. Texte intégral en ligne en février 2008
n° 78 – juillet 2005 Usages politiques du genre. Texte intégral en ligne depuis janvier 2008
n° 77 – mars 2005 Proximité. Texte intégral en ligne depuis janvier 2007

06 février 2008

Conférences de Judith Butler à Paris

Judith Butler sera à Paris en février et mars, professeure invitée à l'EHESS et ENS. Un cycle de 6 conférences est prévu.

Par ailleurs, (je transmets :) "A l'invitation d'un groupe d'étudiants de Paris VIII qui s'est créé lors de la mobilisation contre la contre-réforme Pécresse, Judith Butler viendra àParis VIII, Saint-Denis, M° Saint-Denis Université (terminus, ligne 13), le mercredi 20 février à 11 h, Amphithéâtre X.

Conférences à l'EHESS/ENS :

*le mardi, 12 février - 18 mars, de 14h à 16h, Grande salle, Ecole normale supérieure**48 bd Jourdan, Paris 14^e (près du Métro Porte d’Orléans, RER Cité Universitaire)*_ __Contact :_ _Eric.Fassin@ens.fr_ <mailto:Eric.Fassin@ens.fr>
/Politics Beyond Identity: //Sexuality, Secularism, and the subject of social Movements/*La politique au-delà de l’identité : **Sexualité, sécularisation et le sujet des mouvements sociaux**/NB :/*/ conférences et discussions se tiendront en français et en anglais, avec une aide pour la traduction de l’anglais au français par Joëlle Marelli./
*Mardi 12 février : **« Le sujet au-delà du multiculturalisme : questions de normativité »*/ (« The Subject Beyond Multiculturalism: Questions of Normativity »)/
*Mardi 19 février :**« Abou Ghraib, la torture et la politique sexuelle »*/(« Abu Ghraib, Torture, and Sexual Politics »)/*
Mardi 26 février :**« Minorités religieuses / Minorités sexuelles »*/(« Religious Minorities/Sexual Minorities »)/ _Invité :_ Marc de Leeuw (Université d’Utrecht) – /NB : in English/
*Mardi 4 mars :**« Une altérité constitutive : la politique juive au-delà de l’identité »*/(« Constitutive Alterity: Jewish Politics Beyond Identity »)/_Invitée :_ Jacqueline Rose (Université de Londres) – /NB : en français/ *Mardi 11 mars :**« Vulnérabilité, survivabilité : la politique affective de la guerre »*/ (« Vulnerability, Survivability: The Affective Politics of War »)// /
*Mardi 18 mars :**« La politique post-identitaire et la question de la sécularisation »*/(« Post-Identitarian Politics and the Question of Secularism »)/_Table ronde :_ avec Eric Fassin (ENS) et Nacira Guénif-Souilamas (Paris-XIII)Judith Butler, philosophe, est professeure dans le département de Rhétorique et de Littérature comparée à Berkeley, Université de Californie. Depuis la parution en 1990 de /Gender Trouble/ (en français, en 2005 aux éditions La Découverte, traduction de Cynthia Kraus : /Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité/), son œuvre est lue et utilisée dans le monde entier. En français, nombre d’ouvrages sont aujourd’hui disponibles, en particulier /Défaire le genre/ (Amsterdam, 2007), /Le récit de soi/ (PUF, 2007), /Humain, inhumain /(Amsterdam, 2005), /Le pouvoir des mots/ (Amsterdam, 2004), /Antigone. La parenté entre vie et mort /(Epel, 2003), /Marché au sexe/ (Epel, 2002). Elle travaille actuellement à des essais sur la philosophie juive, à partir des critiques pré-sionistes de la violence d’état. Elle continue d’écrire sur la théorie littéraire et culturelle, la philosophie, la psychanalyse, le féminisme et la politique sexuelle.Voir une bibliographie: _http://sun3.lib.uci.edu/indiv/scctr/Wellek/butler/_ <http://rhetoric.berkeley.edu/faculty_bios/http:/sun3.lib.uci.edu/indiv/scctr/Wellek/butler/>

20 novembre 2007

Universités, le grand soir

http://www.lautrecampagne.org/ pour regarder le film.

"Un film (68’) proposé par L'Autre campagne et Sauvons la recherche ParisRéalisé par Thomas Lacoste
Régulièrement les gouvernements de droite comme de gauche rêvent de prendre le contrôle sur l’Université et de transformer la Recherche en un vaste bureau d’études. Cette fois l’attaque est particulièrement brutale. Profitant de la crise profonde qui frappe des établissements universitaires dépourvus de moyens et confrontés à un afflux sans précédent d’étudiants, le gouvernement souhaite instaurer un système inégalitaire, localiste, autocratique, de plus en plus dépendant de la commande publique et privée.Dans ce film cinessai, chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent démonter les pièges d'une réforme rétrograde et rappeler quelles sont les conditions de production et de transmission d'un savoir universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme réellement progressiste de l'Université.

Avec par ordre d’apparition :- Christian de Montlibert, sociologue, professeur émérite à l’Université Marc Bloch de Strasbourg (CRESS), directeur de publication de la revue Regards sociologiques et président de l’Association des amis d’Abdelmalek Sayad. Auteur de Savoir à vendre : l’enseignement supérieur et la recherche en danger (Raisons d’agir, 2005);- Anaïs de Courson, comédienne;- Christophe Charle, historien, professeur à l'Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et à l'Institut d'étude politiques de Paris, membre de l'Institut universitaire de France, directeur de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC-CNRS-ENS) et président l'Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche (ARESER);- Jacqueline Heinen, sociologue, professeure à l'Université de Versailles, présidente du Conseil d'administration de la CP-CNU (Conférence permanente du Conseil national des universités), membre du laboratoire Printemps (CNRS) et co-directrice de la revue Cahiers du Genre;- Eric Herbert, physicien, post-doc au Laboratoire ondes et acoustiques (LOA-ESPCI) à l'Université Denis Diderot - Paris VII;- Sophie Pochic, sociologue, chargée de recherche au CNRS, Centre Maurice Halbwachs (EHESS-ENS) et membre du Conseil d'administration de Sauvons la recherche Paris;- Daniel Steinmetz, chimiste, ingénieur de recherche au Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse, élu au Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS-CGT) et au Conseil d'administration du CNRS;- Bernard Convert, sociologue, chargé de recherche au CNRS au Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE) à l'Université de Lille I. Auteur de Les impasses de la démocratisation scolaire : Sur une prétendue crise des vocations scientifiques (Raisons d’agir, 2006);- Hélène Combes, politiste, chargée de recherche au CNRS (CRPS) à l'Université Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre Sauvons la recherche Paris;- René Bagorski, conseiller confédéral CGT chargé des activités de la formation initiale et continue;- Frédéric Neyrat, sociologue, maître de conférences à l'Université de Limoge (GRESOC) et membre de l'ARESER. Co-auteur de Universitas Calamitatum, Le livre noir des réformes universitaires (Editions du Croquant, 2003) et Pour l’éducation permanente (Syllepse, 2005)." Nous vous invitons à faire connaître et circuler le film "Universités, le grand soir". Il peut être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire : Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) paiement en ligne http://www.lautrecampagne.org/ ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris. "

05 octobre 2007

Parutions Polart

Parution de deux ouvrages de membres de Polart à cet automne :

  • L'Exil et l'utopie. Politiques de Verlaine, d'Arnaud Bernadet. Collection Le XIXe siècle en représentations, ISBN 978-2-86272-460-7 / 160 x 240 / 256 p. / 18 euros. La sortie en librairie est prévue le 10 octobre 2007. Ouvrage présenté sur le site des Presses, à la rubrique "Nouveautés"
  • Pascal Michon, Les Rythmes du politique. Démocratie et capitalisme mondialisé, Paris, Les Prairies ordinaires, 2007.

28 septembre 2007

Les droites au pouvoir : politique et culture

Je voudrais signaler la parution du n° d'octobre-novembre de Manière de voir, le bimestriel thématique du Monde diplomatique, numéo intitulé : Les droites au pouvoir.
L'intérêt particulier est dans la conception éditoriale : un pan d'analyse politique pour commencer (nation, démocratie, capitalisme, égalité, (néo-)conservatisme, etc.), puis un pan sur les techniques de la "réforme" (j'apprécie ce coup d'éclairage, ce choix d'un point de vue, qui me paraît particulièrement pertinent dans l'actualité française, et depuis l'expérience quotidienne à l'université à cette rentrée), mais surtout enfin une section intitulée "La culture à la rescousse" - médias, télé, recherche et expertise, patrimoine. Je n'ai pas encore lu les textes, mais l'approche m'intéresse : oui, les droites, et leurs politiques de la culture. La culture - une conception de la culture -, comme outil de droitisation. (voir aussi, pour illustration, l'ensemble du n° du Débat de mai-août 2007, sur la culture générale, l'école, et la "nouvelle jeunesse" - dont un texte de Compagnon, sur la "perméabilité des disciplines").
L'ensemble du numéro est accompagné par des photographies de Martin Parr - là aussi c'est la signature du Diplo, une politique éditoriale de l'oeuvre d'art, qui pose des questions. Et fait poser des questions à l'oeuvre de Martin Parr, et aux lectures auxquelles on la plie. C'est à regarder de près.