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09 juin 2012

Qu'est-ce qu'une oeuvre folle?

Un texte d'Arnaud Bernadet (Université McGill) mis en ligne sur le site POLART :

« Qu’est-ce qu’une œuvre folle ? »

Une des figures qui encombre l’histoire de la littérature et de l’art est celle du créateur fou, depuis Hölderlin jusqu’à Artaud, en passant par Van Gogh ou les dessins d’aliénés. La folie est ainsi apparue comme une expression symptomatique du génie. Des neurosciences et de la psychanalyse à la sociologie et à l’esthétique, ce rapport met au jour autant de représentations du sujet, de la culture, de la société. C’est sous la notion d’« œuvre folle » et non celle de l’artiste fou que Gérard Dessons propose de repenser à neuf la question dans La Manière folle. Essai sur la manie littéraire et artistique (2010), point de départ de notre réflexion. Entre ces deux concepts historiquement appariés, manière et manie, la folie désigne moins un phénomène clinique qu’une catégorie du jugement. À travers l’art et les discours qu’il produit, elle est révélatrice d’une anthropologie de la valeur – véritable centre de ce livre.





07 mars 2011

Le poème est le nom de la folie dans le langage

Une note de lecture à propos du livre de Gérard Dessons La Manière folle (Editions Manucius, 2010) parue dans Acta Fabula ce matin.

16 février 2011

France Culture : entretien sur "La Manière folle" de G. Dessons

Dans l'émission "Tire ta langue!" du 6 février, Antoine Perraud s'entretient avec Gérard Dessons à propos de son dernier livre, La Manière folle, essai sur la manie littéraire et artistique.

Il est possible d'écouter l'émission sur le site de France Culture :
http://www.franceculture.com/emission-tire-ta-langue-gerard-dessons-2011-02-06.html

13 décembre 2010

Nathalie Heinich sur les Culture Wars

Pour une jonction entre deux des fils suivis par Polart, le nouveau livre de Nathalie Heinich : Guerre culturelle et art contemporain. Une comparaison franco-américaine (Hermann, Paris, 2010).

S'y croiseront en effet la question de la sociologie de l'art (et les nouveaux épisodes de la controverse française sur l'art contemporain), et la question des rapports comparatistes, mutuellement problématisants, entre les situations françaises et américaines de la pensée de l'art, de la culture et des cultures.
On pourra lire en résonance avec De la culture en Amérique, de Frédéric Martel, qui avait déjà présenté cette histoire culturelle américaine récente (Gallimard, novembre 2006), avec une méthodologie très différente.
Pour moi l'intérêt est également la jonction historique, sous le même intitulé du débat public aux Etats-Unis, des questions du financement public de l'art d'une part, et des questions du multiculturalisme et de la political correctness dans les universités d'autre part. Il est possible que le livre de Heinich ne s'occupe pas de ce deuxième pan, ce que ne nous empêche pas de le prendre en compte à la lecture, comme effet contextuel.

04 novembre 2009

« Art et langage : une poétique de l’art vers un ‘rythme des œuvres’ » (soutenance de thèse, Isabelle Davy, 07.11.09, à 14h)

Isabelle Davy-Query

a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse


« Art et langage : une poétique de l’art

vers un ‘rythme des œuvres’ »


le samedi 07 novembre 2009

à 14h


Directeur de thèse

Jean-Louis Boissier


Jury

Bernard Vouilloux, professeur à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux3

Pierre-Damien Huyghe, professeur à l’Université Paris 1-Sorbonne

Gérard Dessons, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis

Jean-Louis Boissier, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis


Salle A 382

Bâtiment A

Université Paris 8

2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex 02

Métro Saint-Denis Université (ligne 13, terminus)

07 mars 2009

Appel à mobilisation du Lavoir Moderne Parisien

Je transmets l'appel du LAVOIR MODERNE PARISIEN, lieu qui a permis à des poètes encore peu lus et entendus de trouver un public, comme Valère Novarina dans les années quatre-vingt.
.
Mobilisation permanente / Signez l'appel / adhérez participez à l' Assemblée générale le 31 mars /
LIQUIDATION : LAVOIR MODERNE PARISIEN JETTE L’EPONGE Face à l’augmentation des charges, la baisse des subventions et la concurrence des nouveaux équipements culturels de la Ville de Paris, le lavoir moderne parisien est en passe de liquidation. Chers amis, Chers créateurs, Chers Collègues, Chers adhérents, Chers partenaires, Chers spectateurs, Si je m’adresse à vous en urgence c’est que ici doit se produire un acte fort de solidarité, pour sauver le lavoir moderne parisien. Avec une dette de 48 000 euro, l’association qui gère le Lavoir Moderne Parisien depuis 1985, risque la mise en liquidation par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Toutes les propositions de règlements amiables ont été refusées, malgré les promesses de subventions de la Mairie de Paris, de l’Etat et de la Région Ile de France pour un montant global de 120 000 euro. Depuis maintenant 24 ans, notre association ne cesse de soutenir les jeunes auteurs et de développer des espaces de diffusion à la Goutte d'Or, et des partenariats internationaux autour d'un projet culturel à long terme. Ainsi le lavoir a forgé un savoir-faire unique en assumant ses responsabilités sociales, culturelles et esthétiques, avec force de conviction et indépendance. Ce dont on a sans doute le plus besoin aujourd’hui , dans un contexte politique où la culture doit interroger nos valeurs et où la création doit proposer des réponses à chacun de nous; le lavoir c’est de l’utopie en mouvement, c’est du sens en actes. Le lavoir moderne parisien a restauré l’image d’un secteur sensible par la culture et de développer une expérience de référence pour toutes les nouvelles structures désirant s’implanter dans les quartiers populaires et multi-culturels. Vous êtes actuellement plus de 1000 adhérents à l’association, 7000 abonnés à notre programme et prés de 1500 artistes à jouer pour plus de 100000 visiteurs chaque année. Le concept de crise mis en valeur aujourd’hui rend l’administration tendue et intolérante ; malgré la fidélité de nos partenaires institutionnels que sont la Mairie de Paris, la Région Ile de France et le Ministère de la Culture qui ont réitéré leur soutien, et notre plan de remboursement équilibré, nous avons été mis en sommation de régler immédiatement nos dettes, dans un délai incompatible avec notre fonctionnement économique. En 10 ans, le montant des subventions de fonctionnement est resté le même, alors que nos charges ont augmenté de 45%, et que nos tarifs de billetterie ont baissé face à la concurrence institutionnelle. Le procureur du tribunal de grande instance de Paris à demandé la liquidation de l’association et mis en délibéré jusqu’au 5 mars. Au nom de toute l'équipe du lavoir moderne parisien, j’appelle à la solidarité populaire afin de défendre un lieu de culture symbole de notre démocratie culturelle.
Hervé Breuil, Directeur.
Pour toute information complémentaire, contactez nous au 01 42 52 42 63
lmp@rueleon.net

15 septembre 2008

Colloque P8 : La parole politique des artistes

Le colloque "La parole politique des artistes", organisé par Violaine Roussel et Christine Cadot (sciences politiques, Paris 8) se tiendra le jeudi 25 septembre prochain à la MSH Paris Nord. Pour plus d'information : http://www.univ-paris8.fr/scpo/labtop/art/.

Programme :

Matinée : 9h00 – 12h30 : La parole et le geste artistiques, enjeux de politiques
Accueil et ouverture : Christine CADOT et Violaine ROUSSEL, Université Paris VIII

Session 1 : 9h30 – 11h : La parole artistique aux prises avec ses usages politiques

• Laure BLEVIS, Université Paris X et Claire ZALC, CNRS
« Ce que l'art fait au discours scientifique. Retour sur une expérience de commissariat d'exposition au sein de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration »
• Sarah GENSBURGER, Institut des sciences sociales du politique
« Les artistes dans les ‘politiques de la mémoire’ : un engagement contesté »
• Vikki BELL, Goldsmiths College, University of London
« Aesthetics, Law and the Nomos: Artworks in Transitional Argentina »

Session 2 : 11h15-12h30 : Paroles d’artistes en contexte d’instabilité politique

• Anemona CONSTANTIN, Université Paris X
« Le ‘fascisme’ dépolitisé ou la radicalisation à l’extrême droite des jeunes écrivains roumains des années 30 »
Discussion : Laure DE VERDALLE, CNRS

Après-midi : 14h00-19h : Mobilisations d’artistes en politique

Session 3 : 14h00 – 16h10 : Parler pour les « sans-voix »

• Jean-Gabriel CONTAMIN, Université Lille II
« La parole politique des artistes : entre légitimité et illégitimation : L’exemple de la pétition des cinéastes contre le projet de loi Debré –février 1997 »
• Sandra TRIGANO, Université de Saint Etienne
« La mise en scène du corps ouvrier comme geste politique »
• Sophie BARREAU, Université Paris III
« Les usages politiques de l’art cinématographique documentaire : le film comme outil de changement social »
Discussion : Bleuwenn LECHAUX, Université de Rennes I

Session 4 :16h20 – 18h30 : La politique dans les formes artistiques : éclairages américains

• Michael KAMMEN, Cornell University
« The Changing Political Agendas and Perspectives of American Artists, 1812-1972 »
• Jean-Pierre ESQUENAZI, Université de Lyon III
« Enjeux politiques et sociaux dans la série américaine Law and Order : entre logiques commerciales et engagement désintéressé »
• François BRUNET, Université Paris VII
« Photographie et écologie aux Etats-Unis: le discours au secours des images ? »

Discussion : Bruno PEQUIGNOT, Université Paris III
Conclusion : Philippe BOUQUILLION, Université Paris VIII

Accès au colloque :
MSH Paris Nord, 4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint Denis
Salle des colloques, 2e étage
S’y rendre : RER ligne B, Station : La Plaine - Stade de France ; Bus 153.
Depuis le RER : sortie avenue du Président Wilson. Traversez le square des Droits de l'enfant, tournez à gauche, et tout de suite à droite, passage Boisé. Continuez toujours tout droit. Après le passage sous un immeuble, prenez la rue sur votre droite, rue des Blés, puis au bout à gauche, rue de la Croix Faron.
Au n°4 : sonnez à l’interphone « MSH Paris Nord » et suivez l'accès fléché (via le patio du premier étage) pour accéder à nos locaux.
http://www.mshparisnord.org/acces.htm

31 mars 2008

Résonance générale n° 2 est paru

Le numéro 2 de la revue Résonance Générale vient de paraître.

Sous le titre manifeste, "rien ne se répète avec l'art critique", il propose deux cahiers :

- le premier, "Souffles et vies", s'ouvre par un poème de Bernard Vargaftig ("C'est comme ça que rien ne se répète") pour que le poème ne cesse d'engager la pensée contre la "solution finale de la question juive"; six peintures (Auschwitz, 2007) de Ben-Ami Koller accompagnent les textes de S. Martin (à propos entre autres des Bienveillantes, du film La Question humaine, de la polémique Badiou-Marty...) , P. Païni, L. Mourey; Ménaché "ferme" le dossier avec un "prologue" à une "archéologie de l'enfer" en contrepoint des photographies de Grégoire Zibell;

- le second, "Critiques et relations", associe une conceptualisation de l'art critique proposée par J.-F. Savang aux essais-poèmes de Saleh Diab et d'Isabelle Maunet; L. Mourey propose in fine toujours plus d'intersubjectif pour une anthropologie de la relation.

On peut commander le numéro (15 euros; ISSN: 1959-2108)
ou s'abonner (3 numéros: 40 euros) à L'Atelier du Grand Tétras (25210 Mont-de-Laval)

Les rédacteurs de la revue (S. Martin, L. Mourey, P. Païni)

13 février 2008

"Quand les activistes s'emparent des armes de l'art"

Je reçois cette annonce :

Quand les activistes s'emparent des armes de l'art

Une Brigade Activiste de Clowns taquinant les CRS, des graphistes militants annonçant « rêve général », des escadrons d'avions en papier contre une armée de soldats, une fausse manif de droite, un carnaval contre le capitalisme. Les activistes s'emparent des armes de l'art, et inventent des formes de mobilisation plus créatives jouant d'un certain esthétisme. Liées à l'apparition de l'altermondialisme, ces actions multiplient les foyers de résistance pour une autre politique.
Pourquoi les mouvements sociaux viennent-ils se frotter à l'art? Qu'est-ce que la dimension artistique apporte à ces actions? Permettent-elles de repolitiser ou de politiser autrement? Au-delà de l'impact de ces démarches hybrides, nous nous interrogerons sur l'esthétisation des techniques de lutte par le biais de l'art.
Avec André Gattolin essayiste, enseignant et doctorant, spécialisé dans les techniques de communication activistes Brian Holmes critique d'art et essayiste, spécialisé dans les croisements entre art, économie politique et mouvements sociaux Samuel Wahl journaliste revue Cassandre
vendredi 21 mars 2008, de 19h à 21hà la Sorbonne, amphi Richelieu.
Inscription sur le site www.art-espace-public.c.la


A quoi ouvre l'art dans l'espace public ? [ou est-ce oeuvre?]

A partir du 25 janvier 2008, le cycle de rencontres-débats art [espace] public va réunir à la Sorbonne plus de quarante intervenants : artistes ouvrant dans l'espace public, acteurs de l'urbain, historiens, critiques d'art, géographes, philosophes, étudiants et professionnels en architecture, en urbanisme, en médiation culturelle...
Dix rencontres-débats, la projection d'un film inédit, un colloque franco-italien et quelques expériences originales, pour tenter de comprendre notamment comment, à l'heure où l'espace public apparaît de moins en plus public, menacé par l'uniformisation et des formes de dégradation symbolique, des artistes tentent de réactiver sa dimension publique, sensible, poétique ou politique.
Il sera question de lieux : villes, rues, places, banlieues, campagnes,friches, murs, univers virtuels... ; de gens : plasticiens, circassiens, comédiens, écrivains, flâneurs, spectateurs, observateurs, militants, ruraux et urbains... ; d'actions : marcher, sonner, infiltrer, exposer, jouer, déjouer, afficher, pirater, protester, détourner, troubler...
Ce cycle est proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs et avec le soutien du Ministère de la Culture, chaque vendredi soir, du 25 janvier au 28 mars 2008, à la Sorbonne. L'entrée est libre sur inscription.
Pour découvrir le programme complet et vous inscrire :<http://www.art-espace-public.c.la>

02 février 2007

Parution : sur Benjamin, Lyotard, Rancière, et les appareils

Vient de paraître, à L'Harmattan :

QU’EST-CE QU’UN APPAREIL ?
Benjamin, Lyotard, Rancière

de Jean-Louis Déotte

Benjamin fut le premier à utiliser le terme d'"appareil" technique en rapport avec les arts. Lyotard a introduit la notion de surface d'inscription et de bloc d'écriture. Rancière, avec ses "régimes" de l'art, a permis de nouer politique et esthétique. Restait à distinguer les appareils culturels, conditions des arts, de ces derniers, pour leur accorder un mode d'existence spécifique, ce que se propose le présent ouvrage.

ISBN : 978-2-296-02513-7 • février 2007 • 124 pages
Prix éditeur : 12 €