19 août 2010

Michel Biron, La Conscience du désert. Essais sur la littérature au Québec et ailleurs

A noter la publication de :


Michel Biron (Université McGill), La Conscience du désert. Essais sur la littérature au Québec et ailleurs, Montréal, Boréal, coll. « Papiers collés », 2010, 212 p. ISBN : 978-2-7646-2041-0.


Table des matières :


Avant-propos

Le désir de culture

À un lecteur étranger

Comment inventer un lecteur d’ici ?

Arthur Buies : la tyrannie du silence

Portrait de l’écrivain québécois en autodidacte

Paris n’existe pas

La tentation de s’effacer

L’héritage de la folie : le père Chapdelaine

Le personnage non conflictuel chez Michel Houellebecq

La grammaire amoureuse de Réjean Ducharme

Ris de veau et poutine : Rouge, mère et fils de Suzanne Jacob

Évitons les conflits

L’exotisme du proche : André Major et Pierre Nepveu

Écriture et compassion : Soifs de Marie-Claire Blais

Devant la littérature

Mallarmé et nous

Le devoir d’enthousiasme

Le modèle belge

La cassure invisible




13 août 2010

Collectif "Etudes françaises", n. 46,1 : Responsabilité de la littérature, éthique de l'expérience

A noter la publication de

Maïté Snauwaert (Université d'Alberta/Polart) et Anne Caumartin (Collège royal de Saint-Jean) dir., Responsabilités de la littérature : vers une éthique de l'expérience, Etudes Françaises, 46, 1, Les Presses de l'Université de Montréal, mai/juin 2010.

Contributions de : Michel Biron, Anne Caumartin, Isabelle Daunais, Robert Dion et Frances Fortier, Philippe Forest, Yvon Rivard, Maïté Snauwaert.

03 juillet 2010

du sujet politique au sujet de l'art

Jean-François Savang a le plaisir de vous informer de sa soutenance de thèse:

Poétique de la société et théorie du langage : du sujet politique au sujet de l'art


Membres du jury:
Gérard DESSONS (directeur de recherche)
Daniel DELAS
Claire JOUBERT
Jacob ROGOZINSKI

Samedi 3 juillet à 14H, salle A 382

Université Paris 8
Bâtiment A
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis cedex 02
Métro Saint-Denis Université (ligne 13, terminus)

31 mai 2010

SPIRALE - BARTHES ECRIVAIN

A DECOUVRIR : un dossier spécial dirigé par Maïté Snauwaert (Université d'Alberta / Polart) : BARTHES ECRIVAIN - SPIRALE (arts, lettres, sciences humaines), n° 232, mai/juin 2010, Montréal.

Contributions de Guillaume Bellon, Arnaud Bernadet, Philippe Forest, Daniel Laforest, Sylvie Lavoie, Sophie Létourneau, Marielle Macé, David Martens, Sarah Rocheville, Maïté Snauwaert, Jérôme Vogel.

16 mai 2010

Le "postcolonial" comparé : 2ème journée d'étude

Le vendredi 11 juin 2010
Université Paris 8, (métro ligne 13, Saint-Denis Université)
Bâtiment D (plan du campus : http://www.univ-paris8.fr/article.php3?id_article=227)
salle 143
9h45-17h30

Le « postcolonial » comparé : anglophonie, francophonie (2) :
Journée d'étude du séminaire « Diversité des langues et poétique de l'histoire »

organisée par « Le Texte étranger » (composante de l'EA 1569, Université Paris 8, resp. Claire Joubert) et l'UMI Transitions (CNRS/NYU, resp. E. Baneth-Nouailhetas).
Présentation complète du séminaire consultable sur le site de la Recherche : http://recherche.univ-paris8.fr/


9h45. Introduction
10h. Robert Young : « English Literature or Literature in English? »
11h. Dominique Combe : « Langue(s) et nation(s) à l’heure de la ‘littérature-monde’ »

12h30 : déjeuner

14h. Jean-Marc Moura : « Critique francophone du postcolonial et critique postcoloniale de la francophonie »
15h. Martin Mégevand : « Terreur et mémoire »
16h. Table ronde « Le ‘postcolonial’ comparé : entre disciplines et ‘-phonies’ » (E. Baneth, D. Combe, M. Mégevand, J.-M. Moura, R. Young)

Cette journée fait suite à la rencontre de février 2010, consacrée aux disciplines non littéraires qui ont commencé à engager le dialogue avec les postcolonial studies en France dans les dernières années (histoire, sciences politiques, indianistes). La rencontre sera cette fois centrée sur leur mise en débat dans les différentes situations des disciplines littéraires (English, Commonwealth Literature, littérature comparée, littérature française et littératures francophones, littérature anglaise et littératures anglophones en France...).

Le séminaire « Diversité des langues et poétique de l'histoire » :
Le Texte étranger, groupe de recherche en littérature anglaise (composante de l'E.A. 1569 - Transferts critiques et dynamique des savoirs, domaine anglophone, Université Paris 8), et Transitions, centre de recherche international en sciences humaines (UMI 3199, CNRS/NYU), s'associent dans ce séminaire commun pour explorer les points névralgiques à l'intersection de
leurs démarches : émergences de l'étranger dans le texte anglophone ; effets de multilinguisme et feuilletage de l'histoire coloniale et postcoloniale ; le littéraire comme travail historique de l'altérité dans les langues ; poétique et politique de la culture ; politique des sciences de la culture en contexte de postcolonialité et de mondialisation.

15 mai 2010

TRADUIRE-ECRIRE : ENTRE THEORIE ET EXPERIENCE - Journée d'études Université de Franche-Comté - 28 mai 2010

TRADUIRE-ÉCRIRE : ENTRE THÉORIE ET EXPÉRIENCE

Journée organisée par Philippe PAYEN et Arnaud BERNADET

« Littératures et Histoire des Pays de Langues Européennes » (EA 3224)
Axe « Trans-poétiques »


VENDREDI 28 MAI 2010
Université de Franche-Comté
Faculté des Lettres
Salon Préclin, 20, rue Chifflet, Besançon



PROGRAMME


9 h 00 Accueil des participants. Présentation de Laurence DAHAN-GAIDA, directrice du LHPLE.

9 h 15 Philippe PAYEN DE LA GARANDERIE (U. de Franche-Comté). L’entre-deux traductif : à partir de Walter Benjamin

10 h 00 Olivier KACHLER (U. de Picardie). Des enjeux à retraduire : le poème comme travail de l’étranger. Réflexion à partir des Douze de Blok

Pause

11 h 15 Claire JOUBERT (U. de Paris 8). Traduction, littérature, culture : déclinaisons du langage dans les innovations disciplinaires des mondialisations

12 h 00 Pierre THIOLLIÈRE (U. de Franche-Comté). Les problèmes concrets de la traduction de la poésie espagnole

Déjeuner

14 h 30 William CLIFF (Bruxelles). La lettre et l’esprit

15 h 15 Gérard GÂCON (U. Jean Monnet, Saint-Etienne). La poésie anglaise est-elle traduisible ?

Pause

16 h 30 Bertrand DEGOTT (U. de Franche-Comté). Yves Bonnefoy et les Sonnets de Shakespeare : retraduire, récrire

17 h 15 Jean-Michel CALUWÉ (U. de Franche-Comté). Traduire l’ineffable : l’art de la prétérition dans le Philoména de Chrétien de Troyes


Information : http://llhple.univ-fcomte.fr
Contacts : abernade@univ-fcomte.fr ; philippe.payendegaranderie@univ-fcomte.fr

14 mai 2010

Qu'est-ce qu'un réactionnaire ?

Retour à un débat 23. 06. 2007, François Cusset/Pierre-André Taguieff.
Archives de "Répliques" d'A. Finkielkraut (France Cultures).
Et l'instructif blog "Le nouveau réactionnaire" : http://www.nouveau-reac.org/emissions/

28 mars 2010

Le rythme et la vie

Le Studio-Théâtre de Vitry, dirigé par Daniel Jeanneteau, consacre les Ouvertures d'avril (9 et 10) à Henri Meschonnic. Gérard Dessons, universitaire et collaborateur d'Henri Meschonnic, présentera son oeuvre en compagnie de Dominique Reymond et Axel Bogousslavsky qui liront ses traductions de la Bible. Sera également présenté le spectacle NOUS LE PASSAGE par la Compagnie des Limbes, en résidence au Studio-Théâtre, conçu à partir de l'oeuvre poétique d'Henri Meschonnic. Programme sur le site du Studio-Théâtre:
http://www.studiotheatre.fr/henri-meschonnic.html

26 mars 2010

Chateaubriand et Michelet

Deux publications récentes à signaler :

Jean-Marie Roulin & Ivanna Rosi (dir.), Chateaubriand, penser et écrire l'Histoire, Publications de l'Université de Saint-Etienne, "Le XIXe siècle en représentation(s)", 2009.

Paule Petitier (dir.), Michelet. Rythme de la prose, rythme de l'histoire, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2010.

19 mars 2010

élégie à Henri Meschonnic

Dans La dernière phrase, Jacques Ancet rendait hommage à Valente et à son père décédés. Il renoue avec ces poèmes de deuil en publiant Puisqu'il est ce silence, prose pour Henri Meschonnic aux éditions Lettres vives. Ce poème donne à entendre la voix de celui qui s'est tu.
"Il disait Que disait-il? On voudrait l'écouter encore. On n'entend que des morceaux de phrases, des mots, quelques bribes qui s'en vont avant qu'on ait pu les retenir. Et, pourtant, le silence a gardé une empreinte de voix. Elle est sourde, elle est tendue, un peu rauque, parfois. On ne sait plus si elle lui appartient ou si elle vient de trop loin pour qu'on puisse la reconnaître."
Jacques Ancet, Puisqu'il est ce silence, Editions Lettres Vives, mars 2010, p. 38.
slb

17 février 2010

Publication - Voix épiques




Voix épiques

Akhmatova, Césaire, Hikmet, Neruda


Sous la direction d’Olivier Kachler







La réduction moderne de la poésie au seul lyrisme n’est peut-être pas étrangère à sa minoration, qui l’appauvrit en la repliant sur elle-même, comme une affaire privée, occultant ainsi la force éthique et politique dont les poèmes sont pourtant porteurs. L’épique est un nom possible de cette force : engageant un rapport à l’histoire et au collectif, cette catégorie, encore trop souvent associée à des archaïsmes, pourrait ainsi constituer un enjeu critique pour la poésie moderne, dont elle demeure l’impensé. Une telle approche incite donc, au-delà de l’épopée, comme genre constitué et daté, à réfléchir à une historicité de l’épique, comme valeur, par une historicité des poétiques, comme leur lieu d’invention. L’idée d’une permanence de la poésie épique, alors, se déplace : celle d’un genre devient celle d’un problème, à reprendre depuis la modernité. Mais la politique d’une écriture ne recouvrant pas forcément celle de son auteur, un tel point de vue implique d’interroger les modes de signification spécifiques aux poèmes. C’est ce qu’on appelle ici la voix, au sens d’une vocalité propre à l’écriture qui met en oeuvre, comme son mouvement même, un continu du dire à travers le dit. La voix comme poème (ou le poème comme voix) devient alors le lieu d’une utopie du collectif. En ce sens, il peut sembler nécessaire, aujourd’hui, d’envisager une épicisation du lyrisme.

C’est une telle perspective que les chercheurs ici réunis ont explorée, dans les oeuvres d’Anna Akhmatova, Aimé Césaire, Nâzim Hikmet et Pablo Neruda.



15 février 2010

Augmenter l’inentendu : poétique de Maeterlinck

Claire Rosé

a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse


Augmenter l’inentendu : poétique de Maeterlinck


le vendredi 19 février 2010

à 14h


Directeur de thèse

Gérard Dessons


Jury

Maria de Jesus Cabral, professeur à l’Université de Coimbra - Portugal

Gérard Dessons, professeur à l’Université Paris 8 - Vincennes - Saint-Denis

Jean-Nicolas Illouz, professeur à l’Université Paris 8 - Vincennes - Saint-Denis

Fabrice van de Kerckhove, chercheur aux Archives et Musée de la Littérature de Bruxelles - Belgique

Frédérique Toudoire-Surlapierre, professeur à l’Université de Haute-Alsace - Mulhouse


Salle A 1003

Bâtiment A

Université Paris 8

2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex 02

Métro : Saint-Denis Université (ligne 13, terminus)


11 février 2010

Avec Henri Meschonnic

A noter, l'important travail commencé par Serge Martin pour mettre en ligne et partager des textes d'Henri Meschonnic ou relatifs à son travail

http://meschonnic.blogspot.com/

02 février 2010

CRITIQUE, N° 752-753. DU STYLE !

A noter la publication d'un volume organisé par Marielle Macé Du Style !, numéros 752-753 de Critique (Minuit), janvier/février 2010.
Contributeurs : A. Bernadet, B. Carnevali, Y. Citton, A. Herschberg-Pierrot, L. Jenny, P. Jousset, M. Kaltenecker, M. Lacas, P. Lombardo, M. Macé, P. Pachet, J.-M. Schaeffer, C. Thouret, F. Vanoosthuyse, A. de Vitry, B. Vouilloux.
Argumentaire :
Prêtons attention : dans ce geste, cette silhouette, ce décor, cette parole... partout s'inventent (ou pourraient s'inventer) des styles. Manières de vivre, façons de faire individuelles ou partagées, elles nous attirent et donnent son énergie à notre propre élan d'être. Nul domaine de notre existence qui ne puisse être stylisé. Cela vaut bien sûr pour l"invention de formes artistiques et pour les conduites esthétiques ; mais cela est vrai aussi de la démarche, des parures, des objets quotidiens, des rituels, des postures physiques ou des attitudes mentales. Nous façonnons en permanence nos existences, nos modes d'attention, nos sensibilités et nos visions du monde.
Tout semble nous encourager aujourd'hui à ce souci du style, tout nous invite donc à le penser. Des réflexions sur l'ornement aux philosophies du « souci de soi », des « styles cognitifs » aux sociologies des tendances, de la réévaluation de l'idée de « manière » au tournant stylistique du capitalisme contemporain, notre temps est celui d'une « anthropologie du style ».
Ce numéro spécial de Critique est né d'une conviction : ce tournant anthropologique du style auquel nous assistons, nous le vivons aussi. Il s'agit ici d'en prendre la mesure et de cerner les enjeux des nouvelles pratiques du style, qu'elles soient littéraires, musicales, gestuelles, psychiques ou économiques, religieuses, politiques. Pour mieux les comprendre. Peut-être aussi pour prendre une décision sur le style et, par conséquent, sur nous-mêmes.

28 janvier 2010

Journée d'étude : Le "postcolonial" comparé (19 fév. 2010)

Journée d’étude du séminaire « Diversité des langues et poétique de l’histoire », le vendredi 19 février 2010, Université Paris 8, Bâtiment D, salle 301, 10h-17h.

Organisée par « Le Texte étranger » (composante de l’EA 1569, Université Paris 8, resp. Claire Joubert) et l’UMI Transitions (CNRS/NYU, resp. E. Baneth-Nouailhetas), en collaboration avec Polart.
(Présentation complète du séminaire)

Matinée : 10h-13h30
• Introduction : E. Baneth-Nouailhetas, C. Joubert
• Emmanuelle Sibeud (Histoire coloniale, Paris 8) : Post-colonial et postcolonial en France : fausses évidences et vraies questions
• Jim Cohen (Sciences politiques, Paris 8) : Enjeux politiques de la pensée postcoloniale en France, Grande-Bretagne et dans les Amériques
• Pierre Singaravelou (Histoire des mondes modernes, Paris 1) : sous réserve. Titre à confirmer.

Après-midi : 14h30-17h
• Jean-François Klein (Histoire d’Asie du Sud-Est, INALCO) : Vingt ans de recherches et d’enseignement sur l’Indochine en France. La sur- représentation coloniale ?
• Anne Castaing (Etudes indiennes, INALCO) : « Can the vernacular speak ? » : enjeux et historicité de la littérature indienne de langue vernaculaire
• Emilienne Baneth-Nouailhetas (CNRS/NYU) : Actualité des travaux croisés anglophones/francophones sur les colonialismes britanniques/français.

Une seconde journée d’étude sera organisée le vendredi 11 juin 2010. Détail du programme à préciser.

23 janvier 2010

Réforme de l'orthographe...

Je retarde un peu puisque cette réforme est en application dans le secondaire depuis 2008. Pour ceux qui, comme moi, seraient passés à coté de cette réforme surprenante, voici un lien ...

http://www.orthographe-recommandee.info/

11 janvier 2010

Parution : Le Texte étranger (2). Travaux 2006-2008

Parution du volume Le texte étranger (2). Travaux 2006-2008, qui rassemble les textes des interventions aux séminaires des deux dernières années, dont en particulier ceux de plusieurs membres de Polart : C. Laplantine sur Benveniste et sur - Benveniste ; M. Bousquet sur Beckett ; E. Baneth-Nouailhetas et C. Joubert sur la diversité des langues et sur la "société de la connaissance".

Table des matières :

Présentation : Claire Joubert
1. Travaux 2005-2007
- « je parle pour traverser vers ce que je n’entends pas » (Chloé Laplantine)
- Une œuvre sans réponses : l’indécidable et la question du sens à partir de Beckett (Mireille Bousquet)
- The Fiction of Jorge Luis Borges: Literature After Babel, and the Ultimacy of Readership (Christopher Newton)

2. Séminaire « Diversité des langues et poétique de l’histoire » (2006-2008)
- Littérature, diversité des langues, et poétique de l’histoire (Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert)
- Pierre Fédida, lecteur de Walter Benjamin (Anne-Marie Smith)
- Penser-traduire. I – Walter Benjamin et la théorie de la traduction (Yves Abrioux)
- Quelle « société de la connaissance » ? Vocabulaire et institution/s (Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert)
- Emile Benveniste, Le Vocabulaire des institutions indo-européennes (Chloé Laplantine)
- Patrimoine / heritage : la mémoire en tensions (Claire Larsonneur)

3. Journées de doctoriales (juillet 2007, janvier 2008)
- Ecritures anglophones et enjeux postcoloniaux (Laïla Sahili El Faquer)
- Le personnage « sous [l]a parole comme quelqu’un de créé » ? Lecture de la première version de La Jeune Fille Violaine (1892) de Paul Claudel (Claire Rosé)
- Humpty Dumpty / L’Arve et L’Aume : une tentative anti-grammaticale d’Antonin Artaud (Faez Politzer)

4. Journée d’étude « Poétique de l’étranger – VI » (mars 2008)
- Recherche de traductions / traductions de recherche (Vincent Broqua)
- The Picture of Dorian Gray et l’écriture en langue étrangère (Emily Eells)
- Epreuves du dehors- André du Bouchet (Martine Créac’h)
- Lyotard, penseur du différend culturel (Jean-Louis Déotte)

Les auteurs

08 janvier 2010

Séminaire Diversité des langues - 19 février 2010

Le séminaire Diversité des langues (Texte étranger, P8 / CNRS-NYU, UMI Transitions / Polart) tiendra sa 1ère journée d'étude du programme 2009-2011 - "Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie" - le vendredi 19 février (Université Paris 8, salle D301, 10h-18h).

Les travaux de cette journée seront orientés sur la question des disciplines (histoire, sciences politiques, études indianistes, au-delà des disciplines "autochtones" au séminaire, littératures et comparatisme littéraire).
Programme détaillé annoncé prochainement.

Motions anti-mastérisation - relevé au 18 déc. 2009

Je fais suivre ce relevé, qui date de la mi-décembre :

selon un dénombrement opéré par le Snesup, 32 motions anti-mastérisation ont été votées depuis la fin du mois de novembre :
- 22 motions de CA
- 4 motions de CEVU
- 6 motions de conseil d'UFR
- 3 motions de conseil d'école d'IUFM

Dernières motions récoltées :
29. Motion du CA de Bordeaux 3 (18/12)
30. Motion du CA de l'UHP-Nancy 1 (14/12)
31. Motion du CA de l'université Paul Verlaine de Metz (18/12)
32. Motion du conseil d'école de l'IUFM Lorraine (??)

Motions classées par ordre chronologique :
> 1. Motion FDE du CA de l’Université Stendhal-Grenoble 3 du 18 déc. 09
> 2. Motion FDE du CA de l'université de Pau et des Pays de l'Adour 18
> déc. 09
> 3. Motion FDE du CA de Paris 4 18 déc. 09
> 4. Motion « masterisation » du Conseil de l’UFR Lettres et Langues de
> Tours 17 déc. 09
> 5. Motion FDE du CA de l’Université du Maine 17 déc. 09
> 6. Motion FDE du conseil de l'UFR 05 de Paris 8 17 déc. 09
> 7. Motion FDE du CA de Nancy 2 15 déc. 09 (+ IUFM Lorraine, UHP-Nancy
> 1 et Metz ?)
> 8. Motion FDE du CA de l’Université de Rouen 15 déc. 09
> 9. Motion FDE de l'UFR de philosophie (Paris 1) 14 déc. 09
> 10. Motion FDE du CA de Paris 1 14 déc. 09
> 11. Motion FDE des CA et CEVU de Paris 11 14 déc. 09
> 12. Motion FDE du CA de l'université Paris 13 11 déc. 09
> 13. Motion FDE du CA de l'Université Paris 8 11 déc. 09
> 14. Motion FDE du CA de Paris 3 11 déc. 09
> 15. Motion du CA de l'Université de Picardie Jules Verne, Amiens:
> Formation des Enseignants 11 déc. 09
> 16. Motion FDE de l'UFR 04 (Paris 1) 10 déc. 09
> 17. Motion FDE de l'UFR de Littératures et Linguistiques Françaises et
> Latines de Paris 3 09 déc. 09
> 18. Motion FDE du conseil d'école de l'IUFM de Paris 09 déc. 09
> 19. Motions du CA et du CEVU de l’Université Paris X Nanterre 07 déc.
> 09
> 20. Motion FDE du CEVU de l'université de Cergy-Pontoise 04 déc. 09
> 21. Motion FDE des CA et CEVU de Rennes 2 04 déc. 09
> 22. Motion FDE du CA de l'université de Toulouse 2 01 déc. 09
> 23. Motion FDE du CA de l'Université de Poitiers 30 nov. 09
> 24. Motion du Conseil d’Administration de l’Université de Provence du
> 30 novembre 2009 30 nov. 09
> 25. Motion du Conseil d’Administration de l’Université de Nice-Sophia
> Antipolis Séance du 27 novembre 2009 27 nov.. 09
> 26. Motion FDE du Conseil d’école de l’IUFM Centre Val de Loire 26
> nov. 09
27. Motion FDE de l'AG de l'UFR sciences historiques (Strasbourg) 26 nov. 09
28. Motion FDE du CA de l’Université de Strasbourg 24 nov. 09

Identité nationale

je transmets, message du Collectif Pour la suppression du ministère de l'identité nationale :

Bonjour,
Nous tenions à vous informer de la mise en ligne du site www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org où vous retrouverez :

- Un appel, à signer et à faire circuler ;
- Des textes de références ;
- Un film en préparation et une souscription.
Merci de diffuser ce message auprès de vos réseaux.
En vous souhaitant une année 2010 offensive.
Chaleureusement,
Le collectif www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org

13 décembre 2009

« Le devenir de la pensée critique » colloque international, 16, 17, 18 décembre 2009, Université de Paris 8, Amphi X

mercredi 16 décembre

9h00 Accueil des participants
9h30 Ouverture du colloque par Pascal BINCZAK, Président de l’université
Propos introductifs par Michèle RIOT-SARCEY et Stéphane DOUAILLER


10h00-13h00 Généalogie de la pensée critique
Pierre-François MOREAU : « Ce que ne sont pas les Lumières »
Philippe IVERNEL : « Benjamin, Brecht : l’insuffisante pensée critique »
Miguel ABENSOUR : « Philosophie politique critique »

14h30- 18h00 Usages et réception de la pensée critique
Fathi TRIKI : « Pour une universalité critique »
Marc ABÉLÈS : « La globalisation : une anthropologie critique »
Enrique DUSSEL : « La philosophie politique latino-américaine actuelle »

jeudi 17 décembre

9h30-13h00 Usages et réception de la pensée critique
Diego TATIAN : « De la cultura de la revolución a la cultura de la memoria »
Laurent DUBREUIL : « Hypercritique, d’ici aux Amériques »
Charlotte NORDMANN : « Peut-on dépasser la posture critique ? L’exemple de Rancière, critique de Bourdieu »

14h30-19h00 Lieux et transformations de la pensée critique
Etienne BALIBAR : « La pratique théorique comme il fallait qu’elle fût : histoire et actualité
d’une mésaventure de la critique »
Patrice VERMEREN : « La critique des institutions »
Frédéric RAMBEAU : « La critique, un dire-vrai » (Michel Foucault parrêsiaste)
Gérard DESSONS : « Le poème est critique de la critique. Henri Meschonnic et la poétique de la pensée »

vendredi 18 décembre

9h30-13h00 Configurations d'un temps critique
Judith REVEL : « Un tournant politique : Foucault et l’ontologie critique de l’actualité »
Gisèle BERKMAN : « Quelle résistance critique face aux nouveaux paradigmes ? »
Antonia BIRNBAUM : « La vie des étudiants »
Michel TORT : « États critiques »
Alain BADIOU : "La critique de la critique critique"


LE DEVENIR DE LA PENSÉE CRITIQUE


L’Université de Paris 8 a été fondée, il y a quarante ans, dans une situation singulière de la politique, de l’activité savante et artistique, des devenirs subjectifs. Son contexte natif a été en même temps celui de la lutte contre un vieux monde qui craquait en tous lieux et celui de l’excercice d’une capacité à opposer à l’avenir étriqué, aux connaissances bienséantes, au carcan moral, aux gouvernances satisfaites, à l’université poussiéreuse, une expérimentation sans limites associée à une solidarité universelle.
Pendant quarante ans, ce sont aussi avec, autour ou en dehors de Vincennes devenue Paris 8, toutes les universités qui ont porté des transformations selon des voies diverses, et que le moment présent jette à leur tour au coeur de luttes décisives.
Car, pendant ce même temps, les anciennes dominations économiques et sociales et les rapports qu’elles entretenaient avec les universités ont été remplacés de façon aventureuse. Des logiques marchandes et guerrières mondialisées oeuvrent à l’ascension contemporaine d’un égocentrisme aveugle et ivre de puissance qui détruit le droit de justifier également par lui-même le travail de la pensée et des cultures, d’organiser autour de ses normes et exigences une collectivité libre, d’accueillir quiconque choisit de s’y consacrer.
Cette offensive générale bouleverse tout particulièrement les compromis inégalement élucidés qui accordaient au travail universitaire la faculté de transmettre et de faire évoluer les savoirs et les compétences sur un mode critique. C’est pourquoi l’une des tâches urgentes des universités est-elle en même temps de réinterroger l’horizon de la critique, d’éclairer à nouveau la part des arrangements avec l’ordre social et politique qu’il abrite, de s’assurer des forces de résistance et d’émancipation qu’il autorise.
Pour une part, en effet, la critique dévoile. Elle montre la théorie sous le fait, l’archive sous le concept, le sens sous le problème, le discours sous l’idée, l’historicité transformatrice et conflictuelle sous les mots et les figures. Elle incite à prendre conscience des configurations instituées, ainsi qu’à exercer une responsabilité à leur égard. Sur un autre versant, la critique postule un continu qui traverse les faits, les vocabulaires, les disciplines, les rationalités locales, les langues, les cultures. Elle maintient, à la manière d’une théorie d’ensemble, une actvité commune contre la fragmentation du champ culturel en domaines étrangers aux uns et aux autres. Elle en appelle à la multiplicité des points de vue, à l’invention de montages inédits entre eux, à une littérature ouverte et démocratique des destins du savoir. Sous sa double forme, la critique partage avec le travail et la transmission de la pensée une histoire, qui, parallèlement à ses pactes et combats avec les puissances d’ordre, expérimente des limites, des apories, des métamorphoses, des aventures. Les intervenants de France et d’étranger de ce colloque ont été invités à se réunir pour tenter d’en établir un bilan.
Sous le titre Le devenir de la pensée critique, le colloque propose successivement de se retourner vers la généalogie de la pensée critique, d’étudier ses usages et réceptions, d’évaluer ses devenirs et expérimentations, d’effectuer finalement une critique de la critique.

02 décembre 2009

Appel de l'Association des professeurs d'histoire et géographie

Appel pour le maintien d'un enseignement obligatoire d'Histoire et de Géographie en Terminale scientifique

L'Assemblée Générale de l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie (APHG), réunie le dimanche 29 novembre 2009 au Lycée Saint Louis à Paris.

· Condamne et rejette tout projet de réforme des Lycées aboutissant à la disparition de l'Histoire et de la Géographie dans les classes de Terminale scientifique

· Exige le maintien d'un enseignement obligatoire en Terminale scientifique (TS) débouchant sur une épreuve au Baccalauréat

. Souligne combien l'Histoire et la Géographie éclairent fondamentalement les débats contemporains sur les identités, les cultures, les territoires et la mondialisation.

L'APHG invite toutes celles et tous ceux qui approuvent cet appel à le signer et à le faire signer.
L'adresse pour s'y rendre est : http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpuSnVqaTQzSFJYZllWYmxlZ25KRGc6MA
Quand vous recevez confirmation que vous êtes bien enregistré la
formule "ma feuille de calcul" s'adresse à moi, c'est à partir d'elle
que nous publierons sur le site national la liste des signataires.

Soyez nombreux à signer et faites signer.

-
Jacques SAPIR
Directeur d'Études (économie) à l'EHESS / Professor (economics) at
EHESS-Paris
Directeur du CEMI-EHESS / Director CEMI-EHESS

29 novembre 2009

FRONTIERES : DU LINGUISTIQUE AU SEMIOTIQUE

A NOTER : Frontières : du linguistique au sémiotique. Sous la direction de Dominique Delomier en collaboration avec Mary-Annick Morel, Limoges, Lambert-Lucas, 2009


SOUSCRIPTION :

Une souscription est ouverte jusqu'au lundi 30 novembre 2009 pour FRONTIÈRES, DU LINGUISTIQUE AU SÉMIOTIQUE, ouvrage collectif initié par Nelly Andrieux-Reix, dirigé et édité par Dominique Delomier en collaboration avec Mary-Annick Morel. L'ouvrage est dédié à la mémoire de Nelly Andrieux-Reix (1944-2007). Prix de souscription : 25 euros (franco de port pour la France métropolitaine ; pour les autres destinations, merci de demander un devis). Règlement par chèque tiré sur une banque française à l'ordre des Éditions Lambert-Lucas (à adresser à Éditions Lambert-Lucas, 4 rue d'Isly, 87000 LIMOGES, en précisant l'adresse du souscripteur si différente du chèque).


ARGUMENT DU LIVRE :

« Cette réflexion sur les frontières trouve son origine dans un projet de recherche lancé par Nelly Andrieux-Reix, à qui nous dédions ce volume. Son entreprise, originale et ambitieuse, avait pour objectif de questionner tout ce qui peut fonctionner comme balises, repères, démarcations dans différents types d'écritures et d'espaces et de problématiser ces frontières dans des systèmes sémiologiques divers à partir d'approches pluridisciplinaires.Les auteurs s'interrogent sur les frontières identifiables dans les textes oraux ou écrits, avec des entrées aussi variées que les démarcations nécessaires à l'annotation de corpus oraux, les frontières de phrases et de vers en poésie moderne, les spécificités des frontières narratives et typologiques de textes médiévaux ou celles qu'utilisent l'écriture filmique et l'écriture musicale. Ces frontières de textes et de discours sont confrontées à celles d'autres objets, notamment dans les interactions et les activités multimodales de la vie sociale.Plusieurs questions traversent l'ouvrage. Une frontière implique une partition dans un espace ou un ensemble constitué d'éléments hétérogènes : de nature spatiale ? temporelle ? spatio-temporelle ? sonore ? visuelle ? visuo-sonore ? autres ? Quelle est la nature de ces frontières ? des unités qu'elles construisent ? Sont-elles stables ou ont-elles une certaine variabilité dans tel ou tel domaine. »Dominique Delomier et Mary-Annick Morel

NELLY ANDRIEUX-REIX IN MEMORIAM :

Après des études à l'Ecole des Chartes et à la Sorbonne (lettres classiques), elle a obtenu l'agrégation de grammaire en 1971 et a suivi une carrière universitaire qui l'a conduite de Dijon à Amiens puis à Paris 3 - Sorbonne Nouvelle en 1998, comme professeur de « Langue française depuis les origines ». Elle s'est toujours attachée à décrire les français du Moyen Âge, dans leurs dimensions synchronique et diachronique, et a abordé les textes dans une optique résolument linguistique, les explorant dans leurs aspects morphologique, morphosyntaxique, phonétique, lexicologique et sémantique.Le projet scientifique de Nelly Andrieux-Reix qui a abouti à ce volume illustre son dynamisme intellectuel, son ouverture d'esprit et la variété de ses intérêts. Il met aussi en lumière son souci constant de fédérer des chercheurs appartenant à des équipes différentes, pour les amener à réunir leurs efforts dans un projet commun en faisant dialoguer textes médiévaux et écrits contemporains.On trouvera plus de précisions sur Nelly Andrieux-Reix dans Le Moyen Âge – Revue d'histoire et de philologie n° 3-4, 2007.

TABLE DES MATIÈRES :

Dominique Delomier et Mary-Annick Morel, Présentation générale

Première partie : Frontières d'unités linguistiques d'étendue variable / Oral
1. Mary-Annick Morel, Complexité des marqueurs de frontière dans le dialogue oral en français
2. Jacqueline Vaissière, Le français, langue à frontières par excellence
3. Ioana Vasilescu et Martine Adda-Decker, Les hésitations vocaliques à travers les langues : à la recherche de frontières
4. Maria Candea et Séverine Morange, Aux frontières de l'écoute. Durée des échantillons et choix des auditeurs : deux variables déterminantes dans la construction des tests de perception

Première partie : Frontières d'unités linguistiques d'étendue variable / Écrit
5. Oreste Floquet, Frontières métriques et mélodiques dans la lyrique française médiévale
6. Christophe Fortier, Des « frontières » du texte aux « frontières » du mot dans l'écrit des élèves français en début de CE1
7. Michel Charolles, Les cadres de discours et leurs frontières

Deuxième partie : Aux limites de la phrase
8. David Zemmour, Claude Simon aux frontières de la phrase : limites du modèle phrastique et propositions pour d'autres unités syntaxiques
9. Arnaud Bernadet, Théorie de l'infini : Linguistique et poétique de la phrase chez Benveniste

Troisième partie : Brouillages / Brouillages énonciatifs dans les textes et brouillages sémantiques dans l'écriture
10. France Guyot, Frontières textuelles et frontières discursives dans l'Heptaméron
11. Marie-Christine Lala, Les chemins linguistiques d'une dernière frontière dans l'écriture de Pierre Guyotat

Troisième partie : Brouillages / Brouillages narratifs dans les films
12. Diane Morel, Cinéma : l'art du brouillage par des procédés sonores
13. Anne-Sophie Janus-Miller, Robert Aldrich : Une caméra exopathiqueTroisième partie : Brouillages / Frontières catégorielles d'activités
14. Luca Greco, Florent Champsiaux et Anaïs Nectoux, Espaces interactionnels et frontières corporelles : pratiques de constitution d'un groupe
15. Nicolas Rollet, All the things you are : Activité multimodale, frontière et musiques improvisées en répétition

Résonance générale n° 3



On peut commander chez l'éditeur: l'atelier du grand tétras.
Voir son site:
http://craac.free.fr/

10 novembre 2009

DE LA CRITIQUE - SOCIOLOGIE ET CRITIQUE

A noter, la parution de Luc Boltanski , De la critique. Précis de sociologie de l'émancipation,
Paris, Gallimard, "NRF/Essais", 2009, 312 pages.

09 novembre 2009

Rapport sur les politiques nationales de recherche / formations supérieures

Le "Rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures", publié en annexe au projet de loi de finances 2010, est disponible à l'adresse suivante:
http://www.performance-publique.gouv.fr/farandole/2010/pap/pdf/Jaune2010recherche_formationsuperieures.pdf

08 novembre 2009

LE DEBAT, 156, octobre/septembre 2009 : L'Université en quête de renouveau

"L'Université en quête de renouveau". Antoine Compagnon, Catherine Paradeise, Michael Crow, Jacques Mistral, Marcel Gauchet, Pierre Joliot, Laurent Ségalat.


Editorial :http://www.le-debat.gallimard.fr



L'université est probablement en train de vivre la troisième grande mutation de son histoire, après son invention médiévale et sa redéfinition comme « université de recherche » dans l'Allemagne du XIXe siècle. Sans doute est-ce justement ce « modèle humboldtien » qui est mis aujourd'hui en crise par des pressions contradictoires émanant de la société et de l'économie.
Toujours est-il que l'université est un peu partout en Europe l'objet de réformes plus ou moins bien inspirées et conscientes des enjeux, réformes tendant à l'adapter à de nouvelles missions plus ou moins bien définies, la France se distinguant dans ce paysage par la complexité de son héritage et l'extrême sensibilité du sujet, comme la crise des derniers mois vient une nouvelle fois de le vérifier. La plus grande confusion règne dans le discours public, ce qui n'est pas surprenant devant des changements de grande ampleur. Ce dossier voudrait contribuer à la dissiper.
La référence obligée des réformateurs est l'université américaine. Mais la connaissons-nous vraiment ? On verra, en lisant l'article d'Antoine Compagnon, combien elle est loin des clichés communément cultivés à son propos. Au demeurant, le modèle qui a présidé à la nécessité de ses plus illustres fleurons s'essouffle à son tour. De nouvelles voies se cherchent, comme en témoigne l'exemple de l'Arizona State University présenté par Catherine Paradeise et son président Michael Crow.
Le mouvement de protestation contre la loi LRU, en France, n'a pas été simplement un accès de fièvre de plus. Jacques Mistral met en lumière l'occasion ratée qu'a été cette réforme hâtive. Il plaide pour une réforme mieux conçue, qui serait capable de répondre simultanément aux deux objectifs qu'il est nécessaire de poursuivre ensemble : construire des leaders mondiaux et réussir la démocratisation. Marcel Gauchet examine les racines du profond mal-être qui s'est manifesté à cette occasion. Il pourrait notamment tenir, suggère-t-il, à ce que devient le savoir dans la fameuse « société de la connaissance ». Antoine Compagnon revient lui aussi sur les motifs de la crise. Il propose une lecture des points qui ont fait litige.
La notion d'« évaluation » est au centre du conflit. Au-delà de sa fausse simplicité, que recouvre-t-elle exactement pour ce qui concerne la recherche ? Elle est loin, en fait, d'aller sans problèmes, y compris dans le domaine des sciences exactes. Pierre Joliot et Laurent Ségalat font ressortir les périls qu'elle comporte.

07 novembre 2009

Culture et matérialisme - Raymond Williams


Je vous signale la traduction française (par Etienne Dobenesque et Nicolas Calvé), aux éditions des Prairies ordinaires, de 7 articles de Raymond Williams écrits entre 1960 et 1988. C'est la première fois qu'il est traduit en français.

Présentation de l'éditeur

L'introduction récente, en France, des Cultural Studies, semble s'être faite au prix de l'oubli de leur hétérogénéité : cette étiquette englobante recouvre en effet des postures intellectuelles, des contenus théoriques et des rapports au politique fort différents. En ce sens, la première traduction française de Raymond Williams se voudrait une introduction à un versant bien spécifique de cette pensée critique. Si ce dernier est souvent présenté, à juste titre, comme l'un des fondateurs des Cultural Studies, il faut immédiatement préciser qu'il envisage ces dernières comme devant donner lieu à une théorie matérialiste de la culture. La pensée de Williams doit en outre être saisie comme un effort permanent pour articuler travail théorique - en inscrivant son œuvre dans un dialogue avec la tradition marxiste - et projets d'émancipation. Si ce recueil ne peut constituer qu'une brève introduction à l'oeuvre prolifique de Williams, elle dessine néanmoins les multiples directions et objets de son travail. De son analyse des mouvements d'avant-garde à la réélaboration des notions centrales de la pensée marxiste - qu'il s'agisse du couple base / superstructure ou de la nécessité de penser les " moyens de communication comme moyens de production " - en passant par la considération de l'imaginaire produit par la ville capitaliste, ce recueil entend donner à lire une œuvre tout à la fois plurielle - par ses objets, ses préoccupations - et dotée d'une forte unité théorique et politique - le matérialisme d'une pensée toujours articulée à la nécessité d'élaborer de nouvelles pratiques politiques. Les Cultural Studios n'ont cessé d'étudier la culture, pour Williams il s'agit également de la transformer.


J'ajoute l'article du Monde des Livres de ce vendredi.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/05/culture-materialisme-de-raymond-williams_1263006_3260.html

"Culture & Matérialisme", de Raymond Williams : la culture comme jeu de forces
LE MONDE DES LIVRES | 05.11.09 | 11h11 • Mis à jour le 05.11.09 | 11h11

e livre numérique et la musique techno, les blogs et la télé-réalité, le déclin de la presse écrite et la violence au cinéma, la fortune de la pornographie et les nouveaux modes de financement privés de la télévision, les consoles de jeux vidéo et le dernier best-seller de Dan Brown : ces faits culturels contemporains entraînent toujours avec eux leur lot de déplorations partagées par les conservateurs comme par les progressistes.

Les premiers voient la culture comme une hiérarchie d'oeuvres plus ou moins novatrices ou universelles, et en appellent au bon goût contre les ravages de l'indistinction actuelle. Les seconds considèrent que les contenus culturels sont au contraire déterminés de l'extérieur par la quête de profit économique ou par le point de vue d'un groupe social spécifique - la bourgeoisie - imposant ses valeurs à toute la population pour la divertir de ses maux ; aussi craignent-ils l'abrutissement des masses et la perte du sens critique. Mais les uns comme les autres se retrouvent derrière un même pessimisme face au développement des nouvelles technologies de communication et des industries culturelles.

Pour saisir la signification et la dynamique de la culture contemporaine, il faut sans doute se débarrasser de ces représentations symétriques. Sans pour autant céder à un optimisme béat face à toute innovation ni à un relativisme qui met tous les produits de l'esprit sur un même plan. Il s'agit donc de fonder à la fois une nouvelle théorie de la culture et un regard critique original. Telle fut l'ambition de l'écrivain et universitaire anglais Raymond Williams (1921-1988).

Nouveau domaine de savoir

Etudiant puis professeur de littérature et d'études théâtrales à Cambridge, auteur de nouvelles, de romans, de pièces et de plus de trente ouvrages théoriques, il fut à l'origine, outre-Manche, du développement des Cultural Studies ("études culturelles"). Depuis le début des années 1960, ce champ d'études pluridisciplinaire s'intéresse à la fonction politique de la culture et aux traductions idéologiques des relations de pouvoir. Il représente aujourd'hui un nouveau domaine du savoir connaissant une expansion mondiale, et qui a permis d'étendre le spectre des oeuvres susceptibles de faire l'objet d'une recherche savante. Désormais, il ne paraît pas incongru de consacrer une thèse à la musique punk ou aux réseaux sociaux d'Internet.

Si Williams a contribué à ouvrir les études littéraires aux cultures médiatiques et populaires, c'est en développant une théorie de la culture comme jeu de forces antagoniques. La culture d'une société n'est pas, selon lui, un tout homogène. Ses divisions internes ne sont pas déterminées par les différences de qualité entre oeuvres classiques et oeuvres marginales, mais par l'organisation des pratiques de création et de communication. A chaque époque, en effet, des conventions esthétiques et des forces institutionnelles variables s'imposent aux créateurs comme aux publics. Williams définit ainsi la "culture dominante" non pas comme une idéologie qui s'imposerait de l'extérieur aux individus, mais comme "la substance et la limite" de leur sens commun : dans notre société, cette perception naturelle du monde est véhiculée par la publicité. Face à ce bloc, il y a des "cultures résiduelles", par exemple la culture ouvrière, et des "cultures émergentes", comme celle des nouveaux médias. Minoritaires, ces pratiques peuvent rejoindre la culture commerciale ou former des espaces "oppositionnels" ou "alternatifs" : les uns contestent les institutions de la culture dominante ; les autres survivent à leurs côtés.

"Dissidents bourgeois"

Intellectuel public de premier rang en Angleterre et auteur internationalement reconnu dans les sciences humaines, Williams n'avait jamais été traduit en français. Rassemblant sept articles écrits entre 1960 et 1988, le recueil qui paraît aujourd'hui offre une bonne introduction à son cadre d'analyse. Ces essais n'ont rien perdu de leur pertinence, tant s'y manifeste la capacité visionnaire de Williams, en particulier sur les technologies de communication.

Malgré une argumentation un peu éclatée, deux aspects retiennent l'attention : l'analyse du poids croissant de la culture commerciale et la réflexion critique sur l'héritage des avant-gardes artistiques et littéraires modernes. L'auteur montre comment la publicité, d'activité marginale et peu respectable dans l'Angleterre de 1850, est devenue "l'art officiel de la société capitaliste moderne" et une source de "valeurs sociales et personnelles". Non seulement les créateurs et les médias sont de plus en plus dépendants de la publicité, mais la culture commerciale a pénétré la culture d'élite.

En retraçant l'histoire des groupes d'avant-garde depuis la fin du XIXe siècle, Raymond Williams montre en effet, outre leurs ambivalences politiques (voir le futurisme italien), leurs contradictions vis-à-vis de la culture marchande. "Dissidents bourgeois", les jeunes innovateurs du modernisme ont souvent défendu, contre leurs familles, les mêmes valeurs individualistes que celles de la publicité. De plus, le "répertoire de l'art moderne", où domine l'image d'un sujet déraciné, a été absorbé par la culture dominante. "Certaines techniques auparavant expérimentales (...) sont devenues les conventions professionnelles d'un art commercial largement diffusé", note-t-il. Aussi, loin d'être opposées, comme le pensent les pessimistes culturels de droite comme de gauche, la culture d'élite moderne et la culture de masse ont aujourd'hui des contenus semblables. Pour expliquer ces convergences, et de manière originale par rapport à ce qu'a produit la sociologie française en ces domaines (notamment Bourdieu), Williams insiste sur la concentration de la vie culturelle dans les grandes métropoles modernes.

La récupération de l'art novateur par le spectacle publicitaire et ses dépendances est-elle aujourd'hui totale ? Non. Williams cherche les cultures alternatives et oppositionnelles de demain dans les pratiques populaires émergentes "qui n'ont pas le marché pour origine" et dans des réseaux de communication autogérés : ainsi de certains usages d'Internet et des télévisions locales. La domination culturelle n'est jamais absolue, la déploration et la nostalgie se révèlent mauvaises conseillères. Le jeu de forces de la culture contemporaine restera encore longtemps ouvert.


CULTURE & MATÉRIALISME de Raymond Williams. Traduit de l'anglais par Nicolas Calvé et Etienne Dobenesque. Les Prairies ordinaires, "Penser/croiser", 246 p., 15 €.

06 novembre 2009

Soutenance Mireille Bousquet : Beckett, l'épuisement

Mireille Bousquet soutiendra sa thèse de littérature anglaise, L'Epuisement dans l'oeuvre de Samuel Beckett : point critique ou lieu commun ?, le vendredi 13 novembre, 14h, Université Paris 8, salle A1003.
Jury : Claire Joubert (directeur, Paris 8), Carle Bonafous-Murat (Paris 3), Bruno Clément (Paris 8 / CNRS), Ciaran Ross (Strasbourg), Pascale Sardin (Bordeaux 3).

04 novembre 2009

« Art et langage : une poétique de l’art vers un ‘rythme des œuvres’ » (soutenance de thèse, Isabelle Davy, 07.11.09, à 14h)

Isabelle Davy-Query

a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse


« Art et langage : une poétique de l’art

vers un ‘rythme des œuvres’ »


le samedi 07 novembre 2009

à 14h


Directeur de thèse

Jean-Louis Boissier


Jury

Bernard Vouilloux, professeur à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux3

Pierre-Damien Huyghe, professeur à l’Université Paris 1-Sorbonne

Gérard Dessons, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis

Jean-Louis Boissier, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis


Salle A 382

Bâtiment A

Université Paris 8

2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex 02

Métro Saint-Denis Université (ligne 13, terminus)

03 novembre 2009

Parution : Sofistike

Je transmets cette information d'AB, avec toutes mes excuses pour le délai :

Yves Le Bozec & Ilias Yocaris ont le plaisir de vous annoncer la parution du premier numéro de Sofistike : http://www.sofistike.fr/.
Présentation :
• Soƒιsτικê est une revue consacrée à la langue sous tous ses aspects, et elle désire accueillir toutes les disciplines traitant directement ou indirectement de la langue française : linguistique, grammaire, stylistique, rhétorique, pragmatique, etc.
▪ le choix du support électronique vise deux objectifs :
- une économie de coût, de sorte que la revue ne nécessite aucun financement et ne fonctionne qu’à partir de la bonne volonté de ses auteurs : elle garde ainsi une totale indépendance vis-à-vis des éditeurs, des universités, des laboratoires ou de tout autre organisme habituellement susceptible de financer ce type d’ouvrage.
- une souplesse de publication : le support électronique permet de sortir du carcan imposé par l’édition papier, et de ses interdits frappant la longueur des articles ; la revue veut pouvoir accueillir aussi bien des ébauches d’essai, que des réflexions brèves ne ressentant pas l’utilité d’un verbiage forcé.
• Soƒιsτικê veut accepter diverses formes d’intervention : bien sûr, des travaux collectifs dirigés sous forme de cahier ; mais aussi des articles autonomes, car la réflexion ne s’inscrit pas toujours dans un groupe.
• Soƒιsτικê est une plateforme de rencontre : la revue n'appartient à aucune chapelle, à aucune coterie, et se veut un lieu de contradictions, voire d’affrontements. On y accueillera les universitaires comme les non-universitaires, les intellectuels et les artistes.

Analyse des classements des universités

Vers quel classement européen des universités ? Etude comparative du classement de Shanghai et des autres classements internationaux

"A la veille de la publication du septième classement de Shanghai, le plus connu, le plus craint et le plus contesté des classements universitaires internationaux, l'Institut Thomas More consacre une nouvelle étude au projet, lancé par Valérie Pécresse pendant la présidence française de l'Union européenne du deuxième semestre 2008, de mise en ¦uvre d'un classement proprement européen.
Conçu à l'origine comme un authentique classement (ranking), la culture du consensus si propre à Bruxelles a transformé le projet en cartographie des établissements (mapping), utile et bienvenu sans doute mais moins propre à inciter le système universitaire européen à la performance et à la réforme.
L'objectif de cette note est d'offrir, à l'aide d'informations claires et précises, un éclairage sur l'ensemble des classements existants, d'en indiquer les forces et les limites, et d'en tirer les leçons pour rendre néanmoins le projet européen le plus efficace et le plus opérationnel possible."
La suite à l'adresse : http://institut-thomas-more.org/pdf/379_fr_BenchmarkITM4-Oct2009.pdf

14 octobre 2009

Séminaire "La pensée critique d'Henri Meschonnic"

Le séminaire de Gérard Dessons sur "La pensée critique d'Henri Meschonnic" a lieu chaque mercredi du premier semestre, de 15h à 18 h à l'université Paris 8 (bât. B, 3e étage). Première séance: mercredi 14 octobre 2009.

Ce séminaire, qui s'inscrit dans le cadre d'un séminaire annuel "Poétique et politique", est conçu en continuité avec le séminaire "Situation de la théorie littéraire - 2010" proposé par Claire Joubert au second semestre (Paris 8, mercredi 15h-18h)

Henri Meschonnic laisse une oeuvre considérable, tant par son volume que par sa portée théorique. Cette oeuvre, élaborée au cours d'une quarantaine d'années, s'est construite sur le principe d'une réflexion conjointe sur le langage, le sujet et la société; la littérature (le "poème" dans la terminologie d'Henri Meschonnic) constituant la pierre de touche de cette théorie d'ensemble.
L'objet de ce séminaire consiste à dégager les enjeux actuels de ce travail, dont l'objectif est une anthropologie historique du langage appuyée sur un renouvellement épistémologique de la notion de rhythme (Critique du rythme, Verdier-poche, 1982) et une théorie de l'historicité. Cette recherche est, en outre, indissociable d'une réflexion sur la traduction, qui n'est pas une prothèse palliant la multiplicité des langues, mais une activité impliquée par la pluralité linguistique (Ethique et politique du traduire, Verdier, 2007).
Le travail du séminaire, qui implique une mise en situation et une clarificationn du système théorique de cette oeuvre, propose une relecture critique d'extraits de textes majeurs.

08 octobre 2009

Colloque international "traduction et critique", université Korea, Séoul

Je transmets cette information à la demande de Jaeryong Cho.


Colloque international ‘Traduction et critique’
pour commémorer le 500ème anniversaire de la naissance d'Etienne Dolet (1509-1546)
(24-27 septembre, Université Korea, Séoul, Corée du Sud)

Informations générales du colloque

■ DATE : jeudi 24 - dimanche 27 septembre 2009
■ LIEU : Université Korea (Bâtiment de la Faculté des Lettres, salles 202 / Bâtiment de
la Bibliothèque digitale du Centennaire, salle du congrès international /
Bâtiment de la Faculté des études internationales, salle 321)
■ LANGUE OFFICIELLE : français
■ ORGANISATION : Equipe de formation des critiques des traductions
Société coréenne d'études de la critique de la traduction
■ PATRONAGE : Société d’histoire littéraire de la France
■ HÔTES : Institut d'études de traduction et de rhétorique de l'Université Korea
Equipe de recherche de l'évaluation des traductions coréennes des chefs- d'oeuvre de la littérature française
■ PARRAINAGE : Université Korea
Ambassade de France en Corée
Fondation Daesan
■ COMITÉ D’ORGANISATION :
Professeur YI Yeonghoun (Président)
courriel : erasme@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2106
Professeur SOHN Jookyoung (Responsable administratif)
courriel : jksohn@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2101
Professeur CHO Jaeryong (Responsable scientifique)
courriel : rythme@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2102

Nous entendons commémorer la naissance d'Etienne Dolet, grand humaniste français, dont la théorie de la traduction et l'idéal de traducteur restent très actuels. Ses préceptes font d'ailleurs toujours partie des études sur la traduction en général. Nous pensons que l'étude de Dolet et de la traduction à la Renaissance peut nous permettre d'envisager une évaluation de la valeur critique et de l'influence que peuvent avoir les traductions dans le champ culturel d’aujourd’hui. Nous espérons également que ce colloque encouragera à la fois les synthèses générales et les études approfondies sur la traduction.
Une autre vocation de ce colloque international sera de promouvoir les relations solides et variées entre la France et la Corée. À travers cet échange interculturel autour de la traduction, nous proposons une approche ‘intempestive’ qui est une critique des savoirs et des activités contemporaines. Nous chercherons à rendre compte du travail accompli dans une grande diversité interdisciplinaire, mais aussi, en nous appuyant sur les propositions théoriques et pratiques des spécialistes de la traduction littéraire, à ouvrir de nouvelles voies de recherches en sciences humaines.
Nous espérons ainsi développer un vaste champ d'échanges et de dialogues où de nombreux intervenants de France, de Corée et d'ailleurs pourront discuter de l'état actuel de la question de la traduction. En élargissant les frontières du savoir, de la langue et de la pensée à partir des études en traductologie, ce colloque nous offrira l'occasion de vérifier la valeur de l'altérité dans et par une rencontre scientifique internationale.


Programme du colloque


[Jeudi 24 septembre : 14h30 – 18h00 (Bâtiment de la Faculté des Lettres, salle 202)]
Session de doctorants

1re partie
Président : YI Yeonghoun (Université Korea)
14h30-14h40 : Mot de bienvenue de GANG Chungryong, responsable du département de
langue et littérature françaises de l’Université Korea
14h40-15h10 : “La réception de Rimbaud en Corée au début du 20e siècle”, SUN Sun /
WI Hyojeong (Université Korea)
15h10-15h40 : “Les traductions en japonais des œuvres de Rabelais”, KAJIRO Aya (Université
Paris IV / Université Keio)

2ème partie
Président : LEE Young-Mock (Université nationale de Séoul)
15h50-16h20 : “«Traduire le souffle, traduire la vie» : Traduire vers une langue étrangère ?”,
CHO Soomi (Université Paris X)
16h20-16h50 : “Traduire le «théâtre des oreilles» : L’oralité de Valère Novarina comme
problème posé à la traduction”, Isabelle BABIN (Université Paris VIII)
17h00-17h30 : “Traduire les proverbes : Le cas d’Alice's Adventures in Wonderland de Lewis
Carroll en français et en coréen”, KIM Heejin (Université Sungkyunkwan)
17h30-18h00 : “La retraduction des œuvres littéraires et le système d’édition : le cas du roman
Le Rouge et le Noir ”, LIM Soonjeung (Ecole d’interprétation et de
traduction de l’Université féminine Ewha)


*


[Vendredi 25 septembre : 10h – 17h40 (Bâtiment de la Bibliothèque digitale du Centennaire,
salle du congrès international)]

Ouverture du colloque


Président : SOHN Jookyoung (Université Korea)
10h30-10h40 : Allocution d’ouverture de HWANG Hieonsan, président de la Société coréenne
d'études de la critique de la traduction
10h40-10h50 : Allocution d’accueil de JON Sunggi, directeur général de l'Institut d'études
de traduction et de rhétorique
10h50-11h00 : Allocution de félicitation de Mireille HUCHON, vice-présidente de la Société
d’Histoire Littéraire de la France

Session plénière ‘Traduction et critique’


1re partie
Président : HAN Daekyun (Université de Cheongju)
11h10-11h50 : “La manière de traduire en toutes langues”, Marie-Luce DEMONET(Université
de Tours)
Débatteur : ITO Gengo (Université Doshisha)
11h50-12h30 : “Le portrait servile des traducteurs du XVIe siècle : humiliation ou
revendication ?”, SOHN Jookyoung (Université Korea)
Débatteur : KIM Junhyun (Institut d’études de traduction et de rhétorique)

2ème partie
Présidente : IM Hyegyong (Université féminine Sookmyung)
14h00-14h40 : “« Fabrique et discours » de la traduction des années 1540 en France : Etudes
comparative et microscopique de quelques traductions d'œuvres italiennes”,
UETANI Toshinori (Université de Tours)
Débatteur : KUBO Miyuki (Université Meiji)


Session plénière ‘Traduction et réception’


1re partie
Présidente : Mireille HUCHON (Université Paris IV)
14h50-15h30 : “Traduire Rabelais en coréen”, YOUH Seuk-Ho (Université Yonsei)
Débatteur : LEE Hyeeun (Université nationale de Séoul)
15h30-16h10 : “Pantagruel de Rabelais en français moderne: questions de traduction
intralinguale”, YI Yeonghoun (Université Korea)
Débatteur : HIRANO Takafumi (Université Rikkyo)

2ème partie
Président : Gérard DESSONS (Université Paris VIII)
16h20-17h00 : “ La diversité culturelle et la mission de la traduction — Réflexions sur la
traduction dans le contexte interculturel ”, XU Jun (Université de Nanjing)
Débatteur : SHIN Okkeun (Université Korea)
17h00-17h40 : “Poids philosophique dans la traduction du Mur de Sartre”, BYUN Kwangbai
(Université Hankuk des études étrangères)
Débatteur : JI Yungrae (Université Korea)


*
[Samedi 26 septembre : 10h00-18h30 (Bâtiment de la Faculté des études internationales, salle 321)]

Session plénière ‘Traduction et poétique’


1re partie
Présidente : Marie-Luce DEMONET(Université de Tours)
10h00-10h40 : “Traduction et poétique française à la Renaissance: Louise Labé Lyonnaise en
habits sapphiques”, Mireille HUCHON (Université Paris IV)
Débatteur : UETANI Toshinori (Université de Tours)
10h40-11h20 : “L’antiquité et le progrès de la métrique dans les traductions «érudites» des
psaumes au XVIe siècle”, ITO Gengo (Université Doshisha)
Débatteur : IWANE Hisashi (Université d'Osaka)

2ème partie
Présidente : MOON Siyeun (Université féminine Sookmyung)
11h30-12h10 : “Poète du poète. Essai de réflexion sur la pratique des poètes-traducteurs”,
Christine LOMBEZ (Université de Nantes)
Débatteur : JIN Jongwha (Université nationale de Gongju)


Session plénière ‘Traduction et philosophie’


Président : YU Kihwan (Université Hankuk des études étrangères)
14h00-14h40 : “Traduire le poème de la philosophie : Descartes”, Gérard DESSONS
(Université Paris VIII)
Débatteur : YUN Seongwoo (Université Hankuk des études étrangères)
14h40-15h20 : “La traduction et les styles d'écriture des philosophes japonais: la question de
l'expression rigoureuse”, UEHARA Mayuko (Université Meisei)
Débatteur : Guillaume JEANMAIRE (Université Korea)


Session plénière ‘Traduction et théorie’


1re partie
Présidente : LEE Jisoon (Université Sungkyunkwan)
15h30-16h10 : “Traduire le vers traditionnel coréen Sijo : approche théorique”,
CHO Jaeryong (Université Korea)
Débatteur : Simon KIM (Université Korea)
16h10-16h50 : “Relire la Querelle d'Homère autour des enjeux traductologiques”, SHIN Junga
(Université Hankuk des études étrangères)
Débatteur : KANG Hiseok (Université Sungkyunkwan)

2ème partie
Présidente : LEE Hyang (Université Korea)
17h00-17h40 : “Les Essais de Montaigne dans les traductions anglaises : traduire et réécrire les
Essais chez John Florio (1603)”, LEE Seon-Hee (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
Débatteur : KIM Junhan (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
17h40-18h20 : “Traduire, entre le proche et le lointain”, Sherry SIMON (Université Concordia)
Débatteur : JUNG Hyeyong (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
18h20-18h30 : Synthèse et fermeture de YI Yeonghoun, président du Comité d’organisation
du colloque


05 octobre 2009

Séminaire Diversité des langues - rentrée 2009

Séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire - #4
Le Texte étranger (de l'EA 1569, Université Paris 8)
TRANSITIONS (UMI 3199, CNRS/NYU)
en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art

La première séance du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire" pour l'année 2009-2010 aura lieu vendredi 16 octobre 2009, 10h-13h, Université Paris 8, salle D301.

Cette séance est prévue en suite directe de la journée d'étude "Quelle Europe de la connaissance?", point d'aboutissement du programme 2007-2009 du séminaire : "Quelle 'société de la connaissance' ? Vocabulaire et institution/s.
(Argumentaire et programme de la journée :
http://www.univ-paris8.fr/agenda/science2_html.php?id_event=437)
(accès à l'université :
http://www.univ-paris8.fr/rubrique.php3?id_rubrique=82)

La première séance du séminaire inaugure le programme 2009-2011 : "Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie", dont vous trouverez l'argumentaire en ligne
(http://recherche.univ-paris8.fr/manif_fich.php?ManNum=2299) :
- présentation générale du progamme
- prévision des travaux 2009-2010
- intervention d'Emilienne Baneth-Nouailhetas : lecture critique de Postcolonial Thought in the French Speaking World, Charles Forsdick and David Murphy eds., Liverpool University Press, 2009.