04 mars 2015

Émile Benveniste, Langues, cultures, religions

Vient de paraître aux éditions Lambert-Lucas,

Émile Benveniste
Langues, cultures, religions
Choix d'articles réunis par Chloé Laplantine et Georges-Jean Pinault


La publication par les éditions Gallimard, Paris, 1966 et 1974, des Problèmes de linguistique générale I et II d’Émile Benveniste a révélé au monde une pensée de première importance en linguistique et en sciences humaines. En dehors de ses contributions à la typologie et à l’histoire des langues, ce savant est la plupart du temps cité pour des apports tels que la théorie de l’énonciation, la pragmatique du langage, ou la dichotomie « histoire » vs « discours ». Ce faisant, on néglige le fait qu’Émile Benveniste a partagé également ses activités de recherche et d’enseignement entre ces « problèmes » de nature strictement linguistique, et d’autres terrains, où les langues et les textes étaient interrogés en vue d’une compréhension globale des cultures, des sociétés et des religions. Plusieurs de ces contributions relevaient aussi de l’anthropologie et de la poétique. C’est pour corriger cet oubli que le présent recueil réunit 34 articles parus de 1930 à 1968 qui portent sur des langues et des cultures très diverses, du monde classique (à partir des sources latines et grecques), du monde iranien et plus largement indo-iranien, ainsi que du domaine non indo-européen, notamment amérindien.


http://www.lambert-lucas.com/langues-cultures-religions

La table des matières est disponible ici






02 mars 2015

CHO Jaeryong : Des phrases traduisantes



Essais critiques de CHO Jaeryong

Publiés chez les Editions Munhakgagisongsa 28 février 2015 en Corée
(489p | 224*150mm | ISBN : 978-89-320-2719-7)
 



Table des matières
 
Préface de l’auteur : Pourquoi, encore et toujours la traduction?
 
Partie I : Epistémologie de la traduction et de la retraduction
 
1. Le défi, le refus et le rê̂ve de la traduction Pour une épistémologie de la traduction
2. La pseudo logique de la globalisation et le dileme de la traduction
3. Epistémologie de la retraduction coréen moderne et toutes les traductions des retraductions
4. L’aventure de la modernité et de la retraduction
 
Partie II : Affinité et traduction
 
1. Mimesis, le destin des mots concepts en traduction
2. Pauvreté de la traduction des littératures mondiales (1)
3. Etat catastrophique de la traduction de la littératures mondiales (2)
4. Est-il possible de traduire le vers en vers? (1)
5. Est-il possible de traduire le vers en vers? (2)
 
Partie III : Intertextualité et traduction
1. Je sais ce dont tu vas écrire : plagiat par anticipation et traduction
2. Praxis de la contrainte, émancipation des lettres, traduire la vie : éloge de <La littérature potentielle en coréen>
3. Traducteur Kim Namjoo : chemin toujours inachevé et encore inexploré
 
Partie IV : Pseudo traduction, création, éthique du traduire
1. Ethique du traduire : critique sur l’approche herméneutique et sur le concept de la déonthologie du traducteur
2. Paradoxe du concept : "l’écart culturel" dans la traduction
3. Pseudo-traduction et ses enjeux Jacques de Nuitmain et sa tentative
4. La littérature de la jeunesse en France qui traduit la société et la vie
   
Supplément : journal intime du traducteur
1. Eloge de l’Indifférence en état de demi-sommeil : postface de la traduction de Un homme qui dort de G. Perec en coréen
2. Entretien avec l’association des traducteurs Ça y est

11 février 2015

Emile Benveniste : vers une poétique générale.

Vient de paraître aux Presses Universitaires de Pau et des Pays de l’Adour (PuPPA)
dans la collection « Linguiste et littérature ». :

Émile Benveniste : vers une poétique générale 

(sous la direction de Sandrine Bédouret-Larraburu et Chloé Laplantine)



« Émile Benveniste (1902-1976), grand linguiste français du xxe siècle, spécialiste avant tout du domaine indo-européen et auteur d’une linguistique générale qui reste un fondement pour la réflexion sur le langage et les langues, s’est intéressé toute sa vie au langage poétique. Cet intérêt apparaît ponctuellement dans ses travaux sur le langage, les langues et cultures ou encore dans quelques textes plus « littéraires ». Ses travaux de linguistique générale ouvrent déjà, en eux-mêmes, sur le problème du langage poétique, et permettent de faire du poème un champ de réflexion possible pour le linguiste. On sait maintenant, grâce à la publication de ses manuscrits sur « la langue de Baudelaire », qu’il avait engagé l’écriture d’un important travail critique sur cette question : « La théorie de la langue poétique est encore à venir < n’existe pas encore >. Le présent essai a pour but d’en hâter un peu l’avènement ».
Ce volume cherche à mettre en regard les travaux inachevés, parvenus jusqu’à nous sous forme de notes manuscrites, avec les Problèmes de linguistique générale. Il constitue les actes du colloque « Émile Benveniste et la littérature » qui s’est tenu en avril 2013 à Bayonne. Les contributions rassemblées ici questionnent de manières diverses le rapport d’un linguiste avec le langage poétique, ses méthodes d’investigation, ses préoccupations terminologiques, et poursuivent en même temps, avec lui, la recherche actuelle d’une poétique. »
  
Ce volume rassemble des textes de Michel Arrivé, Sandrine Bédouret-Larraburu, Vincent Capt, Daniel Delas, Gérard Dessons, Chloé Laplantine, Bérengère Moricheau-Airaud, Georges-Jean Pinault, Alain Rabatel, Jean-François Savang, Matthias Tauveron.


--------------------------------------------------------

Emile Benveniste : vers une poétique générale

(sous la direction de Sandrine Bédouret-Larraburu et Chloé Laplantine)


Vers une poétique générale
Sandrine Bédouret-Larraburu et Chloé Laplantine.

–– Fondements pour une poétique
De l’inachèvement de la poétique de Benveniste
Daniel Delas

Émile Benveniste dans et au-delà de son temps
Sandrine Bédouret-Larraburu

Lettre, écriture et poésie dans la réflexion de Benveniste
Michel Arrivé

Benveniste, un (des) père(s) pour la stylistique
Bérengère Moricheau-Airaud

–– Sémantique et poétique
Rythme et signifiance dans la théorie du langage d’Émile Benveniste
Jean-François Savang

D’un mode de signifiance sémantique pathémique-iconique 
fréquent en poésie à un mode d’énonciation subjectif-empathique
Alain Rabatel

Benveniste et la poétique indo-européenne
Georges-Jean Pinault

Le rôle du poète et du lecteur de poésie :
Construire le « sens » du poème pour Benveniste
Matthias Tauveron

–– Une poétique ouverte sur l’inconnu
D’étranges contrées du langage
Benveniste et l’aventure du Baudelaire
Gérard Dessons,

L’autre du signe,
« Problème de l’autre » à partir du Baudelaire de Benveniste
Vincent Capt

Émile Benveniste, de l’Alaska à Baudelaire, d’inconnu en inconnu
Chloé Laplantine

30 octobre 2014


Henri Meschonnic : théoricien de la traduction

Marcella Leopizzi, Céleste Boccuzzi

Éditeur: Hermann éditeurs des sciences et des arts
Collection / Série: Vertige de la langue
Date de parution: 14/10/2014
Prix de vente au public (TTC) : 35 €
308 pages ; 21 x 15 cm ; broché

Sommaire
Notice introductive
Giovani Dotoli - Préface
Jacques Ancet - Traduire avec Henri Meschonnic
David Banon - Traduction et herméneutique. Henri Meschonnic versus Emmanuel Levinas
Marlena Braester - Ecrire-traduire-écrire
Giovanni Dotoli - Henri Meschonnic militant de la traduction
Alexandre Eyries - Un itinéraire communicationnel à travers la traduction d'Henri Meschonnic. Du sens à la signifiance
Lynne Franjié - "Ceci n'est pas une traduction!"Constantin Frosin - Deux mots sur le Grand-Maître de la traduction que fut Henri Meschonnic
Marcella Leopizzi - Henri Meschonnic et la poétique du traduire "Se una note d'inverno un viaggiatore"
Pascal Maillard - Les enjeux éthiques de la poétique du traduire
Anne Mounic - Henri Meschonnic, poète et traducteur. La force de l'inaccompli
Philippe Païni - L'amour, la connaissance. Traduction de la Bible et écriture du poème avec Henri Meschonnic
Marko Pajevic - Traduire le poème, avec Henri Meschonnic
Alain Rey - A la recherche d'un Verbe restauré: Meschonnic, poète du transfert
Hugo Savino - Traducir Henri Meschonnic
Fabio Scotto - Le "je" se traduit. Sur la théorie de la traduction d'Henri Meschonnic
Marie Vrinat-Nikolov et Patrick Maurus - Henri Meschonnic, le retour en avant
Marcella Leopizzi - Bibliographie chronologique et synoptique de l'oeuvre Meschonnic 
Régine Blaig - Bible. Textes, traductions et documentation. Livres cités dans les traductions d'Henri Meschonnic

14 octobre 2014

LE POSTCOLONIAL COMPARE

ANGLOPHONIE, FRANCOPHONIE

C. Joubert (dir.)


Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, "Littérature hors frontière", 2014

Présentation de l'éditeur

Importée du monde anglophone, la notion de « postcolonial » a d’abord reçu un accueil réticent en France, avant de devenir un sujet clé des débats publics et universitaires. Ce transfert difficile des Postcolonial studies en France sert de point de départ à une réflexion sur l’histoire connectée des empires britannique et français, qui est aussi une histoire comparée des pensées et des idéologies de la différence culturelle.
En rassemblant des auteurs souvent séparés par les cloisonnements nationaux, linguistiques et disciplinaires, et en s’ouvrant aux histoires et aux littératures coloniales anglaises et françaises mais aussi espagnoles et néerlandaises, ce livre fraye de nouvelles pistes pour la compréhension des rapports entre littérature et politique dans la mondialisation actuelle.

Avant-propos. Émilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert
              
Le « postcolonial » à la différence des langues : 
culture, politique et enjeu de monde. Claire Joubert


1. Les Postcolonial studies et l’épreuve comparatiste

Littérature anglaise ou littératures en langue anglaise ? (Traduction française d’Hélène Quiniou) Robert J.C. Young

Quel est l’impact de la notion de whiteness sur les études littéraires postcoloniales ? Genèse du concept et étude du cas de la critique littéraire canadienne. Christine Lorre-Johnston

Critique francophone du postcolonial et critique postcoloniale de la francophonie. Jean-Marc Moura

L’argument civilisateur dans la doctrine coloniale 
de la langue française. Alice Goheneix-Polanski

Edward W. Said, Frantz Fanon et Aimé Césaire. Dominique Combe

Théâtre, terreur et mémoire en contexte postcolonial. Martin Mégevand


2. Les Caraïbes : lieu critique du postcolonial

L’institution de la littérature caribéenne anglophone. (Traduction française d’Hélène Quiniou) Dillon Brown

Hybridité heureuse ou tragédie féconde : le lieu, l’espace et l’archipel caraïbe. J. Michael Dash

Nancy Morejón, la parole des « lieux ouverts » : « nous sommes le golfe pour toujours ». Sandra Monet-Descombey Hernández

« In search of the Talented Tenth » : Léon-Gontran Damas et Albert Helman face à l’Amérind’ « cambriolée ». Kathleen Gyssels

José Marti en Amérique : fascination latino-américaine pour le modèle nord-américain et prémices d'une critique postcoloniale. Claire Hennequet

 Joséphine Baker et Mayotte Capécia : race et genre dans les biographies transcoloniales. Myriam Cottias et Madeleine Dobie

13 septembre 2014

TRADUIRE-ECRIRE

CULTURES, POETIQUES, ANTHROPOLOGIE

Textes réunis et présentés par Arnaud Bernadet et Philippe Payen de la Garanderie

Paris, ENS Editions, 2014, 390 p.

La traduction dite "littéraire" est l'espace d'un double travail, celui des langues sur les littératures, celui des littératures sur les langues. A l'âge de la mondialisation, et d'une emprise économique et technique sans précédent, la tentative indéfiniment recommencée entre le texte original et ses multiples transferts ne peut plus se penser dans l'improbable périmètre de son objet. Force née de l'hybridité de son faire, traduire-écrire est un geste qui a le pouvoir, d'après Victor Hugo dans William Shakespeare, de jeter "un pont entre les peuples" et de servir de "passage des idées". Ses enjeux ne sont pas seulement formels mais également éthiques. En son instabilité créatrice, la traduction relie étroitement la production de la valeur (la qualité artistique des œuvres) à la réinvention des valeurs dans l'espace collectif. Echange et métissage, cette activité de décentrement y déploie chaque fois une pensée spécifique de l'altérité et de la culture. La tâche du traducteur apparaît ainsi inséparablement poétique et politique. (4e de couverture)

Table

Arnaud Bernadet, Philippe Payen de la Garanderie
Introduction. Traduire-écrire: cultures, poétiques, anthropologie

L'atelier du traducteur

William Cliff
La lettre et l'esprit: deux versions successives des Sonnets de William Shakespeare

Gérard Gâcon
La poésie anglaise est-elle traduisible? Une incursion en terre étrangère

Yves Bonnefoy
"Hamlet, c'est comme une vaste montagne dont on peut parcourir librement les pentes"
Entretien avec Stéphanie Roesler

Pier-Pascale Boulanger
Traduire la théorie du traduire d'Henri Meschonnic ou traduire en résistance

La traversée des savoirs

Claire Joubert
Traduction, littérature, culture: déclinaisons du langage dans les disciplines de la mondialisatioin

Arnaud Bernadet
La force de traduire: langues, goûts, manières

Philippe Payen de la Garanderie
La tâche de l'entre-deux: Walter Benjamin

Gérard Dessons
Sortir la traduction de la traduction. Du Bellay: "De ne traduyre les poëtes"

Jean-Charles Vegliante
Traduire, pour ne pas avoir à commencer?

La force de l'étranger

Jaeryong Cho
La double traduction et la corporalisation de l'écriture: le cas de Ch'oe Namson

Olivier Kachler
Des enjeux à retraduire: le poème comme travail de l'étranger

Bertrand Degott
Yves Bonnefoy et les Sonnets. Retraduire, récrire

Andrew Eastman
La traduction invention de langue: les versions d'Arnaut Daniel par Ezra Pound

Catherine Leclerc, Nicole NOlette
Pour ou contre la traduction: L'Homme invisible / The Invisible Man de Patrice Desbiens

Circulations, continuations

Jean-MIchel Caluwé
Traduire l'ineffable: l'art de la prétérition dans le Philomena de Chrétien de Troyes

Ada Tosatti
Maurizio Cucchi poète et traducteur. Au croisement des langes et des genres

Patrick Hersant
"Qu'ici renaisse la poésie morte": Seamus Heaney translateur de Dante

Marie-Antoinette Bissay
Lorand Gaspar et Otto Tolnai: la traduction comme dialogue entre poétique et art

Repères bibliographiques

Claire Leydenbach
La bibliothèque infinie: essai d'inventaire

Arnaud Bernadet

POETIQUE DE VERLAINE

"EN SOURDINE, A MA MANIERE"


Paris, Classiques Garnier, 2014, 1277 p.


Poète du je-ne-sais-quoi, du vague et de la suggestion, Verlaine se revendique aussi comme le "mal Socrate" de la littérature. En sage ironique, ou corrupteur de la cité, il incarne le criminel et le mystique comme le "vagabond des deux sexes". Au cœur de son œuvre, il dispose une éthique de la distorsion qui s'enracine dans une théorie de la manière. Attachée à la sourdine, la manière résulte bien de l'alliance utopique de la parole et du chant, mais elle se décline selon deux mythologies. L'une se rattache à la gaucherie, emblème d'un écrivain qui met en cause le bon goût français, la langue et ses modèles rhétoriques. L'autre fait du corps, déviant ou monstrueux, le lieu même de l'expression artistique. (4e de couverture)

Première partie : Le je-ne-sais-quoi de l'art
Deuxième partie : De la phonographie: science et écriture
Troisième partie : La parole et le chant
Quatrième partie : Etre "Poète-Artiste". La musique et la plastique
Cinquième partie : La "manie des vers et de la prose"
Sixième partie : En quête d'une "puissance d'expression"
Septième partie : Le "clown étonnant". Contrefaçons et malfaçons
Huitième partie : "Tous les moi que je fus et serai". Poétiques du sujet


Henri Meschonnic

LA RIME ET LA VIE

Traduit en russe par Youlia Maritchik

Préface de Gérard Dessons

Moscou, éditions O.G.I, 2014

04 avril 2014

Revue Incertains Regards : dossier Valère Novarina et pièce audiophonique

Parution d'une pièce audiophonique (Valère Novarina, L'Espace furieux, mise en scène de Louis Dieuzayde avec les étudiants de la section théâtre de l'université d'Aix-Marseille) et de deux articles sur L'Espace furieux (Louis Dieuzayde ; Isabelle Babin), dans Incertains Regards - Cahiers dramaturgiques, n° 3 " le verbalisme, langage et déconstruction ", Yannick Butel, Louis Dieuzayde dir., Aix-en-Provence, PUP, 2013.




01 avril 2014

Jae-ryong CHO, Ces poèmes, qui ne savent pas jouer au hasard

Essais critique qui a été publié chez les Editions Munhakdongne / 28 février en Corée : 796p | 224*150mm | 985g | ISBN(13) : 9788954624152
 
Table des matières
 
Préface de l’auteur
 
Partie I : Horizon théorique
1. Question de la voix : du sujet au sujet
2. Question du sujet du poème : subjectivation dans et par le langage
3. Question de l’alégorie : la condition de la poésie moderne
4. Question du goùt et du style : la critique sur le critère poétique
5. Dans le poème, y-a-il toujours la guerre?
 
Partie II : Trois essais sur le rythme
1. Le rythme, le seul porteur du signifiance
2. Ce rythme, qui n’est donc pas celui qui se dit.
3. Le rythme, toujours le rythme, encore le rythme
 
Partie III : Certitude, Object, Langage
1. Présent de l’absence de l’object et la douleur de subjectivation chez Lee Soomyeong
2. Ce LIVRE, qui rê̂ve de la continuité de Mallarmé : le poème-critique-théorique chez Lee Junkyu et Cho Yeonho
3. Provocation infini dans et par le langage de Ham Kiseok
4. Sur la certitude : évènement-dialogue-langage de Kim Un
5. Poème-théâ̂tre reparti dans sa recherche du poème : à propos de Kim Minjung
 
Partie IV : Parodie, Fable, Intertextualité
1. L’avenir du poème-critique dans sa dimention politique : à propos de Kim Jungil
2. La ventriloquie du fablua qui contrô̂le la douleur : Kim Yideum et son univers poétique.
3. Le parodie est toujours fort : pour la sociologie de l’humour et le poème de Kwon Hyeokwoong
4. Le corps qui devient le langage, le langage qui devient le corps : essais sur Kim Loc
5. Les moments du deuil qui se passent avec Homo sacre : Yi Youngjoo et son univers poétique
 
Partie V L’infini et le rythme,
1. Poétique de désœuvrement : Géométrie de l’orange de Ham Kiseok
2. Langage du point d'ébullition et l’objet de la volatilisation : Chloroforme de Song Seunghwan
3. Langage qui se fait attendre : L’univers poétique de Yeo Taech’un
 
Partie VI La voix poétique dans la mésaventure et l’echc
1. Six notes sur l’attente : Baiser précoce de Jung Hana
2. La chanson de damné : Quand est-ce que ce paradis emmenera-t-il les gens brisés? de Kim Seungkyu
3. La manière de maintenir des jours : Un jour terrestre de Yim Kontaek
4. Idea de l’amour qui déborde ce monde actuel : Kangourou est kangourou, moi est moi de Choi Jungrae
5. Poème qui ne regarde que la réalité : Votre station est ce monde où je salue de la main de Namkoong Seon
 
Partie VII Suppément :
A propos de la configuration du monde poétique des années 2000

10 décembre 2013

Vincent Capt, Poétique des écrits bruts, De l'aliéné vers l'autre de la langue, Lambert-Lucas/Collection de l'Art Brut, 2013.

Je signale la parution récente de l’ouvrage de Vincent Capt, Poétique des écrits bruts, De l’aliéné vers l’autre de la langue, aux Editions Lambert-Lucas / Collection de l’Art Brut Lausanne.


4e de couverture :

     La pensée de l'art développée par Jean Dubuffet sous le nom d'"art brut" passe par le langage et concerne les textes autant que les dessins, les peintures ou les sculptures.
     D'anciens écrits asilaires conservés à la Collection de l'Art Brut à Lausanne, sont ici présentés et analysés. Ces "histoires de fou" posent à la critique des difficultés théoriques nombreuses et souvent inédites - autant de problèmes qui impliquent de s'ouvrir à une poétique de l'énonciation, dans le prolongement d'Emile Benveniste et d'Henri Meschonnic.
     Les "écrits bruts" déplacent de l'aliéné vers le langage la question de l'altérité. Déplacement historicisé. Moderne par excellence. C'est ce déplacement qui fait le brut de l'art. C'est ce déplacement qu'explore le présent ouvrage.

Table des matières 

ÉCRIRE POUR ÊTRE AU MONDE
Préface de Sarah Lombardi
 
AVANT-PROPOS
 
INTRODUCTION
 
1. Folie, art brut et langage
2. État de la recherche
3. Les sciences du discours
4. Plan de l’ouvrage
 
1. LE CORPUS
 
1.1 ÉTABLISSEMENT DU CORPUS
1.1.1 Le « moment philologique »
1.1.1.1 États de textes et cotation du corpus
1.1.1.2 Photocopies et transcriptions
1.1.1.3 Établissement des textes et problématique du sujet
1.1.2 Le rapport du chercheur au corpus
1.1.2.1 Induction et déduction
1.1.2.2 Démarche de l’enquête
1.2 CROISER LES DISCOURS AUTOUR DES ÉCRITS BRUTS
1.2.1 Mémoires psychiatrique et artistique
1.2.1.1 Au croisement de l’art et de la folie
1.2.1.2 Le point de vue de l’art sur la folie
1.2.1.3 Le point de vue de la psychiatrie sur l’art
1.2.1.4 Les « rescapés de l’oubli »
1.2.1.5 Les écrits asilaires au croisement des points de vue
1.2.1.6 Écrits asilaires, poésie et littérature
1.2.1.7 Le cas des écrits bruts        
1.2.2 Le système art brut
1.2.2.1 La recherche d’un ailleurs
1.2.2.2 Art brut et institutions
1.3 PAR-DELÀ LE GENRE
1.3.1 Des lettres asilaires aux oeuvres d’art brut
1.3.2 Les systèmes de genre
1.3.3 Le statut d’« oeuvre »
 
2. À LA RECHERCHE DU SUJET PERDU : SUBJECTIVITÉ, ÉNONCIATION, MANIÈRE
 
2.1 QUEL SUJET ?
2.1.1 Note au sujet des sujets
2.1.1.1 Un sujet sans centre
2.1.1.2 Sujet vs individu          
2.1.2 Un sujet dans le langage
2.1.2.1 Sujet de l’énonciation vs locuteur
2.1.2.2 Le sujet de l’énonciation
2.2 UNE PERSPECTIVE ÉNONCIATIVE SUR LE SUJET
2.2.1 De l’univers du discours à une théorie globale du langage
2.2.1.1 Le souffle énonciatif
2.2.1.2 Benveniste insufflateur
2.2.1.3 « Notre » Benveniste
2.2.1.4 La trace ou le processus
2.2.2 Énonciation, temps et relation
2.2.2.1 Un temps axial
2.2.2.2 Le « cadre figuratif » de l’énonciation : une anthropologie de la relation
2.2.2.3 Intersubjectivité
2.2.3 Énonciation et subjectivité
2.2.3.1 L’agir énonciatif
2.2.3.2 Qui est « je » ? Ou plutôt, que fait « je » ?
2.3 LA MANIÈRE
2.3.1 Le sujet de l’art
2.3.1.1 Une manière qui n’est pas une façon
2.3.1.2 Un sujet formel
2.3.1.3 Manière et nom d’auteur
2.3.2 Manière et folie
2.3.2.1 L’art fou, selon Dubuffet puis Thévoz
2.3.2.2 Folie psychiatrique et folie artistique
2.3.2.3 « Qu’est-ce qu’une oeuvre folle ? »
2.3.2.4 Pourquoi la manière est-elle folle ?
2.3.2.5 La manière, le brut et la société
 
3. DU PARTICULIER DES TEXTES À UNE POÉTIQUE DU SPÉCIFIQUE DES DISCOURS
 
3.1 ANALYSE TEXTUELLE, STYLE ET MANIÈRE
3.1.1 Particulier et spécifique
3.1.1.1 Des exemples sans règle ni norme
3.1.1.2 Relativité du particulier
3.1.1.3 Radicalité du spécifique :
       la phrase comme unité du discours ?
3.1.2 L’abandon du style
3.1.2.1 Une référence générique et esthétique
3.1.2.2 Discontinuité du style
3.1.2.3 Un empire dispersé
3.1.2.4 Déshistoricisation et rhétoricité
3.1.2.5 À la place du style, des manières
3.2 LE TEXTE MÉDIATEUR : DU SENS EN LANGUE À LA VALEUR EN DISCOURS
3.2.1 Textualité et discursivité
3.2.1.1 En partant de l’analyse textuelle
3.2.1.2 Textes et signifiance du discours
3.2.2 Langue et discours
3.2.2.1 Vers une pensée du continu
3.2.2.2 Sémiotique et sémantique, cohésion et cohérence
3.2.2.4 Le discours avec Benveniste, tout un programme
3.2.3 Discours et translinguistique
3.2.3.1 Une linguistique de la suture
3.2.3.2 Le « troisième autre »
3.2.4 Une poétique du sujet au lieu d’une rhétorique des genres
3.2.4.1 Les raisons d’un passage
3.2.4.2 Vers une « langue poétique »
3.2.4.3 Valeurs de la manière
 
4. GASPARD CORPATAUX, UNE POÉTIQUE DE LA CONSTELLATION
 
4.1 LOEIL ET LA MAIN À LOEUVRE DE LA SIGNIFIANCE
4.1.1 Une énonciation manuscrite
4.1.2 Les mots constellés
4.1.3 Le miroir du texte
4.2 SYNTAXES
4.2.1 Une syntaxe graphique ?
4.2.2 Une syntaxe rimique ?
4.2.3 Une syntaxe syllabique ?
4.2.4 Une syntaxe métrique ?
4.3 CONSTELLATIONS EN BLOCS
4.3.1 Des blocs graphiques et rythmiques
4.3.2 Des blocs graphiques et rythmiques (suite)
4.3.3 Constellations sonores et graphiques
4.3.4 Non des phrases bloquées, mais des phrases blocs
 
5. JUSTINE PYTHON, UNE POÉTIQUE DU PLEIN
 
5.1 PHRASES VISUELLES
5.1.1 Une énonciation par pages plutôt que par plan de texte
5.1.2 À la ligne
5.2 PHRASES GRAPHIQUES
5.2.1 Il n’y a plus d’espace
5.2.2 Soudure graphique, syntagmation et cooccurrence
5.2.3 Valeur de la lettre
5.2.4 Valeur de la lettre (suite)
5.2.5 Lorsque la gestualité énonce de pair avec une sonorité
    5.3 PHRASES EN SÉRIES
5.3.1 Sérialités
5.3.2 Des séries emboîtées
 
CONCLUSION. DES MANIES DEVENUES MANIÈRES
 
ANNEXE I. TEXTES DE GASPARD CORPATAUX
ANNEXE II. TEXTES DE JUSTINE PYTHON
ANNEXE III. TRANSCRIPTION DES TEXTES DE JUSTINE PYHTON
ANNEXE IV. INDEX DES AUTEURS CITÉS
ANNEXE V. INDEX DES NOTIONS