07 novembre 2009

Culture et matérialisme - Raymond Williams


Je vous signale la traduction française (par Etienne Dobenesque et Nicolas Calvé), aux éditions des Prairies ordinaires, de 7 articles de Raymond Williams écrits entre 1960 et 1988. C'est la première fois qu'il est traduit en français.

Présentation de l'éditeur

L'introduction récente, en France, des Cultural Studies, semble s'être faite au prix de l'oubli de leur hétérogénéité : cette étiquette englobante recouvre en effet des postures intellectuelles, des contenus théoriques et des rapports au politique fort différents. En ce sens, la première traduction française de Raymond Williams se voudrait une introduction à un versant bien spécifique de cette pensée critique. Si ce dernier est souvent présenté, à juste titre, comme l'un des fondateurs des Cultural Studies, il faut immédiatement préciser qu'il envisage ces dernières comme devant donner lieu à une théorie matérialiste de la culture. La pensée de Williams doit en outre être saisie comme un effort permanent pour articuler travail théorique - en inscrivant son œuvre dans un dialogue avec la tradition marxiste - et projets d'émancipation. Si ce recueil ne peut constituer qu'une brève introduction à l'oeuvre prolifique de Williams, elle dessine néanmoins les multiples directions et objets de son travail. De son analyse des mouvements d'avant-garde à la réélaboration des notions centrales de la pensée marxiste - qu'il s'agisse du couple base / superstructure ou de la nécessité de penser les " moyens de communication comme moyens de production " - en passant par la considération de l'imaginaire produit par la ville capitaliste, ce recueil entend donner à lire une œuvre tout à la fois plurielle - par ses objets, ses préoccupations - et dotée d'une forte unité théorique et politique - le matérialisme d'une pensée toujours articulée à la nécessité d'élaborer de nouvelles pratiques politiques. Les Cultural Studios n'ont cessé d'étudier la culture, pour Williams il s'agit également de la transformer.


J'ajoute l'article du Monde des Livres de ce vendredi.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/05/culture-materialisme-de-raymond-williams_1263006_3260.html

"Culture & Matérialisme", de Raymond Williams : la culture comme jeu de forces
LE MONDE DES LIVRES | 05.11.09 | 11h11 • Mis à jour le 05.11.09 | 11h11

e livre numérique et la musique techno, les blogs et la télé-réalité, le déclin de la presse écrite et la violence au cinéma, la fortune de la pornographie et les nouveaux modes de financement privés de la télévision, les consoles de jeux vidéo et le dernier best-seller de Dan Brown : ces faits culturels contemporains entraînent toujours avec eux leur lot de déplorations partagées par les conservateurs comme par les progressistes.

Les premiers voient la culture comme une hiérarchie d'oeuvres plus ou moins novatrices ou universelles, et en appellent au bon goût contre les ravages de l'indistinction actuelle. Les seconds considèrent que les contenus culturels sont au contraire déterminés de l'extérieur par la quête de profit économique ou par le point de vue d'un groupe social spécifique - la bourgeoisie - imposant ses valeurs à toute la population pour la divertir de ses maux ; aussi craignent-ils l'abrutissement des masses et la perte du sens critique. Mais les uns comme les autres se retrouvent derrière un même pessimisme face au développement des nouvelles technologies de communication et des industries culturelles.

Pour saisir la signification et la dynamique de la culture contemporaine, il faut sans doute se débarrasser de ces représentations symétriques. Sans pour autant céder à un optimisme béat face à toute innovation ni à un relativisme qui met tous les produits de l'esprit sur un même plan. Il s'agit donc de fonder à la fois une nouvelle théorie de la culture et un regard critique original. Telle fut l'ambition de l'écrivain et universitaire anglais Raymond Williams (1921-1988).

Nouveau domaine de savoir

Etudiant puis professeur de littérature et d'études théâtrales à Cambridge, auteur de nouvelles, de romans, de pièces et de plus de trente ouvrages théoriques, il fut à l'origine, outre-Manche, du développement des Cultural Studies ("études culturelles"). Depuis le début des années 1960, ce champ d'études pluridisciplinaire s'intéresse à la fonction politique de la culture et aux traductions idéologiques des relations de pouvoir. Il représente aujourd'hui un nouveau domaine du savoir connaissant une expansion mondiale, et qui a permis d'étendre le spectre des oeuvres susceptibles de faire l'objet d'une recherche savante. Désormais, il ne paraît pas incongru de consacrer une thèse à la musique punk ou aux réseaux sociaux d'Internet.

Si Williams a contribué à ouvrir les études littéraires aux cultures médiatiques et populaires, c'est en développant une théorie de la culture comme jeu de forces antagoniques. La culture d'une société n'est pas, selon lui, un tout homogène. Ses divisions internes ne sont pas déterminées par les différences de qualité entre oeuvres classiques et oeuvres marginales, mais par l'organisation des pratiques de création et de communication. A chaque époque, en effet, des conventions esthétiques et des forces institutionnelles variables s'imposent aux créateurs comme aux publics. Williams définit ainsi la "culture dominante" non pas comme une idéologie qui s'imposerait de l'extérieur aux individus, mais comme "la substance et la limite" de leur sens commun : dans notre société, cette perception naturelle du monde est véhiculée par la publicité. Face à ce bloc, il y a des "cultures résiduelles", par exemple la culture ouvrière, et des "cultures émergentes", comme celle des nouveaux médias. Minoritaires, ces pratiques peuvent rejoindre la culture commerciale ou former des espaces "oppositionnels" ou "alternatifs" : les uns contestent les institutions de la culture dominante ; les autres survivent à leurs côtés.

"Dissidents bourgeois"

Intellectuel public de premier rang en Angleterre et auteur internationalement reconnu dans les sciences humaines, Williams n'avait jamais été traduit en français. Rassemblant sept articles écrits entre 1960 et 1988, le recueil qui paraît aujourd'hui offre une bonne introduction à son cadre d'analyse. Ces essais n'ont rien perdu de leur pertinence, tant s'y manifeste la capacité visionnaire de Williams, en particulier sur les technologies de communication.

Malgré une argumentation un peu éclatée, deux aspects retiennent l'attention : l'analyse du poids croissant de la culture commerciale et la réflexion critique sur l'héritage des avant-gardes artistiques et littéraires modernes. L'auteur montre comment la publicité, d'activité marginale et peu respectable dans l'Angleterre de 1850, est devenue "l'art officiel de la société capitaliste moderne" et une source de "valeurs sociales et personnelles". Non seulement les créateurs et les médias sont de plus en plus dépendants de la publicité, mais la culture commerciale a pénétré la culture d'élite.

En retraçant l'histoire des groupes d'avant-garde depuis la fin du XIXe siècle, Raymond Williams montre en effet, outre leurs ambivalences politiques (voir le futurisme italien), leurs contradictions vis-à-vis de la culture marchande. "Dissidents bourgeois", les jeunes innovateurs du modernisme ont souvent défendu, contre leurs familles, les mêmes valeurs individualistes que celles de la publicité. De plus, le "répertoire de l'art moderne", où domine l'image d'un sujet déraciné, a été absorbé par la culture dominante. "Certaines techniques auparavant expérimentales (...) sont devenues les conventions professionnelles d'un art commercial largement diffusé", note-t-il. Aussi, loin d'être opposées, comme le pensent les pessimistes culturels de droite comme de gauche, la culture d'élite moderne et la culture de masse ont aujourd'hui des contenus semblables. Pour expliquer ces convergences, et de manière originale par rapport à ce qu'a produit la sociologie française en ces domaines (notamment Bourdieu), Williams insiste sur la concentration de la vie culturelle dans les grandes métropoles modernes.

La récupération de l'art novateur par le spectacle publicitaire et ses dépendances est-elle aujourd'hui totale ? Non. Williams cherche les cultures alternatives et oppositionnelles de demain dans les pratiques populaires émergentes "qui n'ont pas le marché pour origine" et dans des réseaux de communication autogérés : ainsi de certains usages d'Internet et des télévisions locales. La domination culturelle n'est jamais absolue, la déploration et la nostalgie se révèlent mauvaises conseillères. Le jeu de forces de la culture contemporaine restera encore longtemps ouvert.


CULTURE & MATÉRIALISME de Raymond Williams. Traduit de l'anglais par Nicolas Calvé et Etienne Dobenesque. Les Prairies ordinaires, "Penser/croiser", 246 p., 15 €.

06 novembre 2009

Soutenance Mireille Bousquet : Beckett, l'épuisement

Mireille Bousquet soutiendra sa thèse de littérature anglaise, L'Epuisement dans l'oeuvre de Samuel Beckett : point critique ou lieu commun ?, le vendredi 13 novembre, 14h, Université Paris 8, salle A1003.
Jury : Claire Joubert (directeur, Paris 8), Carle Bonafous-Murat (Paris 3), Bruno Clément (Paris 8 / CNRS), Ciaran Ross (Strasbourg), Pascale Sardin (Bordeaux 3).

04 novembre 2009

« Art et langage : une poétique de l’art vers un ‘rythme des œuvres’ » (soutenance de thèse, Isabelle Davy, 07.11.09, à 14h)

Isabelle Davy-Query

a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse


« Art et langage : une poétique de l’art

vers un ‘rythme des œuvres’ »


le samedi 07 novembre 2009

à 14h


Directeur de thèse

Jean-Louis Boissier


Jury

Bernard Vouilloux, professeur à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux3

Pierre-Damien Huyghe, professeur à l’Université Paris 1-Sorbonne

Gérard Dessons, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis

Jean-Louis Boissier, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis


Salle A 382

Bâtiment A

Université Paris 8

2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex 02

Métro Saint-Denis Université (ligne 13, terminus)

03 novembre 2009

Parution : Sofistike

Je transmets cette information d'AB, avec toutes mes excuses pour le délai :

Yves Le Bozec & Ilias Yocaris ont le plaisir de vous annoncer la parution du premier numéro de Sofistike : http://www.sofistike.fr/.
Présentation :
• Soƒιsτικê est une revue consacrée à la langue sous tous ses aspects, et elle désire accueillir toutes les disciplines traitant directement ou indirectement de la langue française : linguistique, grammaire, stylistique, rhétorique, pragmatique, etc.
▪ le choix du support électronique vise deux objectifs :
- une économie de coût, de sorte que la revue ne nécessite aucun financement et ne fonctionne qu’à partir de la bonne volonté de ses auteurs : elle garde ainsi une totale indépendance vis-à-vis des éditeurs, des universités, des laboratoires ou de tout autre organisme habituellement susceptible de financer ce type d’ouvrage.
- une souplesse de publication : le support électronique permet de sortir du carcan imposé par l’édition papier, et de ses interdits frappant la longueur des articles ; la revue veut pouvoir accueillir aussi bien des ébauches d’essai, que des réflexions brèves ne ressentant pas l’utilité d’un verbiage forcé.
• Soƒιsτικê veut accepter diverses formes d’intervention : bien sûr, des travaux collectifs dirigés sous forme de cahier ; mais aussi des articles autonomes, car la réflexion ne s’inscrit pas toujours dans un groupe.
• Soƒιsτικê est une plateforme de rencontre : la revue n'appartient à aucune chapelle, à aucune coterie, et se veut un lieu de contradictions, voire d’affrontements. On y accueillera les universitaires comme les non-universitaires, les intellectuels et les artistes.

Analyse des classements des universités

Vers quel classement européen des universités ? Etude comparative du classement de Shanghai et des autres classements internationaux

"A la veille de la publication du septième classement de Shanghai, le plus connu, le plus craint et le plus contesté des classements universitaires internationaux, l'Institut Thomas More consacre une nouvelle étude au projet, lancé par Valérie Pécresse pendant la présidence française de l'Union européenne du deuxième semestre 2008, de mise en ¦uvre d'un classement proprement européen.
Conçu à l'origine comme un authentique classement (ranking), la culture du consensus si propre à Bruxelles a transformé le projet en cartographie des établissements (mapping), utile et bienvenu sans doute mais moins propre à inciter le système universitaire européen à la performance et à la réforme.
L'objectif de cette note est d'offrir, à l'aide d'informations claires et précises, un éclairage sur l'ensemble des classements existants, d'en indiquer les forces et les limites, et d'en tirer les leçons pour rendre néanmoins le projet européen le plus efficace et le plus opérationnel possible."
La suite à l'adresse : http://institut-thomas-more.org/pdf/379_fr_BenchmarkITM4-Oct2009.pdf

14 octobre 2009

Séminaire "La pensée critique d'Henri Meschonnic"

Le séminaire de Gérard Dessons sur "La pensée critique d'Henri Meschonnic" a lieu chaque mercredi du premier semestre, de 15h à 18 h à l'université Paris 8 (bât. B, 3e étage). Première séance: mercredi 14 octobre 2009.

Ce séminaire, qui s'inscrit dans le cadre d'un séminaire annuel "Poétique et politique", est conçu en continuité avec le séminaire "Situation de la théorie littéraire - 2010" proposé par Claire Joubert au second semestre (Paris 8, mercredi 15h-18h)

Henri Meschonnic laisse une oeuvre considérable, tant par son volume que par sa portée théorique. Cette oeuvre, élaborée au cours d'une quarantaine d'années, s'est construite sur le principe d'une réflexion conjointe sur le langage, le sujet et la société; la littérature (le "poème" dans la terminologie d'Henri Meschonnic) constituant la pierre de touche de cette théorie d'ensemble.
L'objet de ce séminaire consiste à dégager les enjeux actuels de ce travail, dont l'objectif est une anthropologie historique du langage appuyée sur un renouvellement épistémologique de la notion de rhythme (Critique du rythme, Verdier-poche, 1982) et une théorie de l'historicité. Cette recherche est, en outre, indissociable d'une réflexion sur la traduction, qui n'est pas une prothèse palliant la multiplicité des langues, mais une activité impliquée par la pluralité linguistique (Ethique et politique du traduire, Verdier, 2007).
Le travail du séminaire, qui implique une mise en situation et une clarificationn du système théorique de cette oeuvre, propose une relecture critique d'extraits de textes majeurs.

08 octobre 2009

Colloque international "traduction et critique", université Korea, Séoul

Je transmets cette information à la demande de Jaeryong Cho.


Colloque international ‘Traduction et critique’
pour commémorer le 500ème anniversaire de la naissance d'Etienne Dolet (1509-1546)
(24-27 septembre, Université Korea, Séoul, Corée du Sud)

Informations générales du colloque

■ DATE : jeudi 24 - dimanche 27 septembre 2009
■ LIEU : Université Korea (Bâtiment de la Faculté des Lettres, salles 202 / Bâtiment de
la Bibliothèque digitale du Centennaire, salle du congrès international /
Bâtiment de la Faculté des études internationales, salle 321)
■ LANGUE OFFICIELLE : français
■ ORGANISATION : Equipe de formation des critiques des traductions
Société coréenne d'études de la critique de la traduction
■ PATRONAGE : Société d’histoire littéraire de la France
■ HÔTES : Institut d'études de traduction et de rhétorique de l'Université Korea
Equipe de recherche de l'évaluation des traductions coréennes des chefs- d'oeuvre de la littérature française
■ PARRAINAGE : Université Korea
Ambassade de France en Corée
Fondation Daesan
■ COMITÉ D’ORGANISATION :
Professeur YI Yeonghoun (Président)
courriel : erasme@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2106
Professeur SOHN Jookyoung (Responsable administratif)
courriel : jksohn@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2101
Professeur CHO Jaeryong (Responsable scientifique)
courriel : rythme@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2102

Nous entendons commémorer la naissance d'Etienne Dolet, grand humaniste français, dont la théorie de la traduction et l'idéal de traducteur restent très actuels. Ses préceptes font d'ailleurs toujours partie des études sur la traduction en général. Nous pensons que l'étude de Dolet et de la traduction à la Renaissance peut nous permettre d'envisager une évaluation de la valeur critique et de l'influence que peuvent avoir les traductions dans le champ culturel d’aujourd’hui. Nous espérons également que ce colloque encouragera à la fois les synthèses générales et les études approfondies sur la traduction.
Une autre vocation de ce colloque international sera de promouvoir les relations solides et variées entre la France et la Corée. À travers cet échange interculturel autour de la traduction, nous proposons une approche ‘intempestive’ qui est une critique des savoirs et des activités contemporaines. Nous chercherons à rendre compte du travail accompli dans une grande diversité interdisciplinaire, mais aussi, en nous appuyant sur les propositions théoriques et pratiques des spécialistes de la traduction littéraire, à ouvrir de nouvelles voies de recherches en sciences humaines.
Nous espérons ainsi développer un vaste champ d'échanges et de dialogues où de nombreux intervenants de France, de Corée et d'ailleurs pourront discuter de l'état actuel de la question de la traduction. En élargissant les frontières du savoir, de la langue et de la pensée à partir des études en traductologie, ce colloque nous offrira l'occasion de vérifier la valeur de l'altérité dans et par une rencontre scientifique internationale.


Programme du colloque


[Jeudi 24 septembre : 14h30 – 18h00 (Bâtiment de la Faculté des Lettres, salle 202)]
Session de doctorants

1re partie
Président : YI Yeonghoun (Université Korea)
14h30-14h40 : Mot de bienvenue de GANG Chungryong, responsable du département de
langue et littérature françaises de l’Université Korea
14h40-15h10 : “La réception de Rimbaud en Corée au début du 20e siècle”, SUN Sun /
WI Hyojeong (Université Korea)
15h10-15h40 : “Les traductions en japonais des œuvres de Rabelais”, KAJIRO Aya (Université
Paris IV / Université Keio)

2ème partie
Président : LEE Young-Mock (Université nationale de Séoul)
15h50-16h20 : “«Traduire le souffle, traduire la vie» : Traduire vers une langue étrangère ?”,
CHO Soomi (Université Paris X)
16h20-16h50 : “Traduire le «théâtre des oreilles» : L’oralité de Valère Novarina comme
problème posé à la traduction”, Isabelle BABIN (Université Paris VIII)
17h00-17h30 : “Traduire les proverbes : Le cas d’Alice's Adventures in Wonderland de Lewis
Carroll en français et en coréen”, KIM Heejin (Université Sungkyunkwan)
17h30-18h00 : “La retraduction des œuvres littéraires et le système d’édition : le cas du roman
Le Rouge et le Noir ”, LIM Soonjeung (Ecole d’interprétation et de
traduction de l’Université féminine Ewha)


*


[Vendredi 25 septembre : 10h – 17h40 (Bâtiment de la Bibliothèque digitale du Centennaire,
salle du congrès international)]

Ouverture du colloque


Président : SOHN Jookyoung (Université Korea)
10h30-10h40 : Allocution d’ouverture de HWANG Hieonsan, président de la Société coréenne
d'études de la critique de la traduction
10h40-10h50 : Allocution d’accueil de JON Sunggi, directeur général de l'Institut d'études
de traduction et de rhétorique
10h50-11h00 : Allocution de félicitation de Mireille HUCHON, vice-présidente de la Société
d’Histoire Littéraire de la France

Session plénière ‘Traduction et critique’


1re partie
Président : HAN Daekyun (Université de Cheongju)
11h10-11h50 : “La manière de traduire en toutes langues”, Marie-Luce DEMONET(Université
de Tours)
Débatteur : ITO Gengo (Université Doshisha)
11h50-12h30 : “Le portrait servile des traducteurs du XVIe siècle : humiliation ou
revendication ?”, SOHN Jookyoung (Université Korea)
Débatteur : KIM Junhyun (Institut d’études de traduction et de rhétorique)

2ème partie
Présidente : IM Hyegyong (Université féminine Sookmyung)
14h00-14h40 : “« Fabrique et discours » de la traduction des années 1540 en France : Etudes
comparative et microscopique de quelques traductions d'œuvres italiennes”,
UETANI Toshinori (Université de Tours)
Débatteur : KUBO Miyuki (Université Meiji)


Session plénière ‘Traduction et réception’


1re partie
Présidente : Mireille HUCHON (Université Paris IV)
14h50-15h30 : “Traduire Rabelais en coréen”, YOUH Seuk-Ho (Université Yonsei)
Débatteur : LEE Hyeeun (Université nationale de Séoul)
15h30-16h10 : “Pantagruel de Rabelais en français moderne: questions de traduction
intralinguale”, YI Yeonghoun (Université Korea)
Débatteur : HIRANO Takafumi (Université Rikkyo)

2ème partie
Président : Gérard DESSONS (Université Paris VIII)
16h20-17h00 : “ La diversité culturelle et la mission de la traduction — Réflexions sur la
traduction dans le contexte interculturel ”, XU Jun (Université de Nanjing)
Débatteur : SHIN Okkeun (Université Korea)
17h00-17h40 : “Poids philosophique dans la traduction du Mur de Sartre”, BYUN Kwangbai
(Université Hankuk des études étrangères)
Débatteur : JI Yungrae (Université Korea)


*
[Samedi 26 septembre : 10h00-18h30 (Bâtiment de la Faculté des études internationales, salle 321)]

Session plénière ‘Traduction et poétique’


1re partie
Présidente : Marie-Luce DEMONET(Université de Tours)
10h00-10h40 : “Traduction et poétique française à la Renaissance: Louise Labé Lyonnaise en
habits sapphiques”, Mireille HUCHON (Université Paris IV)
Débatteur : UETANI Toshinori (Université de Tours)
10h40-11h20 : “L’antiquité et le progrès de la métrique dans les traductions «érudites» des
psaumes au XVIe siècle”, ITO Gengo (Université Doshisha)
Débatteur : IWANE Hisashi (Université d'Osaka)

2ème partie
Présidente : MOON Siyeun (Université féminine Sookmyung)
11h30-12h10 : “Poète du poète. Essai de réflexion sur la pratique des poètes-traducteurs”,
Christine LOMBEZ (Université de Nantes)
Débatteur : JIN Jongwha (Université nationale de Gongju)


Session plénière ‘Traduction et philosophie’


Président : YU Kihwan (Université Hankuk des études étrangères)
14h00-14h40 : “Traduire le poème de la philosophie : Descartes”, Gérard DESSONS
(Université Paris VIII)
Débatteur : YUN Seongwoo (Université Hankuk des études étrangères)
14h40-15h20 : “La traduction et les styles d'écriture des philosophes japonais: la question de
l'expression rigoureuse”, UEHARA Mayuko (Université Meisei)
Débatteur : Guillaume JEANMAIRE (Université Korea)


Session plénière ‘Traduction et théorie’


1re partie
Présidente : LEE Jisoon (Université Sungkyunkwan)
15h30-16h10 : “Traduire le vers traditionnel coréen Sijo : approche théorique”,
CHO Jaeryong (Université Korea)
Débatteur : Simon KIM (Université Korea)
16h10-16h50 : “Relire la Querelle d'Homère autour des enjeux traductologiques”, SHIN Junga
(Université Hankuk des études étrangères)
Débatteur : KANG Hiseok (Université Sungkyunkwan)

2ème partie
Présidente : LEE Hyang (Université Korea)
17h00-17h40 : “Les Essais de Montaigne dans les traductions anglaises : traduire et réécrire les
Essais chez John Florio (1603)”, LEE Seon-Hee (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
Débatteur : KIM Junhan (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
17h40-18h20 : “Traduire, entre le proche et le lointain”, Sherry SIMON (Université Concordia)
Débatteur : JUNG Hyeyong (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
18h20-18h30 : Synthèse et fermeture de YI Yeonghoun, président du Comité d’organisation
du colloque


05 octobre 2009

Séminaire Diversité des langues - rentrée 2009

Séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire - #4
Le Texte étranger (de l'EA 1569, Université Paris 8)
TRANSITIONS (UMI 3199, CNRS/NYU)
en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art

La première séance du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire" pour l'année 2009-2010 aura lieu vendredi 16 octobre 2009, 10h-13h, Université Paris 8, salle D301.

Cette séance est prévue en suite directe de la journée d'étude "Quelle Europe de la connaissance?", point d'aboutissement du programme 2007-2009 du séminaire : "Quelle 'société de la connaissance' ? Vocabulaire et institution/s.
(Argumentaire et programme de la journée :
http://www.univ-paris8.fr/agenda/science2_html.php?id_event=437)
(accès à l'université :
http://www.univ-paris8.fr/rubrique.php3?id_rubrique=82)

La première séance du séminaire inaugure le programme 2009-2011 : "Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie", dont vous trouverez l'argumentaire en ligne
(http://recherche.univ-paris8.fr/manif_fich.php?ManNum=2299) :
- présentation générale du progamme
- prévision des travaux 2009-2010
- intervention d'Emilienne Baneth-Nouailhetas : lecture critique de Postcolonial Thought in the French Speaking World, Charles Forsdick and David Murphy eds., Liverpool University Press, 2009.