26 septembre 2013

Pavel A. Florenski, La Perspective inversée (traduit du russe par Olivier Kachler, Allia, 2013)


Paru aux Editions Allia en mars 2013, Pavel A. Florenski, La Perspective inversée, présentation, traduction et notes par Olivier Kachler. 


Présentation de l'éditeur :

Début du vingtième siècle – autour d’une révolution sociale 
La révolution Russe


"On peut ici avancer une hypothèse : ce qui plaît en fait, ce ne sont pas tant les moyens de la représentation comme tels, mais la naïveté et la primitivité de l'art, l'enfance insouciante d'une bonne part de l'alphabet artistique. Certains amateurs ont tendance à considérer les icônes comme un doux balbutiement de bébé. C'est faux : le fait que les icônes transgressant fortement les règles de la perspective soient l'œuvre des grands maîtres, alors qu'une transgression moindre des mêmes règles caractérise plus spécialement les maîtres de second, voire de troisième rang, devrait plutôt conduire à se demander si le jugement de naïveté porté sur l'icône n'est pas lui-même une naïveté."

Cette étude d'une incroyable limpidité bouleverse la manière de considérer les icônes : loin d'être des "dessins d’anal­pha­bètes", elles s'avèrent savamment construites, en accord avec la pensée qu'elles véhi­cu­lent. Dans les icônes, mais aussi dans l'art égyptien, l'art grec ou l'art du Moyen Âge, il n'y a pas de point focal. Ces arts transgressent la perspective, et avec elle l'illusionnisme, au profit de la multitude des points de vue. Le point focal ne se situe pas dans l'image, mais dans l'œil mobile du spectateur. Florenski oppose au point de vue unique de la perspective une dynamique des forces en présence dans la peinture. Pour lui, toute forme est symbolique et ne saurait se suffire à elle-même. Daté de 1919, ce texte est contemporain des recherches plastiques de Malevitch, lui-même profondément marqué par l'art de l'icône. Florenski s'en prend avec virulence à la conception classique de l'histoire de l'art, qui voit dans la Renaissance un acmé jamais égalé. Il défend au contraire l'art des enfants par exemple, capables d'offrir "une vision originale du monde". L'on tient là non seulement un texte précurseur mais aussi un plaidoyer éminemment pédagogique en faveur d'un art ouvert à la vision subjective du spectateur lui-même.
Traduit du russe par Olivier Kachler.

Référence : http://www.editions-allia.com/fr/livre/644/la-perspective-inversee

25 septembre 2013

Franz Boas, Le travail du regard (Michel Espagne, Isabelle Kalinowski dir..)

Vient de se publier aux éditions Armand-Colin, Franz Boas. Le travail du regard, un ouvrage collectif  sous la direction de Michel Espagne et Isabelle Kalinowski.


Sommaire : 

Michel Espagne, Introduction, .

I. Histoires naturellesClaude Imbert : Boas, de Berlin à New York, manières de vivre, manières de voir
Carlo Severi, Boas entre biologie des images et morphologie. Une généalogie intellectuelle
Céline Trautmann-Waller, Unité de l’humanité et unité de la science ? Boas et l’anthropologie physique
Emmanuel Désveaux, L’anthropologie américaine avant et après Boas
Michel Espagne, Franz Boas et la pensée géographique

II. Indiens
Aaron Glass, Le musée portatif. Les premières notes de terrains visuelles de Franz Boas et la récupération des archives par les Indiens
Rainer Hatoum, La collection Boas au musée d’ethnologie de Berlin
Camille Joseph, L’image sans arrière-plan. Franz Boas, la photographie et les illustrations

III. Mots, mythes, formes
Chloé Laplantine, A propos de l’introduction du Handbook of American Indian Languages : une écriture du point de vue
Gildas Salmon, Forme et variante. Franz Boas dans l’histoire du comparatisme
Aldona Jonaitis, Franz Boas et les femmes indiennes
Isabelle Kalinowski, Franz Boas et « l’exubérance des formes »
Camille Joseph, traduction de l'anglais d'un texte inédit de Franz Boas : « L’étude de la géographie »


09 septembre 2013

Jaeryong CHO, La traduction en coréen d’Un homme qui dort de G. Perec

La traduction en coéen d’Un homme qui dort de G. Perec a été publié chez les Editions Munhakdongne 30 juillet en Corée : Posteface et présentation de l’oeuvre par le traducteur
 
Sommaire
Présentation de la collection en coréen de G. Perec
Un homme qui dort
Chronologie de G. Perec
Sur Un homme qui dort et la valeur de la traduction en coréen
 
164p | 216*144mm | 355g | ISBN(13) : 9788954621816

Jaeryong CHO, La poésie coréenne traduite en français avant 1914, in La Histoire des traductions en langue française : XIXe siècle, 1815-1914

Depuis une quarantaine d'années, l'intérêt pour la traduction n'a cessé de croître en France, bien au-delà du monde universitaire. Pourtant, les traducteurs restent encore dans l'ombre de l'Histoire, et avec eux, ce fait pourtant incontestable qu'à côté des oeuvres écrites dans une langue, les traductions d'hier et d'aujourd'hui font partie du patrimoine de celle-ci. Premier à paraître d'un ensemble de quatre volumes qui retraceront l'histoire des traductions en langue française depuis l'invention de l'imprimerie, cet ouvrage s'inscrit dans un ambitieux projet coordonné à l'université Paris-Sorbonne par Yves Chevrel et Jean-Yves Masson, professeurs de littérature comparée. Ni dictionnaire, ni encyclopédie, ni simple compilation de références, il se veut une véritable histoire: celle des oeuvres traduites, des traducteurs et des actes de traduction en langue française, dans tous les domaines où la traduction a joué un rôle, partout où le français a servi de langue de traduction. Fruit de la collaboration d'une soixantaine de spécialistes qui se sont efforcés de rendre accessibles leurs recherches, ce volume qui traite du dix-neuvième siècle s'ouvre par l'examen de grandes questions d'ensemble (théories de la traduction, statut des traducteurs, place des traductions dans la production éditoriale...) avant de se pencher sur les traductions littéraires, par grands genres (poésie, théâtre, fiction...), et non littéraires, par grands domaines intellectuels (sciences, religions, droit, philosophie...). Le tout s'accompagne d'un index de près de deux mille traducteurs dont le rôle a été très largement méconnu jusqu'ici.
  • Relié: 1369 pages
  • Editeur : Editions Verdier (4 octobre 2012)
  • Collection : LITT FRANCAISE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2864326906
  • ISBN-13: 978-2864326908
  • 07 septembre 2013

    Isabelle Babin, « Le texte de Valère Novarina : “un théâtre de forces” »

     
    Je signale la parution d'un article d'Isabelle Babin dans un volume  La Littérature théâtrale, entre le livre et la scène dirigé par Matthieu Mével :

    Isabelle Babin, « Le texte de Valère Novarina : “un théâtre de forces” », dans La Littérature théâtrale, entre le livre et la scène, Matthieu Mével (dir)., Montpellier, L’Entretemps,   Scénogrammes / Matériaux », 2013, p. 39-46. 
     

    29 juin 2013

    La Médiatisation du littéraire dans l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles



    Herausgeber: Florence Boulerie
    ISBN: 978-3-8233-6794-9
    Artikelnr.: 16794
    Erscheinungstermin: 19.06.2013


    22 juin 2013

    Les Cahiers du Chemin (1967-1977) de Georges Lambrichs Poétique d'une revue littéraire



    Vient de paraître aux éditions Honoré Champion
    (bon de commande ci-dessus ou à cette adresse: http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+505614416+1+2+cccdegts1+15140908) :


    Serge Martin


    Les Cahiers du Chemin
    (1967-1977)
    de Georges Lambrichs
    Poétique d’une revue littéraire


    Table des matières de l'ouvrage

    Introduction – Des cahiers pour ouvrir les chemins de la littérature...... 9

    Première partie – Georges Lambrichs : des Cahiers et des livres, l’amateur fidèle...... 13

    Chapitre 1 – Les deux Lambrichs, les mêmes rapports absolus....... 21
    Un débutant qui invente son chemin... 23
    Un auteur qui cherche les plaisirs incommodes... 28
    Un revuiste qui cherche ses Cahiers... 33
    Un éditeur qui trouve sa « Maison »... 37

    Chapitre 2 – Les deux « Chemins », la même aventure achevée....... 43
    1959 : une collection qui ouvre Le Chemin... 46
    1967 : une revue qui continue Le Chemin... 50

    Chapitre 3 – Les deux formats, les deux rubriques, les mêmes hommes de parole.. 53

    Chapitre 4 – Les deux cercles, la même pente douce....... 59
    Dernier portrait : la vacance du saltimbanque... 67

    Deuxième partie – Multiplier les chemins : des Cahiers de voix...... 71

    Chapitre 5 – L’aventure du Chemin : la pluralité des voix....... 75
    Commencer Les Cahiers : le numéro 1... 76
    Commenter Les Cahiers avec Jean Roudaut... 82

    Chapitre 6 – Traversée 1 : Des solos en échos....... 85
    Voix de loin (Perros, Pachet, Stéfan, Chaillou)... 86
    Tenir « tête à tête » avec Georges Perros et Pierre Pachet 88
    « Lire, c’est aimer, entre inconnus » avec Jude Stéfan 91
    S’endormir en chemin d’« écoute intérieure » avec Michel Chaillou 94
    Voix de côté (Butor, Trassard, Réda)... 96
    Propos rêvés avec Michel Butor 97
    Chemins et moulins avec Jean-Loup Trassard 100
    « Basse ambulante » avec Jacques Réda 101

    Chapitre 7 – Traversée 2 : Un duo dissonant....... 105
    Séjourner en chemin avec Michel Deguy... 106
    Du comité à la confession : lectures 107
    Des transports aux rapports : écritures 111
    La poétique en chemin avec Henri Meschonnic... 115
    La pratique d’une théorie : lectures 115
    L’inconnu d’une théorie : écritures 121
    Chemins du rythme : rythmes du Chemin... 125

    Chapitre 8 – Traversée 3 : Un solo pour Oslo avec Le Clézio....... 129
    Les carnets du chemin vers une anthropologie poétique... 131
    Les voix du dessin : des carnets comme un album... 138
    Un chemin d’écriture comme un commencement de langage... 141
    La voix dans la vie et la vie dans la voix... 144

    Chapitre 9 – L’inquiétude des Cahiers : le continu des résonances....... 147
    Finir Les Cahiers : le numéro 30... 149
    Continuer Les Cahiers : La N.R.f. « sans coupure »... 153

    Troisième partie – Résonances en Chemin : Des Cahiers tout contre le dispositif N.R.f/Tel Quel...... 157

    Chapitre 10 – Le mouvement des voix vs. le schéma des structures....... 161
    Le structuralisme en revues... 162
    Le structuralisme et Les Cahiers... 165

    Chapitre 11 – L’aventure des voix vs. les diktats des formalismes....... 169
    Les Cahiers du Chemin tout contre Tel Quel... 170
    « L’inconnu personnel » tout contre l’esprit N.R.f.... 173

    Conclusion – Un chemin qui continue........... 177
    Les fines attaches : « vers l’inconnu de ce que j’écris »... 179

    Bibliographie........... 183
    1. Bibliographie des ouvrages et entretiens de Georges Lambrichs... 183
    Entretiens 184
    2. Sommaires et auteurs des Cahiers du Chemin... 185
    Sommaires des trente numéros de la revue 185
    Classement des auteurs des Cahiers du Chemin selon le nombre des contributions.......... 199
    3. Bibliographie générale... 201

    Index........... 209

    22 février 2013

    Une histoire de la manière. La Licorne 102


     La manière, oubliée depuis deux siècles par les spécialistes de littérature et de philosophie, retrouve une actualité inédite en théorie littéraire et, plus largement, dans les sciences humaines. Elle est révélatrice des enjeux sociaux et éthiques, culturels et politiques, des œuvres et des regards sur les œuvres.
    L’objectif de cette Histoire de la manière, est non seulement  d’établir l’histoire d’un mot et de ses emplois, mais surtout d’étudier l’histoire d’un concept actif dans plusieurs champs du savoir. De la scolastique à la mystique, des théories classiques de l’art à la musicologie, de la philosophie morale à la sociologie, la manière engage une réflexion globale sur l’homme.
     
    Arnaud BERNADET, Gérard DESSONS
             Une histoire de la manière est-elle possible?
                                      ARCHEOLOGIE D'UN CONCEPT
    Jacques-Philippe SAINT-GERAND
             "La manière est un vice d'une société policée où le bon goût tend à la décadence"
    Gérard DESSONS
             Maneries, un mot moderne
    Christel NISSILLE
             La manière dans la tradition de l'enseignement du français en Angleterre au Moyen Âge : modèle du dire et du faire
                                                    ARTISTIQUES
    Violaine ANGER
             Eléments pour une histoire du mot manière dans le domaine musical médiéval
    Katalin BARTHA-KOVACS
             La notion de manière dans le discours sur l'art français du XVIIIe siècle : la "manière inimitable" de Watteau
    Violaine ANGER
             La "manière de sonner" chez Monteverdi : un mot pour essayer de penser l'autonomie de la musique instrumentale
    Jaeryong CHO, Simon KIM
             L' "imitation-comme-manière". Réflexions sur la notion de fang en Extrême-Orient
                                             ANTHROPOLOGIQUES
    Eric MECHOULAN
             Eléments pour une histoire des manières (XVIIe-XVIIIe siècle)
    Normand DOIRON
             De la manière de bien penser
    Arnaud BERNADET
             L'anthropologie modale. Autour de Pierre Bourdieu : art(s), manière(s), goût(s)

    http://licorne.edel.univ-poitiers.fr/sommaire.php?id=5422

    18 janvier 2013

    Écriture(s) et représentations du langage et des langues, Colloque de la SHESL 25-26 janvier 2013

    Colloque SHESL (Société d'Histoire et d'Epistémologie des Sciences du Langage) - HTL (Histoire des Théories Linguistique) 2013.


    Écriture(s) et représentations du langage et des langues

    Dates : 25-26 janvier 2013
    Lieu : Pôle des langues et civilisations
    Responsables : Julie Lefebvre, Université de Lorraine, CREM (EA 3476). Christian Puech, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, UMR 7597


    Ce titre en forme de chiasme peut s’entendre en deux sens : l’écriture comme représentation de la langue/ la place des représentations de l’écriture dans la description linguistique. Premier des « outils linguistiques », première « révolution technologique » dans le registre des arts du langage (Auroux 1994), l’écriture apparaît en effet comme la condition même de l’activité métalinguistique qui aboutit dans l’histoire des idées linguistiques à la grammatisation des langues, aux théorisations du langage et des langues, à la naissance des traditions. D’un autre côté, les descriptions linguistiques ont pu au cours de l’histoire et dans des contextes culturels variés accorder à l’écriture une attention spéciale. Laquelle ?

    Pour son édition 2013, le colloque annuel SHESL/HTL souhaite revenir sur cette condition - purement empirique - du développement de traditions métalinguistiques certes diverses, mais qui partagent cet enracinement dans des systèmes de notations de la parole. L’objectif du colloque serait donc de revenir sur les représentations que donnent de leur condition de possibilité (l’écriture) les traditions grammaticales et linguistiques à des époques et dans des lieux différents.




    http://www.shesl.org/IMG/pdf/Programme_Colloque_Shesl_cle81dc81.pdf

    05 octobre 2012

    Rythme, langue, discours.

    Rythme, langue, discours, recueil coordonné par Michèle Bigot et Pierre Sadoulet, éditions Lambert-Lucas, juillet 2012, 220 p.

    C’est à partir de l’article d’Émile Benveniste de 1951 (« La notion de "rythme” dans son expression linguistique ») qu’Henri Meschonnic problématise en 1982 la notion de rythme et en étudie la dimension linguistique (Critique du rythme : anthropologie historique du langage). Profond renouvellement du thème, source de réflexion pour tous, Critique du rythme est aussi le lieu d’une ouverture, un appel au dépassement. Dans cet esprit, le présent ouvrage rassemble, autour d’un même projet critique, des contributions d’orientations théoriques diverses ouvrant de nouvelles perspectives. Le recueil se distribue en trois volets : rapports entre rythme et langue, rapports entre rythme et texte/discours, et enfin rapports entre rythme et énonciation ou traduction.


    TABLE DES MATIÈRES

    Présentation
    Pierre Sadoulet  .................................................. 7
    Introduction : La question du rythme
    Michèle Bigot ................................................... 25
    1.  Rythme, corps, langage
    Gérard Dessons ................................................ 45

    PREMIÈRE PARTIE
    RYTHME ET LANGUE
    2.  Sur le rythme en anglais
    Bernard Tardy ........................................................61
    3.  Dire un texte théâtral : la lettre du texte et son rythme
    Pierre Sadoulet .........................................................85
    4.  Rythme, syntaxe et diversité des langues
    Jean-Christophe Pitavy ........................................... 99

    DEUXIÈME PARTIE
    RYTHME, TEXTE ET DISCOURS
    5.  Rythme syntaxique et rythme textuel
    Michèle Bigot ......................................................... 137
    6.  Du rythme dans les énumérations
    ou Les Structures d’énumération comme rythme
    Pierre Sadoulet ...................................................... 149

    TROISIÈME PARTIE :
    RYTHME, ÉNONCIATION, TRADUCTION
    7.  La métrique comme composante de la stylistique
    Valérie Beaudouin .....................................................169
    8.  L’énonciation lyrique et la question du rythme
    Michèle Bigot ....................................................... 187
    9.  (En)jeux du rythme et de l’oralité dans un texte poétique africain :
    de la corporalisation au sujet dans Grains de sable de Tanella Boni
    Martin Kouadio .................................................... 197
    10. La traduction dans la théorie du rythme selon Henri Meschonnic
    Anne Béchard-Léauté ...........................................207

    Source : http://www.lambert-lucas.com//index.php?l_nr=ok_dp.php&l_nr_c=783f3d95a940e0c783abc3847e9ae6df&i=161

    09 septembre 2012

    Colloque ARESER - 5 octobre 2012

    La marchandisation de l'enseignement supérieur dans le monde

    Colloque international de l’ARESER (Association de réflexion sur les enseignements supérieur et la recherche)
    Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne
    Vendredi 5 octobre 2012 (13h-19h), salle 216
    13h Ouverture : Charles Soulié (Paris 8), secrétaire de l’ARESER
    13h15 : Eli Thorkelson (Chicago) :« L’usage politique des modèles d’universités étrangères : l’université américaine aux yeux des Français »
    13h45 : Alexandre Bikbov (Moscou) : « L’université en Russie : le prix de la réussite »
    14h15 : Aurore Merle (Hong Kong) : « L’université en Chine : une institution sous tension »
    14h45 : Pierre Vermeren (Paris 1) : « Les universités publiques au Maghreb peuvent-elles s’aligner sur la mondialisation universitaire ? »
    15h15 : Discussion, pause
    16h30 : Donald Broady et Mikael Börjesson (Uppsala) :« Oraison funèbre du modèle suédois »
    17h : Annick Lempérière (Paris 1, IUF) « L’éducation supérieure comme business. Le modèle néolibéral chilien »
    17h30 : Hans Ulrich Jost (Lausanne) : « La révolution oblique des universités suisses »   
    18h : Discussion
    18h30 : Essai de conclusion, Christophe Charle (Paris 1, IUF), président de l’ARESER

    16 août 2012

    Saussure et la littérature



    Table des matières
    Sandrine Bédouret-Larraburu, Gisèle Prignitz, Université de Pau et des Pays de l’Adour, CRPHL et GRALP,  Avant-propos.
    Sandrine Bédouret-Larraburu, UPPA, Polart, « Littérature et linguistique : quelle place pour Saussure ? »

    *  * *
    Michel Arrivé, Université de Paris Ouest Nanterre la Défense, MoDyCo, UMR 7114, « De la lettre à la littérature : un trajet saussurien ».
    Gérard Dessons, Université Paris VIII, Polart, « Qu’est-ce qu’un point de vue proprement littéraire » ?
    Pierre-Yves Testenoire, Université de Rouen, ERIAC, « Littérature orale et sémiologie saussurienne ? »

    *  * *
    Francis Gandon, Université de Caen, CRISC0, EA 4255, « Saussure poéticien : la tache aveugle de l’écriture ».
    Daniel Delas, Université de Cergy-Pontoise, « La pensée saussurienne et la génétique des textes littéraires ».
    Jaeryong Cho, Université de Korea, Polart, « Fondation de la "poétique du traduire" : de Ferdinand de Saussure à Henri Meschonnic ».
    Serge Martin, Université de Caen, LASLAR (EA 4256), Polart, « Non sa place mais son mouvement. Ferdinand de Saussure - Henri Meschonnic (les années 70) : une anthropologie historique du langage continuée ».

    *  * *
    Chloé Laplantine, CNRS, Polart, « À propos du cours de versification française de F. de Saussure ».
    Laurent Mourey, Lycée de Sélestat, « Du discours au poème. Saussure et Mallarmé : points de vue croisés ».
    Jean-Gérard Lapacherie, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Platitudes verbales et littérature contemporaine ».


    Site de référence : www.presses-univ-pau.fr
     

    27 juillet 2012

    Bruno CLAISSE, Les Illuminations et l'accession au réel


    Classiques Garnier
    "Etudes rimbaldiennes"
    287 pages, 39 €
    ISBN : 978-2-86432-676-2

    "Ce livre a une boussole, le titre Les Illuminations qui annonce deux luminosités: au propre, les 'lumières inouïes' du modernisme et, au figuré, la lumière du vrai, telle celle qui détourne 'un couple de jeunesse' des illusions scientistes.
    Aussi réinventer sa vie est-ce épanouir son génie; il faut donc 'être fort', c'est-à-dire ne pas 's'évader de la réalité', pour transformer l'obstacle de 'notre inhabileté fatale' en tremplin de ce génie; telle est en effet la 'Guerre [...] de logique bien imprévue' appelant à 'éteindre' l'obstacle des obstacles: 'la réalité rugueuse' et son tragique. Or, comme ne cessent de le montrer Les Illuminations, rien de plus tentant que de sacrifier le réel à l'irréel."
    (Quatrième de couverture)
    http://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=682&category_id=25&option=com_virtuemart&Itemid=1

    Table des matières

    Lire Les Illuminations

    Deux préludes aux Illuminations
    - Le Zut à Louis-Xavier de Ricard
    - L’irréductible tragique d’Une saison en enfer

    « Elever la substance de nos fortunes », malgré et par le tragique
    - Guerre et A une raison : de la providence tragique à la folie métaphysique
    - Conte ou le double mortel
    - Matinée d’ivresse sans « paradis artificiels »

    L’assujettissement de la réalité au fantasme
    - L’évasion arctique de Barbare
    - La vampire d’Angoisse ou la dénégation du réel rugueux

    Les intermittences de la « Force » et l’inobservance du réel
    - Parade ou l’œuvre-monstre
    - Dévotion ou « notre propre vice sérieux »

    La mise à distance de la ville par le dédoublement
    - Ouvriers ou la fête manquée
    - Ville ou la machine infernale

    Le désapprentissage du donné par le divertissement
    - Nocturne vulgaire ou l’envoûtement du rêve éveillé
    - Scènes ou le divertissement
    - Soir historique ou l’illusoire

    Le sursaut de l’humour face au « moderne »
    - La géographie du moderne selon Mystique
    - L’humour industriel de Villes (« Ce sont des villes ! […] »)
    - La mise à l’écart des fantasmagories modernes : de Mouvement à Marine
    - Solde ou « ce qu’on ne vendra jamais »
    - L’accession au réel ou le Génie

    Bibliographie rimbaldienne

    Index des noms

    18 juillet 2012

    Le rythme critique d'Henri Meschonnic

    Un compte-rendu de Maïté Snauwaert à propos de Critique du rythme. Anthropologie historique du Langage (Henri Meschonnic, 1982) sur le site de Fabula : http://www.fabula.org/revue/document7129.php

    17 juillet 2012

    Dans l'atelier du style : Du manuscrit à l'œuvre publiée

    Dans l'atelier du style : Du manuscrit à l'œuvre publiée

    Etudes réunies et présentées par Stéphane BIKIALO et Sabine Pétillon



    Aborder le style d’une œuvre en prenant en compte ses brouillons, s’attacher à la création en acte, comme processus plus que comme résultat, faire du style et de l’œuvre des notions dynamiques, ouvertes, voilà l’objectif de ce volume, qu’on pourrait résumer avec l’écrivain contemporain Bernard Noël : « La perfection fut dans le trajet, comment serait-elle dans la trace ? ». À travers la notion récente de « style de genèse » (A. Herschberg Pierrot), c’est cette appréhension du style de l’œuvre comme ouvert vers l’amont (le brouillon) auquel un volume collectif se consacre pour la première fois. De Marcel Proust à Antoine Emaz en passant par Samuel Beckett, Annie Ernaux, Vladimir Nabokov, Jean-Paul Sartre et Bernard Noël, ce volume aborde le style d’auteurs fondamentaux des XXème et XXIème siècles du point de vue de la dynamique de la création. L’œuvre et le style de Bernard Noël, auteur majeur de notre époque qui a creusé le rapport entre le corps et l’écriture dans toutes ses dimensions, ne pouvait qu’être au centre de ce volume. Outre les articles qui lui sont consacrés, outre les manuscrits inédits qu’il a acceptés de laisser publier par La Licorne, l’auteur livre ici un texte inédit, « Qu’est-ce qu’écrire 3 », étape supplémentaire d’une réflexion continuée sur l’écriture qu’il mène depuis 1954.



    http://licorne.edel.univ-poitiers.fr/sommaire.php?id=5241