26 septembre 2009

Les nouveaux réacs - prolongements sept. 2009

Daniel Lindenberg, auteur du Rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires (Seuil, 2002) qui avait donné le point de départ du séminaire Polart sur Débat et démocratie, vient de faire paraître Le Procès des Lumières. Essai sur la mondialisation des idées (Seuil, sortie le 10 septembre 2009 - 291p.)

Je cite la "Présentation de l'éditeur" :

Sept ans après son " enquête sur les nouveaux réactionnaires " qui avait déchaîné les controverses (Le Rappel à l'ordre, 2002), l'histoire semble avoir donné raison à Daniel Lindenberg. Le grand retournement idéologique qu'il avait identifié au seuil des années 2000 en France s'inscrit désormais dans une mondialisation des idées caractérisée par la montée des "révolutions conservatrices " un peu partout dans le monde. Retournant les Lumières contre elles-mêmes, à l'instar de leurs illustres devanciers des années 1930, les champions de ce nouveau backlash oeuvrent au recul de la rationalité et flattent des conceptions autoritaires et parfois racistes de la vie collective. Sous les apparences du mouvement, voire de la " rupture ", c'est toujours une haine sourde de la modernité et de la démocratie qui les unit et constitue le fond de leur programme.

24 septembre 2009

Emile Benveniste. Pour vivre langage

Je recopie depuis le site de Martin Ritman la nouvelle de la parution à l'Atelier du grand tétras ( http://craac.free.fr/ ) du volume Emile Benveniste Pour vivre langage

http://martinritman.blogspot.com/2009/09/emile-benveniste-pour-vivre-langage-un.html


Suite à une journée d'étude à l'IMEC (abbaye d'Ardenne, Caen) le 30 mai 2008, paraît ce livre dédié à Henri Meschonnic. Il vient ouvrir la nouvelle collection liée à la revue Résonance générale, cahiers pour la poétique: "Résonance générale, essais pour la poétique" et constitue son numéro 1. Ce livre a reçu le soutien de l'IUFM de Basse-Normandie.

Le sommaire de ce livre de 112 pages aux éditions l'Atelier du grand tétras (Au-dessus du village 25210 Mont de Laval) à commander au 03 81 68 91 91 ou latelierdugrandtetras@wanadoo.fr au prix de 13 euros :


Serge Martin et Jean-François Thémines (université de Caen Basse-normandie) => présentation

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Émile Benveniste => Manuscrits inédits

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Chloé Laplantine (ITEM et université Paris VIII) => La poétique d’Emile Benveniste

Jérôme Roger (université Bordeaux IV et IUFM d’Aquitaine) => Emile Benveniste contre la doxa : l’allure pensive de l’essai

Laurent Mourey (lycée, Sélestat) => Benveniste, phrase, discours, littérature. Penser le langage et le poème dans les silences des programmes de l’enseignement secondaire

Gérard Dessons (université Paris VIII) => La place du poème dans la théorie du discours

Daniel Delas (université de Cergy-Pontoise) => L’aporie du sujet dans la réflexion post-coloniale

Serge Martin (université Caen Basse-normandie) => Emile Benveniste, aujourd'hui : la relation dans et par le language

***

Henri Meschonnic => « Partant de Benveniste » en 1970… et en 2009 (entretien et poème)

18 septembre 2009

Journée d'étude : Quelle Europe de la connaissance?

Le jeudi 15 octobre 2009
Université Paris 8, Bâtiment D, salle 143

Quelle Europe de la connaissance ?

Journée d'étude du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire"
organisée par Le Texte étranger (Université Paris 8 - resp. Claire Joubert) et TRANSITIONS (CRNS/NYU - resp. Emilienne Baneth-Nouailhetas), en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art

Programme :
10h. Présentation
10h.30. Yves Abrioux (Université Paris 8) - Adam Smith : la littérature et la démocratie d'opinion
11h.30. Jürgen Trabant (Freie Universität, Berlin) - « Rester toujours dans la recherche » : Humboldt, université, langage
12h.30. Gérard Dessons (Université Paris 8) - Qu'est-ce qu'un vocabulaire ?
pause déjeuner
15h. Barbara Cassin (CNRS) - Pluralité et relativisme : quelques remarques pour une Europe à partir de Hannah Arendt
16h-18h. Table ronde, présentée par Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert : Quelle Europe de la connaissance ?

Le séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire associe Le Texte étranger, groupe de la recherche en littérature anglaise (composante de l'UPRES/EA 1569 - Transferts critiques et dynamique des savoirs, domaine anglophone, Université Paris 8) et TRANSITIONS, Centre de recherche international en sciences humaines (UMI 3199, CNRS/NYU). Ce séminaire commun
cherche à explorer les points névralgiques à l'intersection de leurs démarches respectives : émergences de l'étranger dans le texte anglophone ; effets de multilinguisme et feuilletage de l'histoire coloniale et postcoloniale ; le littéraire comme travail historique de l'altérité dans
les langues ; poétique et politique de la culture ; politique des sciences de la culture en contexte de postcolonialité et de mondialisation.

Cette journée d'étude conclut le programme 2007-2009 du séminaire : « Quelle 'société de la connaissance' ? Vocabulaire et institution/s », dont l'argumentaire développé est en ligne :
http://polartnet.free.fr/textes/chantiers_polart/Seminaire_Diversite_des_langues_2007.pdf
Il s'agissait retourner le cadre proposé par la politique européenne dans le contexte de compétition mondiale du capitalisme cognitif (concentrée dans la « stratégie de Lisbonne » de l'Union Européenne) sur son envers : à la perspective d'une « société »/économie de « la connaissance », renvoyer la question des savoirs sur la société. Tenter de rouvrir, et de maintenir ouverte, la question de savoir quelle société est produite par quelle connaissance : quelle démocratie, quels internationalismes, par quelles pratiques et quelles institutions disciplinaires, intellectuelles, culturelles.
Les nouvelles mobilisations universitaires de l'année 2009-2010 ont donné à ces travaux une pertinence très particulière, et ont construit un contexte de réflexion dont va pouvoir bénéficier cette journée de conclusion : contexte qui s'est effectivement largement ouvert, au cours des débats sur les réformes de l'université, sur la nature de la jointure entre épistémologique et institutionnel ; savoir et pouvoir.
Ce sont ces enjeux de politique des savoirs contemporains sur les cultures que nous voulons approfondir ici dans l'épaisseur historique de certaines de leurs lignes généalogiques : les figures de Adam Smith, Wilhelm von Humboldt, Hannah Arendt (et Google) et Emile Benveniste, mises au programme de la journée d'étude, permettent de réfléchir aux rapports entre savoirs du
langage et de la culture (rhétorique, philologie, linguistique), démocratie libérale et néolibéralisme, et constitution culturelle historique de l'Europe.

En ce sens, la journée inaugure aussi le programme 2009-2011 du séminaire : « Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie » - où il s'agira de construire un comparatisme qui permette de mettre en relief les tensions et les enjeux des pensées contemporaines du rapport international en contexte de mondialisation. La visée sera de tenir bien visible ce champ de
question - question du rapport entre culture et (géo)politique ; savoir et pouvoir - comme champ de luttes et d'histoire.
Pour articuler les deux programmes, nous avons prévu la prémière séance du séminaire 2009-2011 le lendemain de la journée d'étude : vendredi 16 octobre, 10h-13h, Université Paris 8, Bâtiment D, salle D301.
Les précisions du programme seront annoncées en ligne ultérieurement.
(Pour tout renseignement complémentaire : claire.joubert@univ-paris8.fr)

13 septembre 2009

Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales : les membres

Composition du Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales PRESIDENTE :Marie Claude MAUREL – Directrice d’études à l’EHESS – Directrice du CEFRES (Centre Français de Recherche en Sciences Sociales, Prague)

MEMBRES DU COLLEGE SCIENTIFIQUEMadeleine AKRICH - Directrice du Centre de Sociologie de l’innovation (CSI) de l’Ecole des Mines ParisTech
Jean-Paul CAVERNI – Président de l’Université de Provence/ Aix-Marseille I
Antoine COMPAGNON – Professeur au Collège de France (Chaire de Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie)
Stanislas DEHAENE – Professeur au Collège de France (Chaire de Psychologie cognitive expérimentale) - Directeur de l’unité mixte INSERM-CEA 562 de Neuroimagerie Cognitive
Philippe DESCOLA – Professeur au Collège de France (Chaire d’Anthropologie naturelle).
François DUBET – Professeur à l’Université Bordeaux II-Victor Segalen et Directeur d’Etudes à l’EHESS (Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologiques – CADIS)
Jon ELSTER – Professeur, Chaire Robert King Merton (University of Columbia) - Professeur au collège de France («Rationalité et sciences sociales»)
Claudio GALDERISI – Professeur à l’Université de Poitiers – Directeur du Centre d’Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale
Claude GAUVARD – Professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne/Paris I
Michel GRIMALDI – Professeur à l’Université Panthéon-Assas/Paris II
Gérard GRUNBERG – Directeur de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po)
Anne-Marie GUIMIER-SORBETS – Professeur à l’Université Paris X – Directrice du Centre de recherche «Archéologies et sciences de l’Antiquité» au sein de la Maison René Ginouvès
Gilles LAURENT –Professeur, Département Marketing de HEC
Christiane MARCHELLO-NIZIA – Professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon
Horst MÖLLER – Professeur à l’Université de Munich (Histoire contemporaine) et Directeur de l’Institut für Zeitgeschichte
Philippe MONGIN – Directeur de recherche au CNRS et Professeur à HEC
Jean-Robert PITTE – Professeur à l’université Paris-Sorbonne /Paris IV (Chaire de Géographie Humaine) – Ancien président de Paris-Sorbonne – Membre de l’Institut
Alain RENAUT – Professeur à l’Université Paris-Sorbonne/Paris IV (Chaire de philosophie politique et éthique)
Jean-Frédéric SCHAUB – Directeur d’études à l’EHESS («L’institution des autorités» – Histoire comparée)
Aldo SCHIAVONE – Directeur de l’Institut Italien de Sciences Humaines
Alain TRANNOY – Directeur d’études à l’EHESS (Groupe d’Etudes et de Recherche en Economie publique)

MEMBRES DU COLLEGE DES PERSONNALITES QUALIFIEESJean-Louis ETIENNE – Médecin et explorateur
Jacques JULLIARD – Historien- Editorialiste
Bruno PATINO – Directeur de France Culture
Franck RIBOUD – PDG et président du comité exécutif du Groupe Danone
Serge VILLEPELET – Président de PricewaterhouseCoopers France

RAPPORTEUR DES TRAVAUX DU CONSEILEdouard HUSSON – Professeur à l’Université d’Amiens (Histoire des conflits contemporains)

11 septembre 2009

L'Ecole : pétition de la rentrée

je transmets :

PÉTITION ÉCOLE EN DANGER - http://www.ecoleendanger.org/

Tous concernés, Tous mobilisés
pour un service public d'éducation de qualité pour Tous.

Nous, parents d'élèves, salariés de l'éducation, étudiants ou individus soucieux d'un service public d'éducation de qualité pour tous, sommes conscients de la gravité des attaques portées contre l'école, de la maternelle à l'université, et contre ceux qui osent la défendre.

C'est pourquoi nous affirmons, par la présente, que nous soutenons les revendications portées par les collectifs Ecole en Danger mobilisés depuis de nombreux mois contre les réformes Darcos et Pécresse.

Nous demandons notamment :

La création des postes de titulaires et de remplaçants nécessaires à un fonctionnement de qualité du service public d'éducation et par conséquent l'arrêt des suppressions de postes (actuellement compensées par l'utilisation massive des heures supplémentaires et le recours aux personnels précaires non formés)
Une véritable formation initiale et continue des enseignants (cf IUFM) et la titularisation des personnels précaires après formation
Le maintien d'une école maternelle gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le désirent dès deux ans (cf Jardins d'éveil)
L'ouverture d'une concertation sur les nouveaux programmes
La prise en charge des enfants en difficulté par des personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires, avec des mesures pédagogiques adaptées et sur le temps scolaire (cf RASED)
Une véritable protection des données personnelles des élèves recueillies dans le cadre de la scolarité et par là, l'abandon des fichiers centralisés permettant des interconnexions avec d'autres bases administratives (cf BASE ELEVES)
Le maintien d'écoles en rapport de proximité avec les parents et de directeurs en lien avec la pédagogie et sans rapport hiérarchique avec les enseignants (cf EPEP)
La garantie de la liberté pédagogique des enseignants, le respect des droits syndicaux et du droit de grève (cf SMA)
La levée des diverses sanctions touchant les enseignants désobéisseurs ou les lycéens et étudiants mobilisés et, plus généralement, l'arrêt de la politique de surveillance et de répression contre tous ceux qui, portant ouvertement l'exigence d'une école de la réussite pour tous, refusent d'obéir à des demandes institutionnelles dégradant les conditions d'enseignement et d'apprentissage.

Coordination nationale des universités : P8, le 30 septembre

La réunion préparatoire du comité d'organisation de la prochaine CNU, prévue à Paris 8 le mercredi 30 septembre confirme qu'il s'agit d'une CNU OUVERTE :
Je cite :
c'est-à-dire avec des personnes mandatées par les AG de rentrée + qui désire participer à cette CNU (auto-mandatées si les AG n'ont pas encore eu lieu). Les débats seront donc publics, le coeur de la problématique demeurant : quelle forme(s d'action(s) trouver qui ne reconduise(nt) pas ce qui s'est fait l'an dernier et COMMENT et POURQUOI continuer la lutte contre la LRU. Les universités sont donc invitées à appeler à des AG de rentrée, certaines les ont déjà convoquées.
L'ordre du jour envisagé, et qui sera à discuter avec les porte-paroles de la CNU, pourrait poser les points suivants :
* point sur la "rentrée LRU"
*point sur la répression judiciaire et administrative
*infos sur les décrets votés cet été
*rappel des engagements pris en juin, à rediscuter : refus de la modulation des services, refus des entretiens professionnels, refus de la remontée des maquettes de master

L'humain sans les langues : Conseil pour les SHS

Le président de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur nous communique ce message :

Un ""Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales", dont la création avait été annoncée, vient d'être installé par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Vous trouverez sur le site de la SAES (rubrique "profession") la lettre que la SAES, avec six autres associations, a décidé d'envoyer à Madame Valérie Pécresse au sujet de la composition de ce Conseil. Ce dernier en effet ne comporte pas de membre issu du domaine des langues, littératures et civilisations étrangères.
(Lien direct ici.)

La composition du Conseil est à connaître, au-delà de cette seule question : voir le site du Ministère à la page http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid48762/composition-conseil-pour-developpement-des-humanites-des-sciences-sociales.html.

09 septembre 2009

Pour rappel : histoire des mobilisations 2008-2009

Au moment de remettre à jour la rubrique "Aujourd'hui" du blog, je rassemble ici pour archive l'état de la rubrique à la fin de l'année universitaire 2009 (tout en rappelant que l'intention n'était en aucune façon l'exhaustivité) :

Etat des luttes scientifiques

Le 2 février, l'université et les laboratoires s'arrêtent!

1. Lieux d'information, analyse, action :
Elections européennes : réponses des partis aux lettres de SLR et de la Ronde des obstinés (28 mai-7 juin 2009)
Etat des mobilisations : au 18 février 2009, 60 établissements étaient en grève (carte tenue à jour par Christophe Sequinot, Lille I) - le site wiki "LRU" fait un suivi (consulté le 6 avril)
Carte des universités en grève - publiée dans Le Monde (site), 11 février 2009
SLR (Sauvons la recherche)
SLU (Sauvons l'université)
ARESER (Association de réflexion sur l'enseignement supérieur et la recherche) - blog de l'ARESER.
POOLP ("Le site des personnels obstinément opposés à la loi Pécresse", dite LRU)
Appel international (lancé le 11 février 2009)


2. Parmi les points de conflit - enseignement et recherche (depuis déc. 2008) :
- Coordination nationale des BIATOSS
- Coordination nationale des doctorant-e-s (12 mars 2009)
- Coordination nationale des laboratoires (12 mars 2009)
- réactions au décret de modification des statuts des enseignants-chercheurs. Une analyse du décret, par Olivier Beaud (PR Droit, P2) est téléchargeable à partir de la page d'accueil du site SLU.
- réactions à la réforme ("mastérisation") des préparations aux métiers de l'enseignement et la disparition des IUFM - Appel du 8 novembre consultable sur le site SLU
- pétition contre la disparition des DUT (consultable sur le site SLU)
- pétition pour la démission de X. Darcos (lancée le 13 fév. 2009 après les déclarations du ministre à la radio, le 12 fév. sur RMC), qui vient après l'Appel des maîtres des écoles primaires (nov. 2008) "contre la démolition de l'école publique" ; Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
- mobilisation contre la disparition des Sciences économiques et sociales dans les programmes du secondaire. Le projet de réforme du lycée, qui engageait cette question, a été provisoirement retiré par X. Darcos le 16 déc. 2008.
- contre les pratiques de l'évaluation dans le cadre de l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) : bibliométrie, et classement des revues scientifiques - Appel au moratoire sur les expertises, consultable sur SLU
- contre les pratiques de l'expertise de l'ANR (Agence nationale de la recherche) - Appel au moratoire sur les expertises, consultable sur SLU
- le cadre européen de l'évaluation et du classement des revues : ERIH (European Reference Index for the Humanities)

- réforme du CNRS, et effets sur le département SHS (Sciences humaines et sociales) spécifiquement
- classement international des universités (Shanghai - ou Academic Ranking of World Universities ; THES - Times Higher Education Ranking)
- Collectif Papera "pour l'abolition de la précarité dans l'Enseignement supérieur, la Recherche, et ailleurs".

3. Autres fronts de politique du savoir :
- Archives Nationales en danger, "vers une société sans mémoire?" (article paru dans L'Humanité, avril 2009)
- pétition contre le classement des revues de sciences humaines et sociale (lancée le 18 fév. 2009)
- "Usages et mésusages de l'histoire" (voir le blog/"édition participative" du même titre sur Mediapart)
- "Sauvons la statistique publique" : mobilisation contre les dangers actuellement encourus par la statistique publique en France, par exemple dans le processus de délocalisation de l'INSEE à Metz (depuis déc. 2008)
- appel au soutien des journalistes de l'AFP (24 fév. 2009)

4. A l'étranger :
- Vague européenne. Pour une convergence des luttes nationales en Europe, manifestation prévue au Sommet de Louvain, fin avril.
- un point de
vue dans The Irish Times : craintes pour la "academic freedom" (16 février 09)
- mobilisation lycéenne et étudiante en Grèce cet automne
- résistances étudiantes à l'application du processus de Bologne dans les universités espagnoles (El Pais, 5 déc. 2008 ; OEPU)
- occupation de la New School for Social Research, New York ("New School in Exile"), en protestation contre la "corporatization" de la recherche et de l'enseignement supérieur durant cet automne

02 septembre 2009

Deux circulaires importantes

Je fais suivre pour information, dans l'avalanche des décrets et circulaires de l'été,
deux textes qui me semblent particulièrement importants :

- la circulaire du 5-8 sur la déconcentration de la gestion de la carrière des EC (il faut être attentif, entre autres,
à l'Annexe II) : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid20536/rubrique-bo.html?cid_bo=42612

- la circulaire du 27-8 sur l'organisation des stages pour les étudiants de master, pour l'essentiel sous la responsabilité des universités et ce, dès cette année (les cinq derniers paragraphes concernent bien l'année 2009-2010; c'est dans l'annexe 2 qu'on apprend que l'évaluation des deux types de stage est de la responsabilité de l'université) :
http://www.education.gouv.fr/cid42647/mene0917847c.html

Bonnes luttes

PMA

17 août 2009

Parution de l'arrêté sur les services des enseignants-chercheurs

Vient de paraître au JO du 14 août 2009 l' "Arrêté du 31 juillet 2009 approuvant le référentiel national d’équivalences horaires établi en application du II de l’article 7 du décret no 84-431 du 6 juin 1984 modifié fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences".

09 août 2009

Europe de la connaissance

Les cadres dans lesquels s'organise la politique européenne de la recherche en Sciences humaines et sociales :

. Rapport Metris : Emerging Trends in Socio-economic Sciences and Humanities in Europe (Commission européenne, 2009, 140p.).

. présentation du 7ème PCRD
. Work Programme 2010 - Socioeconomic Sciences and Humanities

Les sales coups de l'été : pleins pouvoirs aux PU, mastérisation, loi "mobilité"

Décrets et arrêtés se multiplient au coeur de l'été.

1. Le dernier arrêté, en date du 4 août, délègue
aux présidents d'universités des pouvoirs considérables qui relevaient jusque là du CNU, au point
que l'on peut se demander si celui-ci ne devient pas potiche. On va tout droit et immédiatement (dès le 1er septembre 2009)
vers une gestion locale des carrières et des qualifications (?!). La liste des délégations de pouvoir
comprend en effet :

-L'avancement d'échelon ;
-L'avancement de grade ;
-Le classement dans le corps ;
-L'établissement de la liste des candidats autorisés à prendre part aux concours de recrutement ouverts en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d'une même discipline attribués à l'établissement ;

Voici le renvoi Legifrance pour cet arrêté que je mets aussi en copié-collé :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020941450&fastPos=46&fastReqId=716529596&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

2. Si vous ne les avez pas déjà consultés voici également les renvois aux décrets statutaires consécutifs à la mastérisation.
Ils sont proches des projets, à l'exception notable de la disparition de la mention des IUFM comme instance de formation :
« Les professeurs ... stagiaires sont soumis à un stage d'une année au cours duquel ils reçoivent une formation professionnelle initiale dans les instituts universitaires de formation des maîtres. Le stage est évalué selon des modalités fixées par un arrêté du ministre chargé de l'éducation »,
devient :
« Le stage a une durée d'un an. Au cours de leur stage, les professeurs stagiaires bénéficient d'une formation dispensée, dans le cadre des orientations définies par l'Etat, sous la forme d'actions organisées à l'université, d'un tutorat, ainsi que, le cas échéant, d'autres types d'actions d'accompagnement. Les modalités du stage et les conditions de son évaluation sont arrêtées par le ministre chargé de l'éducation ».

Décret n° 2009-913 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 70-738 du 12 août 1970 relatif au statut particulier des conseillers principaux d'éducation
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910376&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-914 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910406&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-915 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910434&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-916 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 80-627 du 4 août 1980 relatif au statut particulier des professeurs d'éducation physique et sportive
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910485&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-917 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910515&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-918 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910561&dateTexte=&categorieLien=id

3. Enfin, pour information, deux communiqués qui témoignent que la vacance n'est pas totale du côté des luttes. La CNU prend position sur les décrets et les étudiants de Saint-Etienne lancent un appel à soutien (les deux ci-dessous).
Il faudrait encore faire tout un dossier sur la loi "mobilité" des fonctionnaires qui vient de paraître au JO du 6 oaût :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020954520&dateTexte=
Adoptée dans l'urgence, cette loi n'a fait l'objet d'aucun recours au Conseil Constitutionnel...

La rentrée s'annonce difficile et nécessairement combative pour tous les personnels de ce qui reste de la Fonction Publique.





JORF n°0178 du 4 août 2009 page 12978
texte n° 15


ARRETE
Arrêté du 27 juillet 2009 modifiant l'arrêté du 15 décembre 1997 portant délégation de pouvoirs en matière de recrutement et de gestion des professeurs des universités et des maîtres de conférences


Article 1

L'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 1997 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
« Les présidents ou les directeurs des établissements publics dont la liste est fixée à l'article 2 reçoivent délégation des pouvoirs du ministre chargé de l'enseignement supérieur pour le recrutement et la gestion des professeurs des universités et des maîtres de conférences, titulaires et stagiaires, en ce qui concerne :
La titularisation ou la prolongation de stage des maîtres de conférences ;
La délégation prévue à l'article 11 du décret du 6 juin 1984 susvisé ;
La mutation des maîtres de conférences et les professeurs des universités ;
Le changement de discipline des maîtres de conférences et des professeurs des universités ;
Le détachement et la réintégration après détachement ;
La mise à disposition ;
La mise en disponibilité et la réintégration après mise en disponibilité ;
L'avancement d'échelon ;
L'avancement de grade ;
Le classement dans le corps ;
L'établissement de la liste des candidats autorisés à prendre part aux concours de recrutement ouverts en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d'une même discipline attribués à l'établissement ;
Les autorisations de cumul d'activités ;
L'octroi ou le renouvellement des congés prévus aux 1°, 2°, 3°, 4°, 5°, 6°, 6° bis, 6° ter, 7°, 8°, 9° et 10° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, sauf pour les cas où l'avis du comité médical supérieur est requis ;
Les autorisations d'absence prévues par l'article L. 952-5 du code de l'éducation ;
L'octroi de congés pour recherches ou conversions thématiques ;
La reconnaissance de l'état d'invalidité temporaire et l'ouverture du droit au versement de l'allocation d'invalidité temporaire et, le cas échéant, à la majoration pour tierce personne ;
L'octroi d'un service à temps partiel pour raison thérapeutique prévu par l'article 34 bis de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ;
L'octroi du congé bonifié ;
L'octroi du congé administratif prévu par le décret du 26 novembre 1996 susvisé ;
L'ouverture du droit à la prise en charge de frais de changement de résidence en application des dispositions des décrets du 12 avril 1989 et 28 mai 1990susvisés ;
L'ouverture du droit à l'attribution de l'indemnité d'éloignement en application des dispositions des décrets du 22 décembre 1953 et du 26 novembre 1996susvisés ;
L'octroi des autorisations prévues par les articles L. 413-1, L. 413-8 et L. 413-12 du code de la recherche ;
L'octroi des crédits d'heure des titulaires de mandats électifs prévus par le code général des collectivités territoriales ;
L'octroi du congé de présence parentale prévu par l'article 40 bis de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ;
L'autorisation d'aménagement des horaires prévue par l'article 40 ter de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ;
L'octroi du congé parental prévu par l'article 54 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ;
L'exercice des fonctions à temps partiel ;
L'octroi des congés prévus aux articles 17, 19 bis et 22 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
L'octroi des congés prévus aux articles 18, 19, 20, 21, 21 bis, 23 et 24-2° du décret du 7 octobre 1994 susvisé et réintégration après ces congés ;
L'octroi des congés de maladie et de longue maladie prévus aux articles 24 et 24 bis du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
La suspension prévue à l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée ;
Les actes pris pour l'application des sanctions disciplinaires prononcées par le conseil d'administration ou le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, à l'exception de la mise à la retraite d'office et de la révocation ;
Le recul de limite d'âge prévu par l'article 4 de la loi du 18 août 1936 ;
La prolongation d'activité prévue par l'article 1-1 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge des fonctionnaires ;
Le maintien en fonctions jusqu'à la fin de l'année universitaire et le maintien en activité en surnombre de l'article L. 952-10 du code de l'éducation. »

Article 2

L'article 2 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :
« La liste prévue à l'article 1er ci-dessus est fixée comme suit :
Etablissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel mentionnés à l'article L. 711-2 du code de l'éducation ;
Etablissements publics à caractère administratif rattachés à un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel en application de l'article L. 719-10 du code de l'éducation ;
Etablissements publics de coopération scientifique mentionnés à l'article L. 344-4 du code de la recherche ;
Ecoles d'ingénieurs ayant le statut d'établissement public à caractère administratif autonome ;
Observatoire de la Côte d'Azur ;
Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre ;
Ecole nationale supérieure Louis Lumière ;
Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois ;
Centre universitaire de formation et de recherche du Nord-Est Midi-Pyrenées Jean-François Champollion ;
Institut national de la recherche pédagogique ;
Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés. »

Article 3 En savoir plus sur cet article...

Le présent arrêté entre en vigueur le 1er septembre 2009.

Article 4 En savoir plus sur cet article...

Le directeur général des ressources humaines et les présidents ou directeurs des établissements publics d'enseignement supérieur concernés sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 27 juillet 2009.


Valérie Pécresse


Appel à soutien lors des conseils de discipline à l’UJM
« Trop, c’est trop !»
Le printemps 2009 a été marqué par la plus longue grève que l’université stéphanoise ait
connue dans son histoire. Les étudiant-e-s et les personnels de l’UJM, mobilisé-e-s contre les lois
Pécresse, combattent depuis plus de deux ans maintenant les réformes qui soumettent l’université aux
logiques du monde marchand. Ces diverses lois, du Plan Campus à la LRU, compromettent gravement
l’existence des petites et moyennes structures universitaires comme celle de Saint Etienne et c’est en
cela que nos luttes ne sont pas vaines. Elles sont encore moins des luttes minoritaires et isolées
puisqu’elles ont réussi à mobiliser et fédérer les énergies deux années durant.
Pourtant s’enfermant dans un rôle de bon élève aux ordres du gouvernement, la présidence de l’UJM a
été une des premières universités de France à s’engager dans le processus LRU. De même, au cours du
mouvement de grève, celle-ci s’est conformée aux différentes directives ministérielles visant à briser le
mouvement de protestation. Ainsi, Khaled BOUABDALLAH a démontré sa volonté d’enrayer toutes
velléités de contestation en autorisant l’entrée des forces de l’ordre le 13 mai dernier sur le site
Tréfilerie mais aussi, en recourant à des sociétés privées de surveillance.
En convoquant devant des conseils de discipline une dizaine d’étudiant-e-s grévistes, la présidence de
l’UJM vient de franchir une nouvelle étape dans sa logique répressive. Un accord avait pourtant été
trouvé avec le président par lequel les grévistes s’étaient engagés à ne pas perturber les cours et les
examens en échange de l’abandon de poursuites administratives et judiciaires. Cependant, afin
d’empêcher toute reprise du mouvement de grève en septembre, la présidence a bafoué l’accord et a
contribué elle-même à détruire le semblant de sérénité retrouvée qu’elle appelait de ses voeux il y a un
mois à peine.
Ainsi, l’administration a trouvé comme prétexte, l’occupation illégale des locaux lors de la soirée de
clôture de l’Université Solidaire du 30 juin dernier. Quelques 250 personnes s’étaient retrouvées
autour d’un repas collectif et avaient assisté à des expositions de travaux artistiques et des concerts
dont le déroulement et les horaires avaient pourtant été autorisés le matin-même par le responsable de
la sécurité du site Tréfilerie.
L’autre fait reproché est la perturbation de la fête de l’inauguration de la nouvelle maison de
l’université. Cette cérémonie devait se dérouler en présence de personnalités qui ont activement lutté
contre le mouvement de grève, en la personne du recteur d’académie, du maire de Saint-Etienne et du
président de l’université. C’est pourquoi les étudiant-e-s avaient décidé d’être présent ce jour là. Par
ailleurs, ce projet immobilier au coût pharaonique est en lui-même une véritable provocation quand
l’heure est aux suppressions de postes à l’UJM et à la précarisation de ses personnels…
Nous condamnons avec force la répression administrative contre les étudiant-e-s grévistes
qui sont du fait de cette convocation, menacé-e-s d’exclusion de l’université.
Nous exprimons avec force et conviction notre attachement à une université ouverte en tant
que lieu populaire de critique et d’émancipation.
Nous appelons toutes les personnes nous soutenant, à participer à
la réunion publique, le 1er septembre, à la bourse du travail.
Contact : Trefenlutte@gmail.com

Provocations estivales des ministres Valérie Pécresse et Luc Chatel
Le gouvernement a profité du coeur de l’été pour publier aussi discrètement que possible les
décrets relatifs à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il fait ainsi la
preuve, une fois encore, de son rejet de toute véritable concertation et de son mépris pour
l’ensemble de la communauté universitaire.
Les principaux sujets d’inquiétude demeurent l'articulation imposée entre un Master et un
concours (ce qui créera des situations ingérables pour les étudiant-es), l’allongement de la
durée des études d’au moins une année avant d’accéder aux métiers de l’enseignement (ce qui
pénalisera les étudiant-es les moins aisé-es), le remplacement de l’année de formation en
alternance par des stages sous-rémunérés au cours du Master, le contenu des concours euxmêmes
(qui ne permettra plus vraisemblablement de vérifier, chez les candidats, une maîtrise
suffisante de leur discipline) ainsi que le flou savamment entretenu sur la création de Masters
« métiers de l'enseignement », filière qui permettrait de recruter les enseignants sans leur
donner le statut de fonctionnaire (ce qui institutionnaliserait la précarité dans les écoles, les
collèges et les lycées).
Force est de constater que malgré sa rhétorique du dialogue, le gouvernement, une fois de
plus, s’est refusé à prendre en compte les revendications de la communauté universitaire. Par
conséquent, la Coordination Nationale des Universités condamne l'attitude du gouvernement
et appelle les enseignant-es/chercheur-es, enseignant-es, chercheur-es, personnels BIATOSS
et étudiant-es à démontrer dès la rentrée universitaire que les congés scolaires auront
seulement marqué une pause dans la lutte pour la défense de l'Éducation Nationale. Si le
gouvernement fait encore une fois passer en force, à la dérobée, des décrets quasi
unanimement rejetés, il doit s'attendre à une riposte à la hauteur de cette provocation.
Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités
4 août 2009

06 août 2009

Références des nouveaux décrets / statut des enseignants

Décret n° 2009-913 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 70-738 du 12 août 1970 relatif au statut particulier des conseillers principaux d'éducation :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910376&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-914 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910406&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-915 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910434&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-916 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 80-627 du 4 août 1980 relatif au statut particulier des professeurs d'éducation physique et sportive :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910485&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-917 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910515&dateTexte=&categorieLien=id

Décret n° 2009-918 du 28 juillet 2009 portant modification du décret n° 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020910561&dateTexte=&categorieLien=id


(références : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2847)

"Innovation" et "Business" : la nouvelle recherche

In June 2007, the British Prime Minister Gordon Brown divided up ministerial responsibility for education into :
- the Department for Children, Schools and Families (Ed Balls)
- the Department for Innovation, Universities and Skills (John Denham)

In the recent reshuffle the ministry has changed names to :
- the Department for Business, Innovation, & Skills - so gaining "business", but dropping "universities", although higher education remains within its remit.
With Peter (Lord) Mandelson, as Minister, and the Rt Hon David Lammy MP as Minister of State for Higher Education and Intellectual.

Politique des langues, politique de l'enseignement

On commence à entendre évoquer de la suppression des deux langues vivantes dans le système d'enseignement secondaire français :

Interview de M. Descoings au mensuel Le Capital de juillet 2009 :
« On met en cause les classes surchargées, à juste titre pour l´anglais et l´espagnol. Mais je pense qu´il faut aussi amender l´obligation d´étudier deux langues. Il faut savoir qu´elle s´explique essentiellement par la francophonie : c´est une contrepartie donnée aux autres pays pour qu´ils continuent, eux, à enseigner le français. Préserver le rayonnement de notre langue, c´est bien, mais en attendant, trop d´élèves arrivent au bac en parlant à peine l´anglais et quasiment pas l´espagnol, tout en rencontrant encore des difficultés en français. Gardons la possibilité d´étudier une seconde langue vivante pour ceux qui y parviennent, mais je propose que l´on puisse consacrer ces heures de cours au renforcement du français et de l´anglais, sur la base du volontariat. Lorsque nous avons évoqué cette idée dans les tables rondes, certains professeurs sortaient les banderoles, mais les parents et les élèves réagissaient en général très favorablement. »

Visite du président de la République au lycée Galilée de Genevilliers le 10/06/09, et Le Monde daté du jour suivant :
"Troisième débat, les langues vivantes. L'objectif en Europe est d'apprendre deux langues étrangères. "Si certains de vos camarades ont du mal en français, est-ce que c'est raisonnable de leur donner deux langues, alors qu'ils ne possèdent pas la leur ?, s'interroge M. Sarkozy. Est-ce qu'on n'a pas intérêt à les concentrer sur une langue, l'anglais par exemple, et mettre les heures de la seconde langue en renforcement de français ?""

Arrêté sur le recrutement des PR et MCF : 27 juillet

L'arrêté du 27 juillet 2009 modifiant l'arrêté du 15 décembre 1997 portant délégation de pouvoirs en matière de recrutement et de gestion des professeurs des universités et des maîtres de conférences est disponible sur le site LegiFrance à l'URL suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020941450&dateTexte=&categorieLien=id

19 juillet 2009

Colloque "Traduire : le tournant épistémologique"

APPEL A COMMUNICATIONS

TRADUIRE : LE TOURNANT EPISTEMOLOGIQUE

Colloque international
Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense
3-4 décembre 2010

Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles, SEPTET (Société d'Etudes des Pratiques et Théories en Traduction) organise, avec le soutien du CERT (Centre d?Etudes et de Recherches en Traduction) de l'Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense, un colloque international qui se tiendra les 3 et 4 décembre 2010 et dont le thème retenu est le suivant :

Traduire : le tournant épistémologique

Présentation:
Depuis les années soixante-dix, nous assistons à une véritable éclosion des études sur la traduction. Au changement paradigmatique introduit par les Descriptive Translation Studies viendra s?ajouter la théorie du polysystème de l?Ecole de Tel Aviv, grâce aux études de Itamar Even-Zohar et Gideon Toury. La traductologie philosophique de Jean-René Ladmiral, la poétique du traduire d?Henri Meschonnic et la critique des traductions d?Antoine Berman s'imposeront sur une toute une nouvelle génération de chercheurs, en France comme au-delà des limites de l?Hexagone. Et il faudrait encore citer les travaux d?Emilio Mattioli en Italie, de Theo Hermans au Royaume-Uni et de Friedmar Apel en Allemagne, sans compter les différents chantiers actifs au Canada et aux Etats-Unis. Il est évident que, depuis au moins une quarantaine d?années, une panoplie de nouveaux discours sur la traduction s?est formée, annonçant plusieurs transformations épistémologiques dans la manière de réfléchir sur les théories et les pratiques du traduire. Il en résulte que les études sur la traduction se caractérisent aujourd?hui par une telle diversité d?approches qu?elles ne semblent plus se référer à un seul horizon méthodologique et interprétatif : qu?il s?agisse de « Traductologie », de « Translation Studies » ou de « Übersetzungswissenchaft » ces discours de savoir se prêtent à une variété de développements herméneutiques incluant des visions du monde qui se
heurtent, finissant par prendre souvent la forme d?idéologies plus ou moins rigides. Dans son acception la plus large, la traductologie ? réflexion sur la nature, les conditions et les modalités du processus de traduction ? est une discipline bien plus contemporaine que l?activité à laquelle elle renvoie.
Plus encore que les autres sciences, la traductologie n?est pas séparable non plus du contexte historique et géographique où elle se déploie.

Ce cadre général sert à formuler quelques questions d?ordre méthodologique :
- Le savoir traductologique tel qu?il s?est développé depuis une quarantaine d?années, peut-il éclairer les modalités de construction des objets théoriques en lettres et sciences humaines et sociales ?
- Comment peut-il fournir un espace de réflexion commun à des disciplines connexes (anthropologie, histoire culturelle et intellectuelle, sciences du langage, esthétique et théorie littéraire) ?
- Comment peut-il contribuer à la réflexion sur le mode de circulation des connaissances, des biens scientifiques, culturels et symboliques ?
- Quelles leçons peut-on tirer du fait que le savoir traductologique a de façon persistante construit ses outils, ses méthodes, ses métalangages dans le cadre des langues, des cultures, des philosophies, des traditions universitaires occidentales ?

Axes de travail:
- L?organisation du champ des recherches traductologiques dans différents pays et/ou aires culturelles dans la seconde moitié du XXe siècle ;
- L?histoire réflexive de la traductologie, telle que les linguistes, les traductologues, les philosophes, les anthropologues et les comparatistes ont pu l?élaborer à l?époque contemporaine ;
- Une réflexion d?ordre linguistique, historique, épistémologique et anthropologique sur la notion même de traduction ;
- Les enjeux sociaux et symboliques du métalangage traductologique et la valeur heuristique des concepts utilisés en théorie de la traduction.

Le comité scientifique souhaite privilégier les approches comparatives et interdisciplinaires, en synchronie et en diachronie.
Langues du colloque : français, anglais
Informations pratiques :
Ce colloque, transversal et interdisciplinaire, est ouvert à des spécialistes de disciplines aussi diverses que les sciences du langage, la philosophie, l?esthétique, l?anthropologie, la sociologie, l?histoire des idées et la littérature comparée. Les propositions de communication (un titre et un
résumé de 300 mots accompagnés d?une brève biobibliographie, en français ou en anglais, sur fichier Word), seront adressées conjointement à Mme Florence Lautel-Ribstein (florence.lautel@univ-artois.fr), à M. Antonio Lavieri (a.lavieri@usa.net) et à M. Giuseppe Gargiulo (gargiulo@u-paris10.fr) avant le 1er février 2010. L?acceptation des communications sera notifiée avant le 15 mars 2010. Durée des communications : 25 minutes. Une sélection
des interventions sera publiée.

Comité organisateur : Didier Bottineau (Université Paris Ouest-Nanterre/CNRS),
Giuseppe Gargiulo (Université Paris Ouest-Nanterre, directeur du CERT),
Florence Lautel-Ribstein (Université d?Artois, présidente de SEPTET),
Antonio Lavieri (ISTI, Paris et Université de Palerme)

Comité scientifique : Didier Bottineau (Université Paris Ouest-Nanterre/CNRS),
Giuseppe Gargiulo (Université Paris Ouest-Nanterre), Maria Teresa Giaveri
(Université de Turin), Jean-René Ladmiral (ISIT, Paris), Florence
Lautel-Ribstein (Université d?Artois, présidente de SEPTET), Antonio
Lavieri (ISIT, Paris et Université de Palerme)

Parution : Traduction et Philosophie du langage

Vient de paraître aux EDITIONS ANAGRAMMES : REVUE SEPTET, Des mots aux actes n°2
En hommage à Henri Meschonnic
TRADUCTION ET PHILOSOPHIE DU LANGAGE
Sous la direction de Florence Lautel-Ribstein, Présidente de SEPTET, et de Camille Fort, Rédactrice-en-Chef de la revue

SOMMAIRE :
Avant-propos : Camille Fort
Introduction : Michel Morel
Hommage à Henri Meschonnic : Jean-René LADMIRAL
L'enjeu du traduire pour la théorie du langage : Henri MESCHONNIC
Traduction et philosophie : Jean-René LADMIRAL
Traduction, empirisme, éthique : Lawrence VENUIT
Translation as Interpretation : Jean-Jacques LECERCLE
Understanding the Ethics of Alterity : James ARCHIBALD
Walter Benjamin : « La tâche du traducteur », la Reine Sprache et la mystique juive du langage : Francine KAUFMANN
Eloge de l'étranger : Friedrich Schleiermacher en perspective : Nadia D'AMELIO
La fidélité par le truchement métalinguistique : Françoise WUILMART
Représentation et traduction : le réalisme en question: Yvon KEROMNES
The Myriad Voices of The Divine Comedy: Its Chinese and European Translations: Laurence WONG
Poète versus linguiste : entre la part de rêve de l'un et le désir de réalité de l'autre, quelle voie pour la traduction? : Véronique ALEXANDRE JOURNEAU
La liberté du traducteur et la fidélité au texte poétique : quelques visées philosophiques sur la traduction des poésies de langues asiatiques : Julie BROCK
Moi et Corps/Esprit/Monde : quatre concepts philosophiques du langage de Paul Valéry et leur traduction contextuelle allemande : Jürgen SCHMIDT-RADEFELDT
La question de la traduction au Japon ou comment traduire en japonais le mot-clef du valérysme "Esprit" : Kunio TSUNEKAWA
Traduire Le Cimetière marin en espagnol : entre traduction(s) poétique et /ou philosophique : Monique ALLAIN-CASTRILLO


BULLETIN DE COMMANDE
Parution en juillet 2009. 452 pages. Prix de vente : 32 € (frais de port compris).
Règlement par chèque à l'ordre de SEPTET ou pour l'étranger par virement bancaire sur le compte de SEPTET : Titulaire du compte : ASS SEPTET, Banque Populaire de Lorraine Champagne Agence : METZ CLERCS (00024)
Code Banque 14707
No de compte 02419029281
Clé RIB 63
IBAN FR76 1470 7000 2402 4190 2928 163
BIC / SWIFT BPLMFR2M)

à adresser accompagné de ce bulletin à la Secrétaire de SEPTET :
Emilie FAIVRE, 41, rue Lamendin, 62580 Givenchy-en-Gohelle
Nom et Prénom :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :

04 juillet 2009

Langue française et identité nationale


Langue française et identité nationale

Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en mai 2007, la droite française a repris à son compte le thème fascisant d’"identité nationale" – expression qui entre désormais dans le nom d’un ministère de la République. Cette notion d’identité, faute de pouvoir être légitimée par l’affirmation de sa vérité – elle ne peut en effet être fondée que sur des distinctions d’origine, d’ethnie ou de couleur de peau – fait appel à la langue : il faut désormais parler français pour vivre en France. Dans le même temps – la coïncidence n’est pas un hasard – le cognitivisme qui domine aujourd’hui les sciences humaines tend à faire oublier la dimension politique de la linguistique. C’est pour rappeler cette dimension qu’on a jugé utile de réimprimer ces trois textes :

Ernest Renan, « Qu’est-ce qu’une nation ? », conférence faite en Sorbonne le 11 mars 1882 ;

Michel Bréal, « Le langage et les nationalités », Revue des deux mondes, 1891, p. 615-639 ;

Antoine Meillet, « Les langues et les nationalités », Scientia n° 18, 1915, p. 192-201.

90 pages

12 €

Editions Lambert-Lucas

http://www.lambert-lucas.com/epages/185641.sf/secikAqKFYJm2M/?ObjectPath=/Shops/185641/Products/978-2-915806-76-2

02 juillet 2009

Situation sur la formation des maîtres - juin 2009

Un "Appel à Luc Chatel" - "Réforme de la formation des maîtres : il est encore temps de préserver l’avenir" - a été envoyé à Libération, et devrait paraître dans la rubrique "Rebonds" en version abrégée.
http://www.liberation.fr/societe/0101577254-iufm-appel-a-luc-chatel

Ce texte émane de collègues impliqués dans le dossier de la formation des enseignants et a été rédigé dans le contexte du changement de Ministre de l'Education Nationale et de l'annonce de la suppression des postes de stagiaires (voire le rappel après le texte de l'Appel ci-dessous). http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/ 2009/07/01072009Accueil.aspx

Les syndicats, associations professionnelles, sociétés savantes, collectifs… qui souhaitent se joindre à cet appel peuvent le faire en envoyant leur soutien et leurs coordonnées à appel.luc.chatel@gmail.com La liste des signataires sera mise à jour sur le site de la Coordination Nationale Formation Des Enseignants.

Appel à Luc Chatel
Réforme de la formation des maîtres : il est encore temps de préserver l’avenir
Le gouvernement a préparé des décrets qui lui donnent en partie les moyens juridiques de mettre en œuvre sa réforme de la formation des maîtres. Leur publication est imminente. Pourtant, sur le fond, cette réforme a suscité une opposition quasi unanime des instances universitaires, des organisations syndicales d’enseignants et d’étudiants, des associations professionnelles, des sociétés savantes, des mouvements pédagogiques, des parents d’élèves (FCPE), etc. Et quant à la méthode, les textes de ces décrets ont été rédigés avant la fin des discussions engagées avec les syndicats dans les « groupes de travail » et alors que la « commission de concertation » coprésidée par MM Marois, recteur, et Filâtre, président d’Université, avait à peine commencé ses travaux. C’est au point que la Conférence des présidents d’université (CPU) et M. Filâtre, coprésident de la commission, la Conférence des directeurs d’IUFM (CDIUFM), la Conférence des directeurs d’UFR de sciences (CDUS), la Conférence des directeurs d’UFR de lettres et sciences humaines (CDUL) ont dû décider de suspendre leur participation à cette commission, acte inédit dans les relations entre le gouvernement et l’Université. Au même moment, tous les syndicats exigeaient que les projets de décrets soient retirés de l’ordre du jour du Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’État (CSFPE) et le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) demandait leur retrait.
L’actuel projet de réforme aurait pour conséquences une dégradation de la formation professionnelle des enseignants, une remise en cause du rôle des IUFM, la mise en danger des recherches en didactique des disciplines, une déstabilisation des équipes de formation et de recherche… Ne pouvant plus bénéficier d’un salaire au cours de la cinquième année d’étude, les étudiants les plus modestes auraient davantage de difficultés pour accéder au métier d’enseignant. De plus, si le gouvernement maintenait la suppression des 14 000 postes de stagiaires annoncée par Xavier Darcos le jour même de son départ, les lauréats des concours de 2010 se verraient imposer un dispositif de formation qui ferait passer leur obligation de service à deux tiers de leur horaire, au lieu de 40 % aujourd’hui, ne laissant plus assez de temps pour une formation professionnelle sérieuse.
La qualité de la formation des maîtres est une condition décisive de la réussite des élèves à l’école, au collège et au lycée et, au bout du compte, un élément déterminant du développement de la société aux plans économique, scientifique, culturel et humain. C’est pourquoi nous nous adressons au gouvernement de la façon la plus solennelle. Il ne peut pas avoir raison contre tous, il doit entendre les griefs des parties prenantes à l’égard de son projet. Il est encore temps de préserver l’avenir : nous appelons le nouveau ministre à suspendre durablement la publication des projets de décrets.De plus, il doit garantir, mieux que ne le fait la circulaire Hetzel du 5 juin, qu’aucun étudiant ne sera lésé en 2009-2010. Il doit maintenir le bénéfice des conditions actuelles de la formation pour les lauréats de 2010. Il doit préserver les moyens donnés aux IUFM.Nous lui demandons enfin de réunir les conditions d’authentiques négociations avec toutes les parties prenantes.
En entendant ces demandes, le gouvernement ferait preuve de sagesse et d’esprit de responsabilité. Il contribuerait à rendre possible une rentrée universitaire et scolaire dans un climat apaisé.
1er juillet 2009

Les 63 premiers signataires sont les Coordinations nationales, syndicats et associations, Conférence des Doyens et Directeurs des UFR de Lettres, Langues, Arts, SHS (CDUL)associations de parents d’élèves, associations et collectifs de spécialistes, sociétés savantes, associations professionnelles de l'enseignement.

Pour rappel : 16 000 postes supprimés en 2010 : des postes de stagiaires selon Darcos.
AFP - Le ministre sortant de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants. “J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite”, a déclaré M. Darcos. “Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400)”, a-t-il ajouté. Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth. La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau “master 2″ (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.M. Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel. Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education. Dans La Tribune, M. Darcos a ajouté que “le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré”. Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs. Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.