09 novembre 2009

Rapport sur les politiques nationales de recherche / formations supérieures

Le "Rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures", publié en annexe au projet de loi de finances 2010, est disponible à l'adresse suivante:
http://www.performance-publique.gouv.fr/farandole/2010/pap/pdf/Jaune2010recherche_formationsuperieures.pdf

08 novembre 2009

LE DEBAT, 156, octobre/septembre 2009 : L'Université en quête de renouveau

"L'Université en quête de renouveau". Antoine Compagnon, Catherine Paradeise, Michael Crow, Jacques Mistral, Marcel Gauchet, Pierre Joliot, Laurent Ségalat.


Editorial :http://www.le-debat.gallimard.fr



L'université est probablement en train de vivre la troisième grande mutation de son histoire, après son invention médiévale et sa redéfinition comme « université de recherche » dans l'Allemagne du XIXe siècle. Sans doute est-ce justement ce « modèle humboldtien » qui est mis aujourd'hui en crise par des pressions contradictoires émanant de la société et de l'économie.
Toujours est-il que l'université est un peu partout en Europe l'objet de réformes plus ou moins bien inspirées et conscientes des enjeux, réformes tendant à l'adapter à de nouvelles missions plus ou moins bien définies, la France se distinguant dans ce paysage par la complexité de son héritage et l'extrême sensibilité du sujet, comme la crise des derniers mois vient une nouvelle fois de le vérifier. La plus grande confusion règne dans le discours public, ce qui n'est pas surprenant devant des changements de grande ampleur. Ce dossier voudrait contribuer à la dissiper.
La référence obligée des réformateurs est l'université américaine. Mais la connaissons-nous vraiment ? On verra, en lisant l'article d'Antoine Compagnon, combien elle est loin des clichés communément cultivés à son propos. Au demeurant, le modèle qui a présidé à la nécessité de ses plus illustres fleurons s'essouffle à son tour. De nouvelles voies se cherchent, comme en témoigne l'exemple de l'Arizona State University présenté par Catherine Paradeise et son président Michael Crow.
Le mouvement de protestation contre la loi LRU, en France, n'a pas été simplement un accès de fièvre de plus. Jacques Mistral met en lumière l'occasion ratée qu'a été cette réforme hâtive. Il plaide pour une réforme mieux conçue, qui serait capable de répondre simultanément aux deux objectifs qu'il est nécessaire de poursuivre ensemble : construire des leaders mondiaux et réussir la démocratisation. Marcel Gauchet examine les racines du profond mal-être qui s'est manifesté à cette occasion. Il pourrait notamment tenir, suggère-t-il, à ce que devient le savoir dans la fameuse « société de la connaissance ». Antoine Compagnon revient lui aussi sur les motifs de la crise. Il propose une lecture des points qui ont fait litige.
La notion d'« évaluation » est au centre du conflit. Au-delà de sa fausse simplicité, que recouvre-t-elle exactement pour ce qui concerne la recherche ? Elle est loin, en fait, d'aller sans problèmes, y compris dans le domaine des sciences exactes. Pierre Joliot et Laurent Ségalat font ressortir les périls qu'elle comporte.

07 novembre 2009

Culture et matérialisme - Raymond Williams


Je vous signale la traduction française (par Etienne Dobenesque et Nicolas Calvé), aux éditions des Prairies ordinaires, de 7 articles de Raymond Williams écrits entre 1960 et 1988. C'est la première fois qu'il est traduit en français.

Présentation de l'éditeur

L'introduction récente, en France, des Cultural Studies, semble s'être faite au prix de l'oubli de leur hétérogénéité : cette étiquette englobante recouvre en effet des postures intellectuelles, des contenus théoriques et des rapports au politique fort différents. En ce sens, la première traduction française de Raymond Williams se voudrait une introduction à un versant bien spécifique de cette pensée critique. Si ce dernier est souvent présenté, à juste titre, comme l'un des fondateurs des Cultural Studies, il faut immédiatement préciser qu'il envisage ces dernières comme devant donner lieu à une théorie matérialiste de la culture. La pensée de Williams doit en outre être saisie comme un effort permanent pour articuler travail théorique - en inscrivant son œuvre dans un dialogue avec la tradition marxiste - et projets d'émancipation. Si ce recueil ne peut constituer qu'une brève introduction à l'oeuvre prolifique de Williams, elle dessine néanmoins les multiples directions et objets de son travail. De son analyse des mouvements d'avant-garde à la réélaboration des notions centrales de la pensée marxiste - qu'il s'agisse du couple base / superstructure ou de la nécessité de penser les " moyens de communication comme moyens de production " - en passant par la considération de l'imaginaire produit par la ville capitaliste, ce recueil entend donner à lire une œuvre tout à la fois plurielle - par ses objets, ses préoccupations - et dotée d'une forte unité théorique et politique - le matérialisme d'une pensée toujours articulée à la nécessité d'élaborer de nouvelles pratiques politiques. Les Cultural Studios n'ont cessé d'étudier la culture, pour Williams il s'agit également de la transformer.


J'ajoute l'article du Monde des Livres de ce vendredi.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/05/culture-materialisme-de-raymond-williams_1263006_3260.html

"Culture & Matérialisme", de Raymond Williams : la culture comme jeu de forces
LE MONDE DES LIVRES | 05.11.09 | 11h11 • Mis à jour le 05.11.09 | 11h11

e livre numérique et la musique techno, les blogs et la télé-réalité, le déclin de la presse écrite et la violence au cinéma, la fortune de la pornographie et les nouveaux modes de financement privés de la télévision, les consoles de jeux vidéo et le dernier best-seller de Dan Brown : ces faits culturels contemporains entraînent toujours avec eux leur lot de déplorations partagées par les conservateurs comme par les progressistes.

Les premiers voient la culture comme une hiérarchie d'oeuvres plus ou moins novatrices ou universelles, et en appellent au bon goût contre les ravages de l'indistinction actuelle. Les seconds considèrent que les contenus culturels sont au contraire déterminés de l'extérieur par la quête de profit économique ou par le point de vue d'un groupe social spécifique - la bourgeoisie - imposant ses valeurs à toute la population pour la divertir de ses maux ; aussi craignent-ils l'abrutissement des masses et la perte du sens critique. Mais les uns comme les autres se retrouvent derrière un même pessimisme face au développement des nouvelles technologies de communication et des industries culturelles.

Pour saisir la signification et la dynamique de la culture contemporaine, il faut sans doute se débarrasser de ces représentations symétriques. Sans pour autant céder à un optimisme béat face à toute innovation ni à un relativisme qui met tous les produits de l'esprit sur un même plan. Il s'agit donc de fonder à la fois une nouvelle théorie de la culture et un regard critique original. Telle fut l'ambition de l'écrivain et universitaire anglais Raymond Williams (1921-1988).

Nouveau domaine de savoir

Etudiant puis professeur de littérature et d'études théâtrales à Cambridge, auteur de nouvelles, de romans, de pièces et de plus de trente ouvrages théoriques, il fut à l'origine, outre-Manche, du développement des Cultural Studies ("études culturelles"). Depuis le début des années 1960, ce champ d'études pluridisciplinaire s'intéresse à la fonction politique de la culture et aux traductions idéologiques des relations de pouvoir. Il représente aujourd'hui un nouveau domaine du savoir connaissant une expansion mondiale, et qui a permis d'étendre le spectre des oeuvres susceptibles de faire l'objet d'une recherche savante. Désormais, il ne paraît pas incongru de consacrer une thèse à la musique punk ou aux réseaux sociaux d'Internet.

Si Williams a contribué à ouvrir les études littéraires aux cultures médiatiques et populaires, c'est en développant une théorie de la culture comme jeu de forces antagoniques. La culture d'une société n'est pas, selon lui, un tout homogène. Ses divisions internes ne sont pas déterminées par les différences de qualité entre oeuvres classiques et oeuvres marginales, mais par l'organisation des pratiques de création et de communication. A chaque époque, en effet, des conventions esthétiques et des forces institutionnelles variables s'imposent aux créateurs comme aux publics. Williams définit ainsi la "culture dominante" non pas comme une idéologie qui s'imposerait de l'extérieur aux individus, mais comme "la substance et la limite" de leur sens commun : dans notre société, cette perception naturelle du monde est véhiculée par la publicité. Face à ce bloc, il y a des "cultures résiduelles", par exemple la culture ouvrière, et des "cultures émergentes", comme celle des nouveaux médias. Minoritaires, ces pratiques peuvent rejoindre la culture commerciale ou former des espaces "oppositionnels" ou "alternatifs" : les uns contestent les institutions de la culture dominante ; les autres survivent à leurs côtés.

"Dissidents bourgeois"

Intellectuel public de premier rang en Angleterre et auteur internationalement reconnu dans les sciences humaines, Williams n'avait jamais été traduit en français. Rassemblant sept articles écrits entre 1960 et 1988, le recueil qui paraît aujourd'hui offre une bonne introduction à son cadre d'analyse. Ces essais n'ont rien perdu de leur pertinence, tant s'y manifeste la capacité visionnaire de Williams, en particulier sur les technologies de communication.

Malgré une argumentation un peu éclatée, deux aspects retiennent l'attention : l'analyse du poids croissant de la culture commerciale et la réflexion critique sur l'héritage des avant-gardes artistiques et littéraires modernes. L'auteur montre comment la publicité, d'activité marginale et peu respectable dans l'Angleterre de 1850, est devenue "l'art officiel de la société capitaliste moderne" et une source de "valeurs sociales et personnelles". Non seulement les créateurs et les médias sont de plus en plus dépendants de la publicité, mais la culture commerciale a pénétré la culture d'élite.

En retraçant l'histoire des groupes d'avant-garde depuis la fin du XIXe siècle, Raymond Williams montre en effet, outre leurs ambivalences politiques (voir le futurisme italien), leurs contradictions vis-à-vis de la culture marchande. "Dissidents bourgeois", les jeunes innovateurs du modernisme ont souvent défendu, contre leurs familles, les mêmes valeurs individualistes que celles de la publicité. De plus, le "répertoire de l'art moderne", où domine l'image d'un sujet déraciné, a été absorbé par la culture dominante. "Certaines techniques auparavant expérimentales (...) sont devenues les conventions professionnelles d'un art commercial largement diffusé", note-t-il. Aussi, loin d'être opposées, comme le pensent les pessimistes culturels de droite comme de gauche, la culture d'élite moderne et la culture de masse ont aujourd'hui des contenus semblables. Pour expliquer ces convergences, et de manière originale par rapport à ce qu'a produit la sociologie française en ces domaines (notamment Bourdieu), Williams insiste sur la concentration de la vie culturelle dans les grandes métropoles modernes.

La récupération de l'art novateur par le spectacle publicitaire et ses dépendances est-elle aujourd'hui totale ? Non. Williams cherche les cultures alternatives et oppositionnelles de demain dans les pratiques populaires émergentes "qui n'ont pas le marché pour origine" et dans des réseaux de communication autogérés : ainsi de certains usages d'Internet et des télévisions locales. La domination culturelle n'est jamais absolue, la déploration et la nostalgie se révèlent mauvaises conseillères. Le jeu de forces de la culture contemporaine restera encore longtemps ouvert.


CULTURE & MATÉRIALISME de Raymond Williams. Traduit de l'anglais par Nicolas Calvé et Etienne Dobenesque. Les Prairies ordinaires, "Penser/croiser", 246 p., 15 €.

06 novembre 2009

Soutenance Mireille Bousquet : Beckett, l'épuisement

Mireille Bousquet soutiendra sa thèse de littérature anglaise, L'Epuisement dans l'oeuvre de Samuel Beckett : point critique ou lieu commun ?, le vendredi 13 novembre, 14h, Université Paris 8, salle A1003.
Jury : Claire Joubert (directeur, Paris 8), Carle Bonafous-Murat (Paris 3), Bruno Clément (Paris 8 / CNRS), Ciaran Ross (Strasbourg), Pascale Sardin (Bordeaux 3).

04 novembre 2009

« Art et langage : une poétique de l’art vers un ‘rythme des œuvres’ » (soutenance de thèse, Isabelle Davy, 07.11.09, à 14h)

Isabelle Davy-Query

a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse


« Art et langage : une poétique de l’art

vers un ‘rythme des œuvres’ »


le samedi 07 novembre 2009

à 14h


Directeur de thèse

Jean-Louis Boissier


Jury

Bernard Vouilloux, professeur à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux3

Pierre-Damien Huyghe, professeur à l’Université Paris 1-Sorbonne

Gérard Dessons, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis

Jean-Louis Boissier, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis


Salle A 382

Bâtiment A

Université Paris 8

2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex 02

Métro Saint-Denis Université (ligne 13, terminus)

03 novembre 2009

Parution : Sofistike

Je transmets cette information d'AB, avec toutes mes excuses pour le délai :

Yves Le Bozec & Ilias Yocaris ont le plaisir de vous annoncer la parution du premier numéro de Sofistike : http://www.sofistike.fr/.
Présentation :
• Soƒιsτικê est une revue consacrée à la langue sous tous ses aspects, et elle désire accueillir toutes les disciplines traitant directement ou indirectement de la langue française : linguistique, grammaire, stylistique, rhétorique, pragmatique, etc.
▪ le choix du support électronique vise deux objectifs :
- une économie de coût, de sorte que la revue ne nécessite aucun financement et ne fonctionne qu’à partir de la bonne volonté de ses auteurs : elle garde ainsi une totale indépendance vis-à-vis des éditeurs, des universités, des laboratoires ou de tout autre organisme habituellement susceptible de financer ce type d’ouvrage.
- une souplesse de publication : le support électronique permet de sortir du carcan imposé par l’édition papier, et de ses interdits frappant la longueur des articles ; la revue veut pouvoir accueillir aussi bien des ébauches d’essai, que des réflexions brèves ne ressentant pas l’utilité d’un verbiage forcé.
• Soƒιsτικê veut accepter diverses formes d’intervention : bien sûr, des travaux collectifs dirigés sous forme de cahier ; mais aussi des articles autonomes, car la réflexion ne s’inscrit pas toujours dans un groupe.
• Soƒιsτικê est une plateforme de rencontre : la revue n'appartient à aucune chapelle, à aucune coterie, et se veut un lieu de contradictions, voire d’affrontements. On y accueillera les universitaires comme les non-universitaires, les intellectuels et les artistes.

Analyse des classements des universités

Vers quel classement européen des universités ? Etude comparative du classement de Shanghai et des autres classements internationaux

"A la veille de la publication du septième classement de Shanghai, le plus connu, le plus craint et le plus contesté des classements universitaires internationaux, l'Institut Thomas More consacre une nouvelle étude au projet, lancé par Valérie Pécresse pendant la présidence française de l'Union européenne du deuxième semestre 2008, de mise en ¦uvre d'un classement proprement européen.
Conçu à l'origine comme un authentique classement (ranking), la culture du consensus si propre à Bruxelles a transformé le projet en cartographie des établissements (mapping), utile et bienvenu sans doute mais moins propre à inciter le système universitaire européen à la performance et à la réforme.
L'objectif de cette note est d'offrir, à l'aide d'informations claires et précises, un éclairage sur l'ensemble des classements existants, d'en indiquer les forces et les limites, et d'en tirer les leçons pour rendre néanmoins le projet européen le plus efficace et le plus opérationnel possible."
La suite à l'adresse : http://institut-thomas-more.org/pdf/379_fr_BenchmarkITM4-Oct2009.pdf

14 octobre 2009

Séminaire "La pensée critique d'Henri Meschonnic"

Le séminaire de Gérard Dessons sur "La pensée critique d'Henri Meschonnic" a lieu chaque mercredi du premier semestre, de 15h à 18 h à l'université Paris 8 (bât. B, 3e étage). Première séance: mercredi 14 octobre 2009.

Ce séminaire, qui s'inscrit dans le cadre d'un séminaire annuel "Poétique et politique", est conçu en continuité avec le séminaire "Situation de la théorie littéraire - 2010" proposé par Claire Joubert au second semestre (Paris 8, mercredi 15h-18h)

Henri Meschonnic laisse une oeuvre considérable, tant par son volume que par sa portée théorique. Cette oeuvre, élaborée au cours d'une quarantaine d'années, s'est construite sur le principe d'une réflexion conjointe sur le langage, le sujet et la société; la littérature (le "poème" dans la terminologie d'Henri Meschonnic) constituant la pierre de touche de cette théorie d'ensemble.
L'objet de ce séminaire consiste à dégager les enjeux actuels de ce travail, dont l'objectif est une anthropologie historique du langage appuyée sur un renouvellement épistémologique de la notion de rhythme (Critique du rythme, Verdier-poche, 1982) et une théorie de l'historicité. Cette recherche est, en outre, indissociable d'une réflexion sur la traduction, qui n'est pas une prothèse palliant la multiplicité des langues, mais une activité impliquée par la pluralité linguistique (Ethique et politique du traduire, Verdier, 2007).
Le travail du séminaire, qui implique une mise en situation et une clarificationn du système théorique de cette oeuvre, propose une relecture critique d'extraits de textes majeurs.

08 octobre 2009

Colloque international "traduction et critique", université Korea, Séoul

Je transmets cette information à la demande de Jaeryong Cho.


Colloque international ‘Traduction et critique’
pour commémorer le 500ème anniversaire de la naissance d'Etienne Dolet (1509-1546)
(24-27 septembre, Université Korea, Séoul, Corée du Sud)

Informations générales du colloque

■ DATE : jeudi 24 - dimanche 27 septembre 2009
■ LIEU : Université Korea (Bâtiment de la Faculté des Lettres, salles 202 / Bâtiment de
la Bibliothèque digitale du Centennaire, salle du congrès international /
Bâtiment de la Faculté des études internationales, salle 321)
■ LANGUE OFFICIELLE : français
■ ORGANISATION : Equipe de formation des critiques des traductions
Société coréenne d'études de la critique de la traduction
■ PATRONAGE : Société d’histoire littéraire de la France
■ HÔTES : Institut d'études de traduction et de rhétorique de l'Université Korea
Equipe de recherche de l'évaluation des traductions coréennes des chefs- d'oeuvre de la littérature française
■ PARRAINAGE : Université Korea
Ambassade de France en Corée
Fondation Daesan
■ COMITÉ D’ORGANISATION :
Professeur YI Yeonghoun (Président)
courriel : erasme@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2106
Professeur SOHN Jookyoung (Responsable administratif)
courriel : jksohn@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2101
Professeur CHO Jaeryong (Responsable scientifique)
courriel : rythme@korea.ac.kr ; tél. : (82-2)-3290-2102

Nous entendons commémorer la naissance d'Etienne Dolet, grand humaniste français, dont la théorie de la traduction et l'idéal de traducteur restent très actuels. Ses préceptes font d'ailleurs toujours partie des études sur la traduction en général. Nous pensons que l'étude de Dolet et de la traduction à la Renaissance peut nous permettre d'envisager une évaluation de la valeur critique et de l'influence que peuvent avoir les traductions dans le champ culturel d’aujourd’hui. Nous espérons également que ce colloque encouragera à la fois les synthèses générales et les études approfondies sur la traduction.
Une autre vocation de ce colloque international sera de promouvoir les relations solides et variées entre la France et la Corée. À travers cet échange interculturel autour de la traduction, nous proposons une approche ‘intempestive’ qui est une critique des savoirs et des activités contemporaines. Nous chercherons à rendre compte du travail accompli dans une grande diversité interdisciplinaire, mais aussi, en nous appuyant sur les propositions théoriques et pratiques des spécialistes de la traduction littéraire, à ouvrir de nouvelles voies de recherches en sciences humaines.
Nous espérons ainsi développer un vaste champ d'échanges et de dialogues où de nombreux intervenants de France, de Corée et d'ailleurs pourront discuter de l'état actuel de la question de la traduction. En élargissant les frontières du savoir, de la langue et de la pensée à partir des études en traductologie, ce colloque nous offrira l'occasion de vérifier la valeur de l'altérité dans et par une rencontre scientifique internationale.


Programme du colloque


[Jeudi 24 septembre : 14h30 – 18h00 (Bâtiment de la Faculté des Lettres, salle 202)]
Session de doctorants

1re partie
Président : YI Yeonghoun (Université Korea)
14h30-14h40 : Mot de bienvenue de GANG Chungryong, responsable du département de
langue et littérature françaises de l’Université Korea
14h40-15h10 : “La réception de Rimbaud en Corée au début du 20e siècle”, SUN Sun /
WI Hyojeong (Université Korea)
15h10-15h40 : “Les traductions en japonais des œuvres de Rabelais”, KAJIRO Aya (Université
Paris IV / Université Keio)

2ème partie
Président : LEE Young-Mock (Université nationale de Séoul)
15h50-16h20 : “«Traduire le souffle, traduire la vie» : Traduire vers une langue étrangère ?”,
CHO Soomi (Université Paris X)
16h20-16h50 : “Traduire le «théâtre des oreilles» : L’oralité de Valère Novarina comme
problème posé à la traduction”, Isabelle BABIN (Université Paris VIII)
17h00-17h30 : “Traduire les proverbes : Le cas d’Alice's Adventures in Wonderland de Lewis
Carroll en français et en coréen”, KIM Heejin (Université Sungkyunkwan)
17h30-18h00 : “La retraduction des œuvres littéraires et le système d’édition : le cas du roman
Le Rouge et le Noir ”, LIM Soonjeung (Ecole d’interprétation et de
traduction de l’Université féminine Ewha)


*


[Vendredi 25 septembre : 10h – 17h40 (Bâtiment de la Bibliothèque digitale du Centennaire,
salle du congrès international)]

Ouverture du colloque


Président : SOHN Jookyoung (Université Korea)
10h30-10h40 : Allocution d’ouverture de HWANG Hieonsan, président de la Société coréenne
d'études de la critique de la traduction
10h40-10h50 : Allocution d’accueil de JON Sunggi, directeur général de l'Institut d'études
de traduction et de rhétorique
10h50-11h00 : Allocution de félicitation de Mireille HUCHON, vice-présidente de la Société
d’Histoire Littéraire de la France

Session plénière ‘Traduction et critique’


1re partie
Président : HAN Daekyun (Université de Cheongju)
11h10-11h50 : “La manière de traduire en toutes langues”, Marie-Luce DEMONET(Université
de Tours)
Débatteur : ITO Gengo (Université Doshisha)
11h50-12h30 : “Le portrait servile des traducteurs du XVIe siècle : humiliation ou
revendication ?”, SOHN Jookyoung (Université Korea)
Débatteur : KIM Junhyun (Institut d’études de traduction et de rhétorique)

2ème partie
Présidente : IM Hyegyong (Université féminine Sookmyung)
14h00-14h40 : “« Fabrique et discours » de la traduction des années 1540 en France : Etudes
comparative et microscopique de quelques traductions d'œuvres italiennes”,
UETANI Toshinori (Université de Tours)
Débatteur : KUBO Miyuki (Université Meiji)


Session plénière ‘Traduction et réception’


1re partie
Présidente : Mireille HUCHON (Université Paris IV)
14h50-15h30 : “Traduire Rabelais en coréen”, YOUH Seuk-Ho (Université Yonsei)
Débatteur : LEE Hyeeun (Université nationale de Séoul)
15h30-16h10 : “Pantagruel de Rabelais en français moderne: questions de traduction
intralinguale”, YI Yeonghoun (Université Korea)
Débatteur : HIRANO Takafumi (Université Rikkyo)

2ème partie
Président : Gérard DESSONS (Université Paris VIII)
16h20-17h00 : “ La diversité culturelle et la mission de la traduction — Réflexions sur la
traduction dans le contexte interculturel ”, XU Jun (Université de Nanjing)
Débatteur : SHIN Okkeun (Université Korea)
17h00-17h40 : “Poids philosophique dans la traduction du Mur de Sartre”, BYUN Kwangbai
(Université Hankuk des études étrangères)
Débatteur : JI Yungrae (Université Korea)


*
[Samedi 26 septembre : 10h00-18h30 (Bâtiment de la Faculté des études internationales, salle 321)]

Session plénière ‘Traduction et poétique’


1re partie
Présidente : Marie-Luce DEMONET(Université de Tours)
10h00-10h40 : “Traduction et poétique française à la Renaissance: Louise Labé Lyonnaise en
habits sapphiques”, Mireille HUCHON (Université Paris IV)
Débatteur : UETANI Toshinori (Université de Tours)
10h40-11h20 : “L’antiquité et le progrès de la métrique dans les traductions «érudites» des
psaumes au XVIe siècle”, ITO Gengo (Université Doshisha)
Débatteur : IWANE Hisashi (Université d'Osaka)

2ème partie
Présidente : MOON Siyeun (Université féminine Sookmyung)
11h30-12h10 : “Poète du poète. Essai de réflexion sur la pratique des poètes-traducteurs”,
Christine LOMBEZ (Université de Nantes)
Débatteur : JIN Jongwha (Université nationale de Gongju)


Session plénière ‘Traduction et philosophie’


Président : YU Kihwan (Université Hankuk des études étrangères)
14h00-14h40 : “Traduire le poème de la philosophie : Descartes”, Gérard DESSONS
(Université Paris VIII)
Débatteur : YUN Seongwoo (Université Hankuk des études étrangères)
14h40-15h20 : “La traduction et les styles d'écriture des philosophes japonais: la question de
l'expression rigoureuse”, UEHARA Mayuko (Université Meisei)
Débatteur : Guillaume JEANMAIRE (Université Korea)


Session plénière ‘Traduction et théorie’


1re partie
Présidente : LEE Jisoon (Université Sungkyunkwan)
15h30-16h10 : “Traduire le vers traditionnel coréen Sijo : approche théorique”,
CHO Jaeryong (Université Korea)
Débatteur : Simon KIM (Université Korea)
16h10-16h50 : “Relire la Querelle d'Homère autour des enjeux traductologiques”, SHIN Junga
(Université Hankuk des études étrangères)
Débatteur : KANG Hiseok (Université Sungkyunkwan)

2ème partie
Présidente : LEE Hyang (Université Korea)
17h00-17h40 : “Les Essais de Montaigne dans les traductions anglaises : traduire et réécrire les
Essais chez John Florio (1603)”, LEE Seon-Hee (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
Débatteur : KIM Junhan (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
17h40-18h20 : “Traduire, entre le proche et le lointain”, Sherry SIMON (Université Concordia)
Débatteur : JUNG Hyeyong (Institut d’études de traduction et de rhétorique)
18h20-18h30 : Synthèse et fermeture de YI Yeonghoun, président du Comité d’organisation
du colloque


05 octobre 2009

Séminaire Diversité des langues - rentrée 2009

Séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire - #4
Le Texte étranger (de l'EA 1569, Université Paris 8)
TRANSITIONS (UMI 3199, CNRS/NYU)
en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art

La première séance du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire" pour l'année 2009-2010 aura lieu vendredi 16 octobre 2009, 10h-13h, Université Paris 8, salle D301.

Cette séance est prévue en suite directe de la journée d'étude "Quelle Europe de la connaissance?", point d'aboutissement du programme 2007-2009 du séminaire : "Quelle 'société de la connaissance' ? Vocabulaire et institution/s.
(Argumentaire et programme de la journée :
http://www.univ-paris8.fr/agenda/science2_html.php?id_event=437)
(accès à l'université :
http://www.univ-paris8.fr/rubrique.php3?id_rubrique=82)

La première séance du séminaire inaugure le programme 2009-2011 : "Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie", dont vous trouverez l'argumentaire en ligne
(http://recherche.univ-paris8.fr/manif_fich.php?ManNum=2299) :
- présentation générale du progamme
- prévision des travaux 2009-2010
- intervention d'Emilienne Baneth-Nouailhetas : lecture critique de Postcolonial Thought in the French Speaking World, Charles Forsdick and David Murphy eds., Liverpool University Press, 2009.

26 septembre 2009

Le concept de je-ne-sais-quoi : journées d'étude Szeged, sept. 2009

Le concept du je-ne-sais-quoi :
Journées d’études organisées par Endre Szécsényi (Université de Budapest, Département d’Esthétique) et Katalin Kovács (Université de Szeged, Département de Français)
SZTE BTK, Szeged, les 11-12 septembre 2009.

Programme :
le 11. septembre (vendredi)
10.30 Ouverture (Géza Szász, Endre Szécsényi)
11.00-13.00 – président: Géza Szász (Université de Szeged)
- Sándor Albert (Université de Szeged): La lexicalisation de l’inexprimable : le je-ne-sais-quoi
- József Pál (Université de Szeged): Le je-ne-sais-quoi dans les écrits poétiques médiévales et dans la Commedia de Dante
- Zoltán Papp (Université de Budapest): Schiller et le je-ne-sais-quoi
- Tímea Gyimesi Université de Szeged): Jankélévitch et le je-ne-sais-quoi
13.00-14.30 – déjeuner
14.30-16.30 – président: András Harkányi (Université de Budapest)
- Dániel Schmal (Université Catholique Péter Pázmány): Leibniz, Malebranche et le je-ne-sais-quoi
- Tamás Pavlovits (Université de Szeged): „Le nez de Cléopatre” – Pascal, Corneille et le je-ne-sais-quoi
- Szécsényi Endre (Université de Budapest): (Bonne) manière : Lord Shaftesbury et le je-ne-sais-quoi
- Olga Penke (Université de Szeged) : La catégorie esthétique de la suprise chez Montesquieu
16.30-17.00 – pause
17.00-19.00 – président: Olga Penke (Université de Szeged)
- Eszter Kovács (Université de Szeged): Le je-ne-sais-quoi dans les modèles narratifs de Diderot - Zsófia Szűr (Université de Szeged): La magie de l’art – l’art de la magie: Diderot et Chardin
- Erzsébet Prohászka (Université de Szeged): L’historicité dans la peinture de genre : Diderot et le je-ne-sais-quoi dans les Salons
- Szilvia Csanádi-Bognár (Université de Budapest): Werther ne sait pas non plus...
19.00 – dîner, dégustation de vins

le 12 septembre (samedi)
10.00-11.30 – président: József Pál (Université de Szeged)
- András Dékány (Université de Szeged): La métaphysique de Descartes sceptique à travers le miroir hégélien
- Péter Balázs (Université de Szeged): Romans « spinozistes » au tournant des XVII-XVIIIe siècles ?
- Katalin Kovács (Université de Szeged): La grâce, le charme et le je-ne-sais-quoi (Félibien, Roger de Piles, Watteau)
- Tibor Pintér (Université de Budapest): „Sonate, que me veux-tu?” – le problème du je-ne-sais-quoi musical au XVIIIe siècle
11.30-12.30 Conclusions des journées d’études (András Harkányi, Géza Szász)

Les nouveaux réacs - prolongements sept. 2009

Daniel Lindenberg, auteur du Rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires (Seuil, 2002) qui avait donné le point de départ du séminaire Polart sur Débat et démocratie, vient de faire paraître Le Procès des Lumières. Essai sur la mondialisation des idées (Seuil, sortie le 10 septembre 2009 - 291p.)

Je cite la "Présentation de l'éditeur" :

Sept ans après son " enquête sur les nouveaux réactionnaires " qui avait déchaîné les controverses (Le Rappel à l'ordre, 2002), l'histoire semble avoir donné raison à Daniel Lindenberg. Le grand retournement idéologique qu'il avait identifié au seuil des années 2000 en France s'inscrit désormais dans une mondialisation des idées caractérisée par la montée des "révolutions conservatrices " un peu partout dans le monde. Retournant les Lumières contre elles-mêmes, à l'instar de leurs illustres devanciers des années 1930, les champions de ce nouveau backlash oeuvrent au recul de la rationalité et flattent des conceptions autoritaires et parfois racistes de la vie collective. Sous les apparences du mouvement, voire de la " rupture ", c'est toujours une haine sourde de la modernité et de la démocratie qui les unit et constitue le fond de leur programme.

24 septembre 2009

Emile Benveniste. Pour vivre langage

Je recopie depuis le site de Martin Ritman la nouvelle de la parution à l'Atelier du grand tétras ( http://craac.free.fr/ ) du volume Emile Benveniste Pour vivre langage

http://martinritman.blogspot.com/2009/09/emile-benveniste-pour-vivre-langage-un.html


Suite à une journée d'étude à l'IMEC (abbaye d'Ardenne, Caen) le 30 mai 2008, paraît ce livre dédié à Henri Meschonnic. Il vient ouvrir la nouvelle collection liée à la revue Résonance générale, cahiers pour la poétique: "Résonance générale, essais pour la poétique" et constitue son numéro 1. Ce livre a reçu le soutien de l'IUFM de Basse-Normandie.

Le sommaire de ce livre de 112 pages aux éditions l'Atelier du grand tétras (Au-dessus du village 25210 Mont de Laval) à commander au 03 81 68 91 91 ou latelierdugrandtetras@wanadoo.fr au prix de 13 euros :


Serge Martin et Jean-François Thémines (université de Caen Basse-normandie) => présentation

***

Émile Benveniste => Manuscrits inédits

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Chloé Laplantine (ITEM et université Paris VIII) => La poétique d’Emile Benveniste

Jérôme Roger (université Bordeaux IV et IUFM d’Aquitaine) => Emile Benveniste contre la doxa : l’allure pensive de l’essai

Laurent Mourey (lycée, Sélestat) => Benveniste, phrase, discours, littérature. Penser le langage et le poème dans les silences des programmes de l’enseignement secondaire

Gérard Dessons (université Paris VIII) => La place du poème dans la théorie du discours

Daniel Delas (université de Cergy-Pontoise) => L’aporie du sujet dans la réflexion post-coloniale

Serge Martin (université Caen Basse-normandie) => Emile Benveniste, aujourd'hui : la relation dans et par le language

***

Henri Meschonnic => « Partant de Benveniste » en 1970… et en 2009 (entretien et poème)

18 septembre 2009

Journée d'étude : Quelle Europe de la connaissance?

Le jeudi 15 octobre 2009
Université Paris 8, Bâtiment D, salle 143

Quelle Europe de la connaissance ?

Journée d'étude du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire"
organisée par Le Texte étranger (Université Paris 8 - resp. Claire Joubert) et TRANSITIONS (CRNS/NYU - resp. Emilienne Baneth-Nouailhetas), en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art

Programme :
10h. Présentation
10h.30. Yves Abrioux (Université Paris 8) - Adam Smith : la littérature et la démocratie d'opinion
11h.30. Jürgen Trabant (Freie Universität, Berlin) - « Rester toujours dans la recherche » : Humboldt, université, langage
12h.30. Gérard Dessons (Université Paris 8) - Qu'est-ce qu'un vocabulaire ?
pause déjeuner
15h. Barbara Cassin (CNRS) - Pluralité et relativisme : quelques remarques pour une Europe à partir de Hannah Arendt
16h-18h. Table ronde, présentée par Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert : Quelle Europe de la connaissance ?

Le séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire associe Le Texte étranger, groupe de la recherche en littérature anglaise (composante de l'UPRES/EA 1569 - Transferts critiques et dynamique des savoirs, domaine anglophone, Université Paris 8) et TRANSITIONS, Centre de recherche international en sciences humaines (UMI 3199, CNRS/NYU). Ce séminaire commun
cherche à explorer les points névralgiques à l'intersection de leurs démarches respectives : émergences de l'étranger dans le texte anglophone ; effets de multilinguisme et feuilletage de l'histoire coloniale et postcoloniale ; le littéraire comme travail historique de l'altérité dans
les langues ; poétique et politique de la culture ; politique des sciences de la culture en contexte de postcolonialité et de mondialisation.

Cette journée d'étude conclut le programme 2007-2009 du séminaire : « Quelle 'société de la connaissance' ? Vocabulaire et institution/s », dont l'argumentaire développé est en ligne :
http://polartnet.free.fr/textes/chantiers_polart/Seminaire_Diversite_des_langues_2007.pdf
Il s'agissait retourner le cadre proposé par la politique européenne dans le contexte de compétition mondiale du capitalisme cognitif (concentrée dans la « stratégie de Lisbonne » de l'Union Européenne) sur son envers : à la perspective d'une « société »/économie de « la connaissance », renvoyer la question des savoirs sur la société. Tenter de rouvrir, et de maintenir ouverte, la question de savoir quelle société est produite par quelle connaissance : quelle démocratie, quels internationalismes, par quelles pratiques et quelles institutions disciplinaires, intellectuelles, culturelles.
Les nouvelles mobilisations universitaires de l'année 2009-2010 ont donné à ces travaux une pertinence très particulière, et ont construit un contexte de réflexion dont va pouvoir bénéficier cette journée de conclusion : contexte qui s'est effectivement largement ouvert, au cours des débats sur les réformes de l'université, sur la nature de la jointure entre épistémologique et institutionnel ; savoir et pouvoir.
Ce sont ces enjeux de politique des savoirs contemporains sur les cultures que nous voulons approfondir ici dans l'épaisseur historique de certaines de leurs lignes généalogiques : les figures de Adam Smith, Wilhelm von Humboldt, Hannah Arendt (et Google) et Emile Benveniste, mises au programme de la journée d'étude, permettent de réfléchir aux rapports entre savoirs du
langage et de la culture (rhétorique, philologie, linguistique), démocratie libérale et néolibéralisme, et constitution culturelle historique de l'Europe.

En ce sens, la journée inaugure aussi le programme 2009-2011 du séminaire : « Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie » - où il s'agira de construire un comparatisme qui permette de mettre en relief les tensions et les enjeux des pensées contemporaines du rapport international en contexte de mondialisation. La visée sera de tenir bien visible ce champ de
question - question du rapport entre culture et (géo)politique ; savoir et pouvoir - comme champ de luttes et d'histoire.
Pour articuler les deux programmes, nous avons prévu la prémière séance du séminaire 2009-2011 le lendemain de la journée d'étude : vendredi 16 octobre, 10h-13h, Université Paris 8, Bâtiment D, salle D301.
Les précisions du programme seront annoncées en ligne ultérieurement.
(Pour tout renseignement complémentaire : claire.joubert@univ-paris8.fr)

13 septembre 2009

Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales : les membres

Composition du Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales PRESIDENTE :Marie Claude MAUREL – Directrice d’études à l’EHESS – Directrice du CEFRES (Centre Français de Recherche en Sciences Sociales, Prague)

MEMBRES DU COLLEGE SCIENTIFIQUEMadeleine AKRICH - Directrice du Centre de Sociologie de l’innovation (CSI) de l’Ecole des Mines ParisTech
Jean-Paul CAVERNI – Président de l’Université de Provence/ Aix-Marseille I
Antoine COMPAGNON – Professeur au Collège de France (Chaire de Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie)
Stanislas DEHAENE – Professeur au Collège de France (Chaire de Psychologie cognitive expérimentale) - Directeur de l’unité mixte INSERM-CEA 562 de Neuroimagerie Cognitive
Philippe DESCOLA – Professeur au Collège de France (Chaire d’Anthropologie naturelle).
François DUBET – Professeur à l’Université Bordeaux II-Victor Segalen et Directeur d’Etudes à l’EHESS (Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologiques – CADIS)
Jon ELSTER – Professeur, Chaire Robert King Merton (University of Columbia) - Professeur au collège de France («Rationalité et sciences sociales»)
Claudio GALDERISI – Professeur à l’Université de Poitiers – Directeur du Centre d’Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale
Claude GAUVARD – Professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne/Paris I
Michel GRIMALDI – Professeur à l’Université Panthéon-Assas/Paris II
Gérard GRUNBERG – Directeur de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po)
Anne-Marie GUIMIER-SORBETS – Professeur à l’Université Paris X – Directrice du Centre de recherche «Archéologies et sciences de l’Antiquité» au sein de la Maison René Ginouvès
Gilles LAURENT –Professeur, Département Marketing de HEC
Christiane MARCHELLO-NIZIA – Professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon
Horst MÖLLER – Professeur à l’Université de Munich (Histoire contemporaine) et Directeur de l’Institut für Zeitgeschichte
Philippe MONGIN – Directeur de recherche au CNRS et Professeur à HEC
Jean-Robert PITTE – Professeur à l’université Paris-Sorbonne /Paris IV (Chaire de Géographie Humaine) – Ancien président de Paris-Sorbonne – Membre de l’Institut
Alain RENAUT – Professeur à l’Université Paris-Sorbonne/Paris IV (Chaire de philosophie politique et éthique)
Jean-Frédéric SCHAUB – Directeur d’études à l’EHESS («L’institution des autorités» – Histoire comparée)
Aldo SCHIAVONE – Directeur de l’Institut Italien de Sciences Humaines
Alain TRANNOY – Directeur d’études à l’EHESS (Groupe d’Etudes et de Recherche en Economie publique)

MEMBRES DU COLLEGE DES PERSONNALITES QUALIFIEESJean-Louis ETIENNE – Médecin et explorateur
Jacques JULLIARD – Historien- Editorialiste
Bruno PATINO – Directeur de France Culture
Franck RIBOUD – PDG et président du comité exécutif du Groupe Danone
Serge VILLEPELET – Président de PricewaterhouseCoopers France

RAPPORTEUR DES TRAVAUX DU CONSEILEdouard HUSSON – Professeur à l’Université d’Amiens (Histoire des conflits contemporains)

11 septembre 2009

L'Ecole : pétition de la rentrée

je transmets :

PÉTITION ÉCOLE EN DANGER - http://www.ecoleendanger.org/

Tous concernés, Tous mobilisés
pour un service public d'éducation de qualité pour Tous.

Nous, parents d'élèves, salariés de l'éducation, étudiants ou individus soucieux d'un service public d'éducation de qualité pour tous, sommes conscients de la gravité des attaques portées contre l'école, de la maternelle à l'université, et contre ceux qui osent la défendre.

C'est pourquoi nous affirmons, par la présente, que nous soutenons les revendications portées par les collectifs Ecole en Danger mobilisés depuis de nombreux mois contre les réformes Darcos et Pécresse.

Nous demandons notamment :

La création des postes de titulaires et de remplaçants nécessaires à un fonctionnement de qualité du service public d'éducation et par conséquent l'arrêt des suppressions de postes (actuellement compensées par l'utilisation massive des heures supplémentaires et le recours aux personnels précaires non formés)
Une véritable formation initiale et continue des enseignants (cf IUFM) et la titularisation des personnels précaires après formation
Le maintien d'une école maternelle gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le désirent dès deux ans (cf Jardins d'éveil)
L'ouverture d'une concertation sur les nouveaux programmes
La prise en charge des enfants en difficulté par des personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires, avec des mesures pédagogiques adaptées et sur le temps scolaire (cf RASED)
Une véritable protection des données personnelles des élèves recueillies dans le cadre de la scolarité et par là, l'abandon des fichiers centralisés permettant des interconnexions avec d'autres bases administratives (cf BASE ELEVES)
Le maintien d'écoles en rapport de proximité avec les parents et de directeurs en lien avec la pédagogie et sans rapport hiérarchique avec les enseignants (cf EPEP)
La garantie de la liberté pédagogique des enseignants, le respect des droits syndicaux et du droit de grève (cf SMA)
La levée des diverses sanctions touchant les enseignants désobéisseurs ou les lycéens et étudiants mobilisés et, plus généralement, l'arrêt de la politique de surveillance et de répression contre tous ceux qui, portant ouvertement l'exigence d'une école de la réussite pour tous, refusent d'obéir à des demandes institutionnelles dégradant les conditions d'enseignement et d'apprentissage.

Coordination nationale des universités : P8, le 30 septembre

La réunion préparatoire du comité d'organisation de la prochaine CNU, prévue à Paris 8 le mercredi 30 septembre confirme qu'il s'agit d'une CNU OUVERTE :
Je cite :
c'est-à-dire avec des personnes mandatées par les AG de rentrée + qui désire participer à cette CNU (auto-mandatées si les AG n'ont pas encore eu lieu). Les débats seront donc publics, le coeur de la problématique demeurant : quelle forme(s d'action(s) trouver qui ne reconduise(nt) pas ce qui s'est fait l'an dernier et COMMENT et POURQUOI continuer la lutte contre la LRU. Les universités sont donc invitées à appeler à des AG de rentrée, certaines les ont déjà convoquées.
L'ordre du jour envisagé, et qui sera à discuter avec les porte-paroles de la CNU, pourrait poser les points suivants :
* point sur la "rentrée LRU"
*point sur la répression judiciaire et administrative
*infos sur les décrets votés cet été
*rappel des engagements pris en juin, à rediscuter : refus de la modulation des services, refus des entretiens professionnels, refus de la remontée des maquettes de master

L'humain sans les langues : Conseil pour les SHS

Le président de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur nous communique ce message :

Un ""Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales", dont la création avait été annoncée, vient d'être installé par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Vous trouverez sur le site de la SAES (rubrique "profession") la lettre que la SAES, avec six autres associations, a décidé d'envoyer à Madame Valérie Pécresse au sujet de la composition de ce Conseil. Ce dernier en effet ne comporte pas de membre issu du domaine des langues, littératures et civilisations étrangères.
(Lien direct ici.)

La composition du Conseil est à connaître, au-delà de cette seule question : voir le site du Ministère à la page http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid48762/composition-conseil-pour-developpement-des-humanites-des-sciences-sociales.html.

09 septembre 2009

Pour rappel : histoire des mobilisations 2008-2009

Au moment de remettre à jour la rubrique "Aujourd'hui" du blog, je rassemble ici pour archive l'état de la rubrique à la fin de l'année universitaire 2009 (tout en rappelant que l'intention n'était en aucune façon l'exhaustivité) :

Etat des luttes scientifiques

Le 2 février, l'université et les laboratoires s'arrêtent!

1. Lieux d'information, analyse, action :
Elections européennes : réponses des partis aux lettres de SLR et de la Ronde des obstinés (28 mai-7 juin 2009)
Etat des mobilisations : au 18 février 2009, 60 établissements étaient en grève (carte tenue à jour par Christophe Sequinot, Lille I) - le site wiki "LRU" fait un suivi (consulté le 6 avril)
Carte des universités en grève - publiée dans Le Monde (site), 11 février 2009
SLR (Sauvons la recherche)
SLU (Sauvons l'université)
ARESER (Association de réflexion sur l'enseignement supérieur et la recherche) - blog de l'ARESER.
POOLP ("Le site des personnels obstinément opposés à la loi Pécresse", dite LRU)
Appel international (lancé le 11 février 2009)


2. Parmi les points de conflit - enseignement et recherche (depuis déc. 2008) :
- Coordination nationale des BIATOSS
- Coordination nationale des doctorant-e-s (12 mars 2009)
- Coordination nationale des laboratoires (12 mars 2009)
- réactions au décret de modification des statuts des enseignants-chercheurs. Une analyse du décret, par Olivier Beaud (PR Droit, P2) est téléchargeable à partir de la page d'accueil du site SLU.
- réactions à la réforme ("mastérisation") des préparations aux métiers de l'enseignement et la disparition des IUFM - Appel du 8 novembre consultable sur le site SLU
- pétition contre la disparition des DUT (consultable sur le site SLU)
- pétition pour la démission de X. Darcos (lancée le 13 fév. 2009 après les déclarations du ministre à la radio, le 12 fév. sur RMC), qui vient après l'Appel des maîtres des écoles primaires (nov. 2008) "contre la démolition de l'école publique" ; Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
- mobilisation contre la disparition des Sciences économiques et sociales dans les programmes du secondaire. Le projet de réforme du lycée, qui engageait cette question, a été provisoirement retiré par X. Darcos le 16 déc. 2008.
- contre les pratiques de l'évaluation dans le cadre de l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) : bibliométrie, et classement des revues scientifiques - Appel au moratoire sur les expertises, consultable sur SLU
- contre les pratiques de l'expertise de l'ANR (Agence nationale de la recherche) - Appel au moratoire sur les expertises, consultable sur SLU
- le cadre européen de l'évaluation et du classement des revues : ERIH (European Reference Index for the Humanities)

- réforme du CNRS, et effets sur le département SHS (Sciences humaines et sociales) spécifiquement
- classement international des universités (Shanghai - ou Academic Ranking of World Universities ; THES - Times Higher Education Ranking)
- Collectif Papera "pour l'abolition de la précarité dans l'Enseignement supérieur, la Recherche, et ailleurs".

3. Autres fronts de politique du savoir :
- Archives Nationales en danger, "vers une société sans mémoire?" (article paru dans L'Humanité, avril 2009)
- pétition contre le classement des revues de sciences humaines et sociale (lancée le 18 fév. 2009)
- "Usages et mésusages de l'histoire" (voir le blog/"édition participative" du même titre sur Mediapart)
- "Sauvons la statistique publique" : mobilisation contre les dangers actuellement encourus par la statistique publique en France, par exemple dans le processus de délocalisation de l'INSEE à Metz (depuis déc. 2008)
- appel au soutien des journalistes de l'AFP (24 fév. 2009)

4. A l'étranger :
- Vague européenne. Pour une convergence des luttes nationales en Europe, manifestation prévue au Sommet de Louvain, fin avril.
- un point de
vue dans The Irish Times : craintes pour la "academic freedom" (16 février 09)
- mobilisation lycéenne et étudiante en Grèce cet automne
- résistances étudiantes à l'application du processus de Bologne dans les universités espagnoles (El Pais, 5 déc. 2008 ; OEPU)
- occupation de la New School for Social Research, New York ("New School in Exile"), en protestation contre la "corporatization" de la recherche et de l'enseignement supérieur durant cet automne

02 septembre 2009

Deux circulaires importantes

Je fais suivre pour information, dans l'avalanche des décrets et circulaires de l'été,
deux textes qui me semblent particulièrement importants :

- la circulaire du 5-8 sur la déconcentration de la gestion de la carrière des EC (il faut être attentif, entre autres,
à l'Annexe II) : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid20536/rubrique-bo.html?cid_bo=42612

- la circulaire du 27-8 sur l'organisation des stages pour les étudiants de master, pour l'essentiel sous la responsabilité des universités et ce, dès cette année (les cinq derniers paragraphes concernent bien l'année 2009-2010; c'est dans l'annexe 2 qu'on apprend que l'évaluation des deux types de stage est de la responsabilité de l'université) :
http://www.education.gouv.fr/cid42647/mene0917847c.html

Bonnes luttes

PMA