Après vérification, j'ai sous les yeux le volume de P.-A. Taguieff dont parlait l'article du Monde du 25 - volume paru en mars 2007, intitulé donc Les Contre-réactionnaires. Le progressisme entre illusion et imposture (Denoël).
Le livre est organisé en 3 parties, la table des matières déjà bien parlante : 1. Fabrication d'une légende : les "nouveaux réactionnaires", 2. Au nom du progrès : du progressisme à l'antifascisme, et 3. Du terrorisme intellectuel au conformisme généralisé.
Dans le contexte de politique française, et de politique française du savoir, notre chantier Débat et démocratie est plus que jamais pertinent. Ouvert en octobre 2002, il est catapulté dans une urgence/pertinence renouvelée, et le support textuel du livre de Taguieff pourrait être une base de travail bien polarisée, et toute prête à polart-isation.
Je vous propose donc un chantier de lecture, avec une table ronde pour discussion dans le cadre du séminaire Actualité critique - sans doute pas possible pour la séance possible de la fin septembre, mais plus tard dans l'hiver. Décembre ?
Qu'en dites-vous ?
28 août 2007
Proposition Polart / Débat et démocratie
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Libellés : Débat et démocratie, Nouveaux réactionnaires, Proposition Chantier
27 août 2007
Les Nouveaux réacs de nouveau à l'actu
Cet article, tout récemment, dans Le Monde - reçu, j'en profite pour signaler son existence, par la liste de diffusion de l'Association Multitudes, qui fait un travail sur Internet (Multitudes Web) et publie la revue papier Multitudes (le numéro de cet été, n° 29, publie un dossier "Narrations postcoloniales", et un dossier "Traduire Deleuze", par exemple - qui convaincra peut-être, encore une fois, des ressources critiques de l'étranger pour dénouer le piège intestin du parigo-français).
Rétrocontroverse : 2002, les intellectuels réactionnaires sont de retour
LE MONDE 25.08.07 13h21.
Mis à jour le 27.08.07 14h01
A l'automne 2002, quelques mois après le séisme du 21 avril et l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle, la gauche"plurielle" est en ruine. Au même moment, une petite bombe éditoriale va faire imploser une partie de la gauche "intellectuelle".
A l'origine de la déflagration, un mince volume intitulé Le Rappel à l'ordre: enquête sur les nouveaux réactionnaires (Seuil). L'historien Daniel Lindenberg y dénonce le triomphe d'une "libido réactionnaire" chez certains intellectuels longtemps étiquetés "de gauche". Sous prétexte de provoquer une "levée générale des tabous", ceux-là en seraient venus à exprimer une répugnance de plus en plus ouverte à l'égard des droits de l'homme, de l'antiracisme, de Mai 68 ou encore de la culture de masse, au point de vomir la démocratie en tant que telle.
Egrenant les noms des écrivains Michel Houellebecq et Maurice Dantec, comme ceux des philosophes Alain Finkielkraut, Pierre Manent, Marcel Gauchet ou Pierre-André Taguieff, Lindenberg ne prétend pas décrire un parti organisé. Il parle plutôt d'une "nébuleuse" disparate, rassemblant des hommes venus d'horizons divers, mais qui seraient passés "de Trotski à Carl Schmitt, des "années rock" au culte académique de la langue française et du latin d'école, du gauchisme chevelu à la croisade contre les fadeurs vénéneuses dela modernité"... Bien sûr, ce Rappel à l'ordre est à la fois hasardeux dans sa méthode et hâtif dans ses conclusions.
Et ceux qu'il met en colère ont beau jeu d'en moquer les faiblesses : "De la bouillie pour les chats, du mauvais travail intellectuel, où la nomination dénonciatrice compte davantage que l'analyse des idées", tranche l'historien Pierre Nora, fondateur de la revue Le Débat, dans un entretien accordé au Monde. "Il se porte tellement mal, l'espace public intellectuel, que ce livre nul en est le témoignage frappant", ajoute alors l'écrivain Philippe Muray (1945-2006) dans Le Figaro.
Reste que l'offensive Lindenberg fait mouche : durant de longues semaines, l'affaire des "nouveaux réactionnaires" occupe le devant de la scène, faisant l'objet d'émissions à la radio comme à la télévision, envahissant surtout les rubriques débats des journaux, à commencer par celles du Figaro et de Marianne. Le Monde, de son côté, va jusqu'à lui consacrer sa"manchette" - fait rarissime pour l'actualité des idées.
En effet, c'est l'occasion d'explorer les mutations du paysage intellectuel français, et en premier lieu l'implosion de cette galaxie qu'on nommait la"famille antitotalitaire". Partageant une même réflexion sur le phénomène totalitaire, cette famille s'est formée dans le soutien aux dissidents des régimes staliniens et dans la redécouverte de la pensée politique libérale du XIXe siècle (en particulier Alexis de Tocqueville et Benjamin Constant). On la trouve rassemblée autour de quelques revues, notamment Le Débat, Commentaire ou Esprit, et de quelques espaces académiques, dont le Centre Raymond-Aron, un laboratoire de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
La querelle apparaît donc comme une affaire de famille : lorsque paraît le livre de Daniel Lindenberg, ce dernier est conseiller à la direction de la revue Esprit, où bon nombre des auteurs ciblés par lui ont leurs habitudes. De même, l'historien Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France et président de La République des idées, association qui édite Le Rappel à l'ordre, se trouve être également le directeur du Centre Raymond-Aron. Il y côtoie, entre autres, Pierre Manent et Marcel Gauchet, que l'ouvrage de Lindenberg dépeint comme de dangereux contempteurs de la société démocratique : "Ce qui fait l'originalité de la controverse en cours, c'est qu'elle oppose pour partie, des deux côtés de la barricade, des hommes qui se réclament des mêmes valeurs. (...) La vérité est que le libéralisme qui les a unis tend aujourd'hui à les diviser et que la question des droits de l'homme est en train de devenir signe de contradiction dans la société française", constate l'historien Jacques Julliard dans Le Monde.
Le danger totalitaire est derrière nous, la ligne de front passe désormais au sein même du champ démocratique : un peu plus de dix ans après la chute du mur de Berlin, telle est donc la posture d'une gauche qui se veut réformiste et moderne, et qui n'envisage pas sa refondation sans une nette redéfinition de ses frontières. "Ce livre rend visible un phénomène qui n'avait pas encore été décrit : l'apparition d'une nouvelle forme d'illibéralisme. La dénonciation de la société ouverte s'opère en effet maintenant au travers d'une sensibilité que l'on peut appeler "critique réactionnaire"", persiste Pierre Rosanvallon, toujours dans nos colonnes.
Saine entreprise de clarification pour les uns, cette polémique a surtout mis en lumière, pour d'autres, l'état de confusion et de panique où se trouve la gauche progressiste depuis 2002. Comment expliquer, sinon, que tant d'observateurs aient pu diagnostiquer un "ralliement" massif des intellectuels à Nicolas Sarkozy, quand les allégeances effectives se comptent sur les doigts d'une main ?
Tout se passe comme si la gauche avait besoin de se faire peur, comme si elle compensait son impuissance doctrinaire et sa crise identitaire par une chasse hystérique aux "renégats" et aux "traîtres" : "Une gauche sans projet a besoin d'ennemis haïssables, si fantasmatiques soient-ils. L'acte de les dénoncer lui permet de se donner une contenance, à défaut d'une consistance. Telle est la principale fonction de l'étiquette illégitimante ("néoréacs"), dans un contexte où les identités politiques sont floues : fixer une ligne imaginaire entre la gauche et la droite. De quoi intimider les intellectuels en leur lançant le message : "Attention, ne pas franchir la ligne jaune !"", commente Pierre-André Taguieff dans un récent essai intitulé Les Contre-réactionnaires : le progressisme entre illusion et imposture (Denoël,620 p., 28 euros).
Jean Birnbaum
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Libellés : Nouveaux réactionnaires, Taguieff
21 août 2007
Nouvelle candidature Polart
Nous avons reçu, au mois de mai, une nouvelle candidature au réseau. Je reproduis ci-dessous le texte du message, retrouvé dans les dossiers de notre adresse sur Free (et auquel je viens de faire une réponse rappelant les modes pratiques) :
Comment vous faire parvenir une copie des textes ( artciles extraits d'ouvrages) demandés pour poser une candidature s'il vous plait? Avez-vous une adresse postale? Merci d'avance pour votre réponse
Hélène Lenz MCF HDR directrice département d'études roumaines Strasbourg II
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Libellés : fonctionnement Polart
Artaud et Char : l'historicité
Je transmets ici un message envoyé à Polart depuis le site à l'adresse Free :
Selon Roger BURTON <roger.burton@chello.be>:
Bonjour, bravo pour votre site. Juste une question .... quand je lis: «L'art, c'est l'aujourd'hui encore aujourd'hui demain" est-ce une référence voulue à Char (le désir réalisé du désir demeuré désir - citation de mémoire) ? Merci Bon travail RB
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Libellés : Char, historicité
Compte mail Polart sur Free
Chers tous,
je viens d'aller faire un tour sur notre compte mail sur Free : il y a un sacré ménage à faire... (spams) Je regarde l'ensemble, nettoie, et vous propose de reprendre la question de ce moyen de communication lorsque nous aurons l'occasion de plancher à nouveau sur les modes de travail de Polart.
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Libellés : fonctionnement Polart
20 août 2007
Séminaire Actualité critique - publication
Les textes issus de la première séance du séminaire Actualité critique (janvier 2007) sont maintenant en ligne. Ils sont téléchargeables à partir de la page Chantiers sur le site Polart.
Je prévois de vous proposer une seconde séance à la rentrée, peut-être en articulation avec la réunion générale Polart qui devrait sans doute avoir lieu à ce moment-là également ? - je vous recontacte dans les jours qui viennent pour voir avec vous les possibilités.
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Libellés : séminaire Actualité critique
08 août 2007
Propriété intellectuelle, plagiat, université
Toujours pour le dossier "Propriété intellectuelle" : un lecteur du blog, resté anonyme, nous indique ce matin :
Bonjour, Il existe également une solution française pour contrer cet épineux problème : Compilatio.net.
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Libellés : propriété intellectuelle
06 août 2007
Publication : volume Chomsky aux Cahiers de l'Herne
Jean Bricmont (celui du canular Sokal et Bricmont de 1997) et Julie Franck dirigent le volume intitulé Chomsky paru récemment aux Cahiers de l'Herne (2007, 356 p.). Le Monde diplomatique d'août prend cette occasion pour publier un entretien avec Chomsky, autour de la question du "lavage de cerveaux en liberté" - idée pivot de l'activisme de Chomsky, depuis au moins Manufacturing Consent (écrit avec Edward Herman, NY, Pantheon, 2002).
La situation est intéressante pour la question de l'intellectuel, qui agite les débats - sur les rapports entre pensée critique et politique, théorie et praxis - au même rythme que celle de l'érosion du marxisme, depuis 1989 disons. Eléments en présence : la figure du scientifique universitaire d'importance majeure, la question de la linguistique spécifiquement, la figure de l'intellectuel militant - et, à mon oreille, très nettement, la formule de Sartre : l'intellectuel comme celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. Le savant, le langage, la société - et la critique, comme processus social.
Il faut ajouter à cela la présence éditoriale de Bricmont, qui oriente aussi cette configuration, en la chargeant d'une valence anti-théorie et (disons pour aller vite) scientiste par mémoire du canular sur les Impostures intellectuelles. Ici on peut mettre en regard un commentaire du Diplo sur la voix des directeurs du volume : "Dès l'introduction, les deux maîtres d'oeuvre du 'Cahier', Jean Bricmont et Julie Franck, établissent un ton - sérieux, ordonné, cartésien - parfaitement en accord avec cette logique à la fois implacable et jubilatoire qui caractérise la réflexion et les écrits de l'auteur étudié".
M'intéresse donc : le mode critique particulier qui est proposé ici, et l'analyse des raisons de ma réticence immédiate, gut reaction, moue. J'essaie :
. IR (soit, je devine, Ignacio Ramonet, éditorialiste du Diplo) commente et situe : "Ignoré le plus souvent par les médias dominants français, NC a été élu, en 2005, par les lecteurs du magazine britannique Prospect comme 'le plus grand intellectuel vivant' ". Comparé à Sartre et à Voltaire. Il faut entendre tout de même le fait qu'il est considéré aux Etats-Unis, par la gauche critique, comme une voix marginale, avec une écoute plus large à l'étranger que at home. Cette question reste donc largement ouverte. Ce qui me paraît certainement intéressant est ce rapport difficile et à la France - comme point d'origine de la notion d'intellectuel même, et indissociable d'un stéréotype américain quant à l'arrogance intellectuelle/"exception culturelle" - et aux mouvements critiques nationaux. Le Diplo, avec sa transnationalité particulière, est un espace de sa défense depuis plusieurs années. Il y a certainement une dimension géopolitique au problème de l'intellectuel. Une problématique très particulière de l'étranger - on pourra remonter directement à l'Affaire Dreyfus avec cette question. La critique et la nation.
. un coeur de la question Chomsky, si on veut analyser ce cas, c'est aussi : se mêle-t-il "de ce qui ne le regarde pas"? Soit : quel est le statut du rapport entre la puissance de son oeuvre de linguiste (IR rappelle en ces termes : "une véritable révolution dans les études du langage et de la grammaire, au point que cela a bouleversé les neurosciences cognitives" - nous voilà propres), et sa légitimité à prendre la parole sous le titre d' "intellectuel" (qui le déclare tel?) , sur "les mécanismes idéologiques qui, comme une camisole de force invisible, maintiennent la population volontairement soumise à la domination d'une minorité de puissants", inaugurant "ainsi une nouvelle lignée d'études des médias qui va faire école, et qui va aussi lui valoir des attaques d'une exceptionnelle férocité." Je ne sais pas lire les sous-entendus pointés ici - my ignorance. Mais je reprends : comment la théorie du langage de Chomsky, et en particulier la ligne de fuite vers la grammaire universelle (la question de l'étranger dresse l'oreille de nouveau, comme problème du langage, ici), détermine ce programme et cette activité critiques ? Je n'ai jamais encore rencontré cette question soulevée, dans les débats autour lui que j'ai pu suivre. C'est là pourtant qu'est le noeud, surely ? Sinon le point de vue est indifférent. Ce n'est pas comme ça qu'il est écouté, en tout cas.
Réponse automatique : il faut simplement aller voir, d'accord. Mais pour l'instant voilà les questions avec lesquelles je pourrais ouvrir cette lecture. Grammaire universelle, idéologie de la communication, mondialisation, donc : coordonnées d'un problème Chomsky. Théorie du langage et action critique.
. une autre direction ou la même - question des façons de penser le rapport social, où intervient ce qu'on fait du discours : IR cite en encadré un fragment de la discussion entre Chomsky et Foucault, publiée dans le volume de L'Herne, et initialement tenue en 1971 : "Justice contre pouvoir". Où deux visions du politique se frottent, en éclairant par leur contraste l'une (au moins) des pierres de touche de la critique, où se fait le départ entre l'absolu et l'historicité.
Titres de Chomsky intellectuel, rappelés par le Diplo, dans leur traduction en français : 1998 Responsabilité des intellectuels (Agone - commentaire : "Chomsky fustige la sélectivité des 'engagements' des intellectuels occidentaux"), 2003 La Fabrique de l'opinion publique : la politique économique des médias américains (Le Serpent à plume, 2003), 2006 Comprendre le pouvoir (Bruxelles - "la plupart des préjugés médiatiques ont pour cause la présélection d'un personnel bien-pensant qui intériorise des idées préconçues et s'adapte aux contraintes exercées par les propriétaires, le marché et le pouvoir politique", 2007 L'An 501, la conquête continue (L'Herne - "Les stratégies de domination mises en oeuvre depuis la conquête du Nouveau Monde").
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Anonyme
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Libellés : Chomsky, communication, étranger, intellectuel
04 août 2007
Réouverture du blog
Les derniers essais exploratoires viennent le confirmer : le blog fonctionne sans problème.
Contrairement au diagnostic de panne publié à la fin du mois de mai, la question des mots de passe est facilement réglée, et réouvre toutes les fonctionnalités : lorsque le programme vous demande de vous identifier pour connexion, il suffit d'indiquer pour votre "Nom d'utilisateur" non pas... votre nom d'utilisateur, mais l'adresse mail que vous utilisez comme support de votre compte sur Blogger.
On vous demande également votre mot de passe, et vous propose la possibilité de vous le renvoyer par mail si vous l'avez oublié.
Si vous rencontrez d'autres problèmes, veuillez me contacter.
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Anonyme
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Libellés : emploi du blog
Problème en ce qui concerne le site
J'ai essayé d'entrer des liens sur le site pour voir si cela fonctionnait. La manip. semble être la bonne: on me signale que le lien est enregistré. Mais je ne vois rien à l'écran. Et vous, voyez-vous quelque chose ( en dehors de la première rubrique)?
I.B.
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IB
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18 juin 2007
liens du site
Je compte envoyer vendredi mes propositions de liens au comité scientifique. Si certains d'entre vous ont des propositions ( les sous-rubriques apparaissent sur le site), merci de me les envoyer avant cette date par l'intermédiaire du site ( "contacter un membre").
IB
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IB
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27 mai 2007
Information texte Polart
Publication d'un article d'Isabelle Babin, "Le "languisme" de Valère Novarina. La langue-utopie d'une humanité nouvelle" dans la revue en ligne Silène, du Centre de Recherches en Littérature et Poétique Comparées de Paris X-Nanterre. (http://www.revue-silene.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=87), section "Observatoire des écritures contemporaines". Date: 23-05-2007
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GD
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Publications sur le site
Deux textes d'AB consacrés à la manière - "L'alibi de la manière", "La manière et le style" - viennent d'être publiés sur le site (page Textes), ainsi que la présentation du chantier "Maurice Regnaut" par OK (page Chantiers).
Ce serait bien que AB et OK m'envoient quelques lignes de présentation des textes et du dossier qui remplaceront les lignes que j'ai mises pour que le logiciel prenne en compte l'enregistrement des textes eux-mêmes, qui sont à télécharger et donc n'apparaissent pas sur la page. Sinon, la page Chantier a toujours des problèmes (auteur, mots clés), mais Mark y travaille.
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GD
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23 mai 2007
No surprise
Dépêche de l'AFP :
Gouvernement-Fillon-éducation-université-recherche - La loi sur l'autonomie des universités votée dès juillet (Fillon) PARIS, 23 mai 2007 (AFP) :
La loi augmentant l'autonomie des universités sera votée "au mois de juillet", a déclaré mercredi François Fillon en jugeant que cette réforme était "peut-être la plus importante" de la législature. "Il n'est pas question d'instaurer une sélection à l'entrée de l'université" ni "d'augmenter les droits d'inscription", a souligné le Premier ministre sur Europe 1. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait refusé lundi de préciser si la réforme interviendrait dès cet été.
L'autonomie des établissements, a justifié M. Fillon, doit leur permettre de "s'organiser comme ils l'entendent, recruter leurs enseignants comme ils l'entendent, créer les enseignements qu'ils veulent, mettre en place les accords avec les organismes de recherche, avec les grandes écoles, avec les entreprises sans avoir besoin de demander l'autorisation à des tutelles qui ne sont pas les mieux placées pour juger de ces questions". L'objectif, a-t-il poursuivi, est que les universités françaises retrouvent "l'excellence", car "elles étaient les meilleures du monde, elles ont disparu dans les profondeurs du classement international".
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CJ
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Libellés : université
21 mai 2007
Rubrique "Liens" du site
En réponse à IB: la sous-rubrique "Librairies sur internet" me semble intéressante si, évidemment, elle ne recense pas des "supermarchés du livre", mais des librairies spécialisées (livres rares, épuisés, étrangers, etc.) qui peuvent nous aider dans nos recherches. C'est certainement dans cette direction que le travail de recensement est à faire.
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GD
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Nouvelle version du site Polart
La nouvelle version du site est pratiquement achevée. Il reste encore quelques détails à régler et l'ensemble sera opérationnel dans une ou deux semaines. Tout le monde sera prévenu. Le contenu reste le même, mais l'usage de l'ensemble a été rendu plus simple.
PS: je rappelle que le blog se substitue à l'ancienne liste Polart-Cines.
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GD
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07 mai 2007
"Modernisation" de l'université
Pour ceux qui l'auraient manqué, ce texte de Véronique Soule, dans Libération Lundi 7 mai :
Présidentielle. Les promesses
Plus d'autonomie aux universités
" Nicolas Sarkozy s'est engagé à réformer la gouvernance des universités "dès après son élection" et à donner aux établissements d'enseignement supérieur plus d'autonomie. Les conseils d'administration, dont les présidents d'université se plaignent de la lourdeur, seront resserrés à 20 membres maximum avec un quart de personnalités extérieures issues du monde scientifique et économique. Le président sera élu par le CA pour un mandat de quatre ans renouvelable (contre cinq ans, non renouvelable). Enfin, au titre de l'autonomie, Sarkozy propose que les présidents aient davantage de pouvoirs sur les moyens.
Ces propositions ont été diversement accueillies par les patrons [!] d'université, dont un groupe s'est engagé en faveur de Ségolène Royal, un autre pour Nicolas Sarkozy. Un conseil d'administration allégé, permettant des décisions plus rapides, les séduit, comme une certaine autonomie qui les dégagerait de la tutelle du ministère. Mais deux questions se posent : si les universités restent aussi pauvres, à quoi sert l'autonomie ? Et la cooptation de personnes extérieures ne vise-t-elle pas à faire entrer le monde économique ?
Pour les moyens, Sarkozy ne lésine pas. Il promet "d'accroître d'ici à 2012 de 50 % les dépenses publiques consacrées à l'enseignement supérieur", soit un effort cumulé de 15 milliards d'euros. Il espère aussi un mécénat privé et n'écarte pas la hausse des frais d'inscription. Prudent devant une question brûlante, il imagine de les moduler selon les revenus des familles. Quant à la sélection, il parle "d'une orientation sélective" : les filières surchargées devront annoncer leurs taux de réussite (à trouver un emploi), et on pourrait proposer des réorientations aux étudiants. Il faudrait aussi doubler les IUT et les licences professionnelles.
Concernant la vie étudiante, il annonce un plan ambitieux de construction de logements et des campus dignes de ce nom avec bibliothèques ouvertes les soirs et week-ends. L'attribution des bourses sera réformée "pour prendre davantage en compte l'assiduité et le mérite". Des prêts à taux zéro garantis par l'Etat seront proposés et remboursables après l'entrée dans la vie active.
Enfin, Sarkozy annonce pour la recherche un "effort historique", proposant d'augmenter d'un quart son financement, soit 4 milliards d'euros en plus. Il critique le fait que jusqu'ici les moyens aient été attribués à des "structures qui mettent des années à évoluer, au lieu de les verser à des projets". Il faut "donner aux jeunes chercheurs les moyens de travailler" et de "les rémunérer à la mesure de leurs compétences", promet-il encore. "
J'ajoute ce texte paru dans 20 minutes, qui a beaucoup circulé par mail ces derniers jours (ici, par PMA et la Maison des écrivains) :
Dans le journal gratuit "20 minutes" du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy. Entre autres sujets, il y parle de l'université :
" Q. - Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?
R. - Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l'Etat n'est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L'Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.
Q. - Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?
R. - Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d'argent pour créer des filières dans l'informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite professionnelle des jeunes. "
http://www.20minutes.fr/article/151848/20070416-France-Le-Pen-ne-m-interesse-pas-son-electorat-si.php
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CJ
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Libellés : université
02 mai 2007
POSITION DE "SAUVONS LA RECHERCHE"
Vote du 6 mai : vous hésitez encore ?
Par Alain Trautmann, le 27 avril 2007
Tous les candidats à la présidentielle ont déclaré que la recherche était pour eux une question fondamentale. Ce sont des déclarations. Mais qu’en est-il des faits ?
Le mouvement des chercheurs déclenché en 2004 avait abouti à un ensemble de propositions, formulées dans les Etats Généraux de la recherche. Il y avait là matière à améliorer considérablement l’efficacité du système de recherche en France. Or, la loi sur la recherche votée début 2006 tourne le dos à ces propositions, malgré le fait qu’elles aient été soutenues par un grand nombre de parlementaires allant du Parti communiste à l’UDF en passant par les Verts et le PS. Nicolas Sarkozy était alors membre éminent du gouvernement ET président de l’UMP.
Il a voulu cette loi qui a écarté des mesures très importantes en faveur des jeunes, qui a décidé de dégrèvements fiscaux très coûteux, sans aucune évaluation de leur efficacité. Il a mis en place une agence contrôlée par le ministère de la recherche, l’ANR, qui aura bientôt la quasi-exclusivité du financement, donc de l’orientation des recherches des laboratoires. Il ne supporte pas que les chercheurs aient trop d’indépendance d’organisation et de pensée. Une structure comme le CNRS y était favorable. Il a décidé de le casser. La suppression du CNRS actuel (qui gardera son nom mais en étant vidé de sa substance) est annoncée dans le programme de Nicolas Sarkozy. L’expérience récente que les chercheurs ont de Nicolas Sarkozy est qu’il refuse de prendre en compte leurs propositions. Ce qui importe ce ne sont pas ses discours mais les décisions qu’il a prises. Elles montrent sans ambiguité sa conviction que la recherche du profit maximum et à court terme est ce qui doit guider l’ensemble des activités humaines. S’il est élu, ce sera catastrophique pour l’avenir de notre recherche, et au premier chef pour les jeunes qui veulent s’y engager.
L’équipe responsable de la recherche, autour de Ségolène Royal, est celle qui s’est bien battue lors de la discussion de la loi sur la recherche, reprenant largement les propositions de "Sauvons la Recherche". Il n’y aucun doute que pour la recherche, les intentions affichées de Ségolène Royal ont beaucoup plus de chances d’améliorer le système. Pour autant, il n’y a pas lieu d’être d’un optimisme béat, si l’on se souvient que lorsque le PS était au pouvoir, de très mauvais choix avaient été faits.
Je ne vois pas en Ségolène Royal le sauveur de la nation car je ne crois pas aux hommes ou aux femmes providentiels. En revanche, je crois aux talents multiples des habitants de ce pays, je crois que les problèmes que rencontre la France pourront être améliorés si ces talents peuvent s’exprimer. Il faut pour cela que les propositions qu’ils peuvent faire soient entendues, il faut donc que la démocratie fonctionne réellement, au quotidien, au lieu que le pouvoir soit accaparé par une poignée de gens. Si Ségolène Royal est élue, j’espère qu’elle et son équipe sauront être à l’écoute de ces propositions, et si elle les entend mal, nous saurons le lui rappeler. Si Nicolas Sarkozy est élu, nous savons que nous ne serons pas entendus, les chercheurs –entre autres- en ont fait récemment la douloureuse et brutale expérience.
Dans ces conditions, pour le vote du 6 mai, le choix est clair.
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mb
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30 avril 2007
crise de l'enseignement superieur en Hongrie
S.O.S
L’enseignement supérieur en Hongrie est en crise : le gouvernement propose d’élever les frais d’inscription des étudiants (pour qui c’est déjà suffisemment difficile de financier leurs études), de supprimer le statut de fonctionnaire des professeurs, de diminuer radicalement le nombre des étudiants, de fermer de nombreuses universités et écoles supérieures... Bien que le réseau des établissements supérieurs en Hongrie soit vraiment démesuré par rapport aux dimensions du pays, ce n’est pas une vraie solution à la crise que propose le gouvernement.
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kati
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27 avril 2007
Propriété intellectuelle
Je reçois ceci par circulaire du Service de la recherche de mon université :
Cher Monsieur, Chère Madame,
Les enseignants sont de plus en plus souvent confrontés au problème d’étudiants qui rendent des travaux contenant de grandes quantités de « copiés-collés » en provenance d’Internet ou d’autres étudiants.
Ephorus permet de dépister automatiquement et très rapidement toute forme de plagiat. Chaque enseignant reçoit un compte-rendu individuel des « copiés-collés » effectués par ses étudiants, sans que ceci ne requière aucun effort supplémentaire.
Tous vos enseignants peuvent dès aujourd’hui essayer gratuitement Ephorus jusque fin juin 2007. Par le biais du présent formulaire, nous veillons à ce qu’ils puissent directement y accéder.
Si vous souhaitez utiliser une démo individuelle, vous pouvez vous inscrire par le biais de ce formulaire. Si vous ne désirez plus recevoir d’informations concernant Ephorus, veuillez nous en aviser par courriel (Unsubscribe).
Leader de marché en Europe, Ephorus peut être intégré dans chaque environnement pédagogique électronique.
Pour plus d’informations, surfez sur www.ephorus.fr
Je vous prie de bien vouloir agréer mes sentiments, les plus distinguées,
Steven De Weirdt
Ephorus France
www.ephorus.fr
steven.de.weirdt@ephorus.fr
Tél.: +33 (0)17 663 7396
Ephorus Belgique
www.ephorus.be
info@ephorus.be
Tél.: +32 (0)2 747 0943
BP 1592100 Deurne
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